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Retour sur la carrière de Radoslav Nesterovic : Rasho, ce pionnier slovène qui a ouvert la voie

Radoslav Nesterovic

La Slovénie du basket existait bien avant Goran Dragic ou Luka Doncic.

Source image : Eurohoops

Aujourd’hui nous fêtons un pionner, nous fêtons un ambassadeur du basket-ball dans son pays, nous fêtons un homme dont le surnom a pris presque plus d’importance que son prénom, nous fêtons un champion NBA, nous fêtons Rasho, nous fêtons Radoslav Nesterovic… Ne soyez pas déçus, il y a plein de choses à raconter.

Beaucoup de joueurs qui passent par la Grande Ligue la marquent d’une manière ou d’une autre. Radoslav Nesterovic, plus communément nommé Rasho, est un pionnier du basket-ball dans son pays. S’il est d’origine serbe, il est bel et bien un joueur slovène qui est né et a grandi dans la magnifique capitale basketballistique de Ljubljana. Ce petit pays de seulement deux millions d’habitants est un trésor du basket-ball mondial, une anomalie. Or Rasho y a un rôle important puisqu’un an après Marko Milic, jadis escaladeur de bagnole, il est devenu le deuxième slovène à évoluer en NBA après avoir longtemps évolué sur le vieux continent. Il était d’ailleurs, avant que Goran Dragic ne le dépasse récemment, le joueur slovène ayant joué le plus de matchs dans cette même Ligue. En somme, même s’il ne détient aucun vrai record, son influence sur le développement de ce sport dans son pays ne peut être surestimée. Et si aujourd’hui nous avons un jeune joueur slovène qui ne se débrouille pas trop trop mal au panier-ballon, quelque part c’est un peu grâce à Nesterovic.

Mais recentrons-nous sur sa carrière à lui, sur son héritage. Contrairement à des intérieurs européens comme les Sabonis, Nikola Jokic ou Vlade Divac, ses mains et son sens du jeu n’étaient pas vraiment ses qualités premières. Radoslav lui, on pourrait plutôt le catégoriser comme un pivot bûcheron car son job à lui, c’était d’envoyer du bois dans la raquette. 2 mètres 13 pour 112 kilos destinés à se sacrifier pour son équipe et à apporter dans les petites choses du jeu. Que ce soit chez les Wolves, les Spurs, les Raptors ou bien plus brièvement les Pacers, Rasho n’a pas marqué par son efficacité en attaque. Alors qu’il ne prenait aucun tir de loin, il peinait à être au-dessus de la barre des 50% au tir et au-dessus de celle des 60% aux lancers-francs. Mais ça ne l’empêchait pas, dans un temps de jeu parfois assez réduit, de tourner très souvent à plus de 8 points et 6 rebonds avec une belle efficacité en défense, la roublardise surtout. Il apportait donc sa contribution et souvent dans des équipes qui gagnent. Les Wolves de Kevin Garnett du début de la décennie 2000, la dynastie de San Antonio, et son passage au Canada correspondant aux deux saisons où l’équipe menée par Chris Bosh va en Playoffs. Il aimait donc partager la peinture avec des intérieurs dominants et les décharger des tâches « ingrates », et tous ses sacrifices pour ses équipes ont porté leurs fruits puisqu’il est devenu en 2005 champion NBA. Titre qu’il a d’ailleurs remporté en compagnie de l’un de ses compatriotes, Beno Udrih, qui disputait à ce moment-là sa première saison dans la Ligue.

Au moment où nous écrivons ces lignes, Radoslav Nesterovic fête son 44ème anniversaire et ce rapide retour sur sa carrière était notre petit cadeau du jour. Il nous a permis de rappeler que si nul n’est prophète en son pays, Rasho en est quand-même, au moins, un sacré bon ambassadeur.

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