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« Anything is possible » by Kevin Garnett : le Big Ticket a beaucoup hurlé dans sa vie, mais ce cri-là résonne encore

A 44 ans, Kevin Garnett se prépare à rejoindre le Hall of Fame au sein d’une cuvée historique qui sera tristement marquée par l’introduction à titre posthume de Kobe Bryant. Mine de rien, la cérémonie se rapproche et on a hâte d’écouter le discours qu’il nous a préparé en espérant quelques petites piques de la part du meilleur joueur de l’histoire des Wolves qui a aussi laissé une marque indélébile à Boston. Mais parfois, les meilleurs speechs sont les moins scriptés, comme ce cri devenu mythique après le Game 6 des Finales 2008.

Né à Greenville, ça ne s’invente pas, KG est récupéré à la sortie du lycée par Minnesota en cinquième position de la Draft 1995. La franchise est toute jeune et cherche encore une identité, un visage pour éclairer Minneapolis. Avec l’intérieur, les Timberwolves décrochent le gros lot, ou plutôt le Big Ticket. Douze saisons, titulaire indiscutable, gros défenseur, 20 points 11 rebonds à 50% au tir, KG fait du sale avec sa meute et amène la franchise huit fois (!) en Playoffs. Mais chaque année, Minny se fait déguster à la même sauce avec sept éliminations consécutives au premier tour. Il faut en avoir du courage pour rester. En même temps, il faut dire que le deuxième meilleur joueur de l’équipe s’appelle Wally Szczerbiak. Oui, pas simple. Mais en 2003, les Wolves dévorent tout le monde. En finissant premiers à l’Ouest, les Loups rêvent de titre. Dommage, cette année-là les Lakers de Karl Malone et Gary Payton terminent les Wolves et iront se faire sweeper à Detroit. Si près si loin pour Kéké, qui rempile dans les twin cities pour trois saisons. Mais avec une équipe bancale, dans un petit marché, au milieu des géants de l’Ouest, KG file à Boston à l’été 2007. Avec l’arrivée du sniper Ray Allen, Paul Pierce et Rajon Rondo accueillent leurs deux coéquipiers avec une seule mission : conquérir le titre. Le quatuor marche sur l’eau pendant la régulière, les Playoffs, et bat les Lakers de Kobe Bryant en six matchs. Explosion dans le Massachusetts, avec un Garnett en transe qui lâche l’iconique « Anything is possible ! » devant toutes les caméras braquées sur lui au centre du terrain. Pour le podcast Ledlow & Parker, le retraité s’est livré sur ce moment gravé dans sa mémoire :

« Le titre, c’est le summum. C’était le sommet du sommet de ma montagne. C’était l’objectif ultime de tout ce pour quoi je travaillais dur. Lorsque vous gagnez un titre, c’est le point culminant de toute une carrière. Cela fait repenser à tous ces moments où vous avez travaillé sur un move et toutes ces heures de boulot. Parfois vous vous questionnez sans savoir si cela va se terminer comme vous le souhaiteriez. Mais lorsque vous gagnez, votre ADN reprend le dessus. ‘Anything is possible a été pour moi un moment naturel. Ça m’est venu tout seul. Honnêtement, si je devais un jour accomplir quelque chose à ce niveau, je resterais naturel. Je ne peux même pas vous le décrire, je n’ai rien préparé, c’est sorti du cœur. »

Comment ne pas souvenir de ce cri sorti tout droit des plus profondes entrailles du Big Ticket ? Oui, tout est possible. Le galérien de Minnesota a buté pendant quatorze saisons sur plus fort que lui en Playoffs mais cette fois, le titre est pour lui. Si Paul Pierce est élu MVP des Finales, Kevin Garnett a quand même lâché un 18 points – 13 rebonds de moyenne dans la série face au rival californien. On a connu pire. Au-delà de la performance du Kid, ce cri est le symbole parfait pour tous les joueurs qui connaissent des difficultés à passer des tours de Playoffs, ou à glaner des bagouzes. Après 2008, KG reste cinq saisons chez les Celtics en ne parvenant pas à stopper les Lakers d’être champions en 2010, puis, en laissant le trône de l’Est au Heat. Les stats sont en baisse, la trentaine est bien passée, mais les Nets décident de parier sur Garnett pour deux saisons entre 2013 et 2015. Playoffs atteints, mais défaite prématurée. Le garçon a 38 ans et terminera finalement sa carrière dans son fief, à Minneapolis.

Kevin Garnett n’a gagné qu’un titre certes, mais cette bague vaut tout l’or du monde et de sa carrière. Comme quoi, tout est possible dans une vie. C’était en tout cas le sentiment de KG ce 17 juin 2008. Le message est bien passé.

Source texte : Ledlow & Parker Podcast

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