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Il nous a manqué cette saison – Victor Oladipo : un an d’attente pour le voir jouer… douze matchs, ça valait vachement le coup

Victor Oladipo 26 avril 2020

MIP en 2017-18, Victor Oladipo a depuis traversé un océan de galère, et l’arrivée du COVID-19 dans nos vies en fut la dernière vague.

Source image : YouTube

On ne va pas se mentir, la saison 2017-18 de Victor Oladipo avait fait naître en nous quelque chose non pas de Tennessee mais plutôt d’Indiana. Un exercice exceptionnel ponctué par un trophée de MIP et surtout un mano a mano sensationnel avec LeBron James au premier tour des Playoffs. De quoi placer en une fraction de seconde Toto parmi les joueurs frissons de NBA, parmi les superstars de NBA même, et de quoi imaginer des Pacers en possibles troubles-fêtes dès la saison suivante…

23,1 points, 5,2 rebonds et 4 passes de moyenne, une place de meilleur intercepteur de la Ligue avec 2,4 steals par match, un premier All-Star Game évidemment, un trophée de MIP mérité et donc cette série phénoménale face aux Cavs. 32/4/4/4 au Game 1, 28/13/10/4 au Game 6 ou 30/12/6/3 pour le firework, mais un abattage malheureusement trop juste face à la bête de l’Ohio qui dans le même temps se fendaient de petits 46/12/5, 44/10/8 ou 45/8/7/4 des familles. Les Pacers étaient trop petits face au géant LeBron, mais clairement notre Toto national avait au moins gagné l’estime de tous à défaut d’avoir gagné une série de Playoffs, ce qu’il n’a toujours pas réussi à faire à 28 ans. Logique donc que suite à ça les Pacers jumpent de la place de « l’équipe dont tout le monde se fout » à celle « que tout le monde attend », et la saison 2018-19 se devait donc d’être une merveilleuse confirmation du talent du Oladipo nouveau.

Mais malheureusement l’état de grâce sera court. Assez discret en début de saison à la tête d’une équipe d’Indiana qui gagne plus de matchs qu’elle n’en perd mais qui peine à sortir de son rôle d’équipes Europa League, Totor confirme qu’il est le patron de son équipe mais l’explosion n’est pas là. Pire, à la mi-novembre, l’arrière des Pacers semble trouver son rythme, est élu joueur de la semaine à l’Est, mais très vite il sent son genou grincer. Première absence de quasiment un mois durant laquelle Indy garde le cap, et retour de Dipo peu avant Noël, c’est quand même un joli cadeau. Sauf que les deux mois suivants seront bien pauvres en performances majeures, sauf que le MIP en titre en bave clairement pour retrouver le niveau qu’on lui connait, et le 24 janvier c’est le drame lors d’un match à la meze face aux Raptors. Réception de merde, genou qui tourne, rupture du tendon quadricipital et très vite la sentence tombe : on ne reverra pas Victor avant… un an. Wow.

Un an passé à donner de la force aux siens en multipliant les nouvelles de lui via les réseaux, un an à apprécier des Pacers toujours limités mais toujours vaillants et placés, et donc le retour le 30 janvier dernier face aux Bulls, avec un… dagger de neuf mètres histoire de se rappeler au bon souvenir de la Bankers Fieldhouse Arena. Malheureusement ce remember the old good dayz sera suivi de cinq défaites en autant de matchs et autant de perfs très discrètes de notre revenant sûr, et malgré une légère montée en puissance sur la toute fin de saison le retour de Popo aura généré plus de hype avant qu’après.

Voilà où l’on en est. Un an à attendre, puis une douzaine de matchs moyens, puis un énorme moustique qui pique la Terre entière et nous prive pour l’instant de fin de saison. Y’a des trajectoires ascendantes, d’autres beaucoup moins, puis il y a celle de Victor Oladipo. Pour l’instant on la classe dans la catégorie « bizarre », mais on est sûr que ça mérite mieux. Alors on se revoit à la fin de… l’été probablement, et d’ici-là, bah restez chez vous hein.

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