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Les meilleurs meneurs de la saison NBA 2019-20 – Numéro 2 : Russell Westbrook progresse encore et c’est méga-flippant

Russell Westbrook 12 février 2020

Fini le stat-padding, place à du vrai leadership.

Source image : NBA League Pass

La rédaction de TrashTalk a parlé, et à l’issue d’une lutte sans merci avec son best-friend Damian Lillard, c’est finalement Russell Westbrook qui s’en tire avec la deuxième place de notre Top 6 et un ticket pour le prochain tour préliminaire de la Ligue des Champions. L’occasion de revenir sur une saison lors de laquelle le Brodie a su se reconstruire avec succès, nouvelle preuve s’il en est de son immense talent.

Le coup d’œil dans le rétro

Lorsque Russell Westbrook est tradé aux Rockets l’été dernier, c’est l’Oklahoma tout entier qui pelure son héros. On parle tout simplement du joueur le plus important de l’histoire de la franchise, dont le tiroir des éliminations en Playoffs déborde au moins autant que celui de ses perfs historiques. Un début de carrière passé à réparer en force les ampoules de toutes les salles NBA, puis les années de brouhaha pour savoir qui de lui ou Kevin Durant était le mâle alpha en ville… avant que tout le monde ne trouve sa propre réponse à cette question. KD parti chez la concurrence, Russell Westbrook aura ensuite tout le loisir d’écrire une sacrée partie de l’histoire du Thunder en envoyant… not one, not two but three saisons en triple-double de moyenne, merci de relire cette phrase lentement une fois assis. Pas ça qui fera gagner OKC plus qu’avant mais son shoot en 2016 face aux Nuggets et une dizaine d’autres souvenirs prennent aujourd’hui une belle place dans le musée de la franchise, et c’est donc en cette qualité de demi-dieu du Tonnerre que RW se barrait il y a neuf mois dans le Texas pour entamer la deuxième partie de sa carrière.

Sa saison 2019-20

Et le démarrage aura été… un démarrage. Pas de starter sur la Lambo mais pas loin, Russell Westbrook et James Harden se regardent comme des merlans frits et nous, on voit ça d’un œil amusé. Pas facile de faire du bon son avec deux chefs d’orchestre si différents, et si les qualités de chacun projettent à Houston l’idée d’un vrai casse-tête chinois (n’est-ce pas Daryl) pour les adversaires des Rockets, la mayonnaise a juste du mal à prendre en ce début de saison. Mais ça c’était avant. Avant que le Brodie réfléchisse, oui cette phrase fonctionne, avant qu’il ne réfléchisse et se dise qu’il était peut-être venu le temps des cathédrales de se reconstruire en tant que joueur. Plus besoin de jouer les snipers car les Rockets sont grandement capables de prendre 50 tirs du parking par match sans que RW n’en prenne un seul, fini donc le temps des olives à 3-points et focus sur un combo mid-range shots / drives dans le trafic des plus soyeux. Russell sait qu’il en chie de loin alors il va faire de la zone intermédiaire son paillasson officiel, enchainant les cartons à partir de Noël comme Luke Ridnour les remplit un soir de trade deadline. Des cartons qui s’enchainent et un constat qui gronde même de plus en plus dans le Texas… : et si Russell Westbrook était le vrai patron de cette équipe ? Genre plus que son collègue là ? Celui qui tourne à plus de 35 points par match depuis deux ans ? Le genre de question qui prouve en tout cas à quel point Russell Westbrook a été capable dès sa première saison de devenir le joueur que la NBA lui imposait de deve,ir, et ça les cocos, bah c’est pas donné à tout le monde.

Ses stats

27,5 points à 47,4% au tir dont 25,4% du parking et 77,7% aux lancers, 8 rebonds, 7 passes et 1,7 steal en 35,9 minutes

Ses plus gros cartons

  • 10 décembre vs Kings : 34 points à 13/17 au tir dont 2/4 du parking et 6/7 aux lancers, 3 rebonds, 8 passes et 2 steals
  • 20 décembre @ Clippers : 40 points à 13/31 au tir dont 2/6 du parking et 12/13 aux lancers, 10 rebonds, 5 passes et 1 steal
  • 19 janvier vs Lakers : 35 points à 15/23 au tir et 5/9 aux lancers, 9 rebonds, 7 passes et 3 steals
  • 20 janvier vs Thunder : 32 points à 16/24 au tir, 11 rebonds, 12 passes et 2 steals
  • 23 janvier vs Nuggets : 28 points à 11/25 au tir et 6/7 aux lancers, 16 rebonds, 8 passes et 4 steals
  • 30 janvier @ Blazers : 39 points à 9/22 au tir dont 3/9 du parking et 18/20 aux lancers, 10 rebonds, 6 passes, 1 contre et 2 steals
  • 7 février @ Lakers : 41 points à 17/28 au tir dont 1/2 du parking et 6/8 aux lancers, 8 rebonds, 5 passes et 1 steal
  • 10 février vs Jazz : 39 points à 18/33 au tir dont 1/2 du parking et 2/4 aux lancers, 6 rebonds, 4 passes, 1 contre et 1 steal
  • 12 février vs Celtics : 36 points à 13/23 au tir et 10/13 aux lancers, 10 rebonds, 5 passes et 2 steals
  • 27 février vs Grizzlies : 33 points à 15/24 au tir dont 1/2 du parking et 2/3 aux lancers, 9 rebonds, 8 passes et 4 steals
  • 1er mars @ Celtics : 41 points à 16/27 au tir dont 1/2 du parking et 8/12 aux lancers, 8 rebonds, 5 passes et 3 steals

La suite

A 32 ans, Russell Westbrook semble avoir atteint l’âge de raison, et vu le tempérament bouillonnant du garçon… franchement ce n’était pas gagné. Dans le premier tiers du plus gros contrat de sa carrière, le Brodie a déjà prouvé qu’il pouvait être d’une vraie utilité dans la quête d’un titre et il faudra désormais songer à l’entourer au mieux, peut-être même autrement qu’avec James Harden et une bande de desperado shooteurs. L’arrêt de la saison a malheureusement pour incidence, entre autres, de nous priver de pas mal d eréponses à nos questions concernant ces Rockets si spéciaux, mais une chose apparait en tout cas claire comme de l’eau de roche en ce 24 avril 2020 : Russell Westbrook est à la fois un joueur phénoménal et un mec qui réfléchit, et croyez-nous ça n’a pas toujours été évident.

Le Top 6 de la rédac

  1. Russell Westbrook
  2. Damian Lillard
  3. Kyle Lowry
  4. Chris Paul
  5. Trae Young
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