Warriors

Bob Myers souligne la difficulté de faire durer une dynastie : bon courage pour faire mieux que Jerry Krause

Sans blague ?

source image : NBA League Passe

Parmi les hommes clés de la dynastie des Warriors, on retrouve Bob Myers. Le double dirigeant de l’année le sait très bien, faire une équipe qui gagne c’est déjà pas évident. Mais la maintenir au top, c’est encore plus délicat.

Toute les bonnes choses ont une fin. Le sport n’étant pas l’exemption qui confirme la règle, tout s’arrête tôt ou tard. C’est le cas pour les séries de victoires, c’est aussi le cas pour une domination individuelle ou même collective. Mise à part les Celtics dans les sixties, la dynastie la plus rentable en bagues est celle des Bulls de Michael Jordan. Ça tombe bien puisque le documentaire « The Last Dance », dont les deux premiers épisodes sont déjà disponibles, revient justement sur la fin de cette fameuse épopée. Une ère de pure domination avec six titres en six Finales pour Jojo et ses taureaux entre 1991 et 1998. La série est surtout une rétrospective qui nous plonge en 1997-98, au coeur de ce dernier titre du deuxième Threepeat qui a sonné la cloche de fin pour la franchise. Ce qui nous permet de mettre en relation cet événement avec tant d’autres. Aujourd’hui, c’est Bob Myers qui est appelé à la barre et qui nous parle du docu. Architecte de la dynastie des Warriors, il a vu des coulisses l’équipe qu’il a mis sur pied dominer, battre des records et remporter des bagues. Il sait donc à quel point il est difficile de maintenir une telle constance sur la durée. Interrogé dans 95.7 The Game, le cerveau de Golden State a expliqué pourquoi.

« En voyant ça [les premiers épisodes de « The Last Dance »], cela vous rappelle à quel point il est difficile de maintenir un groupe sur la durée. C’est ce que j’en retiens. C’est difficile à comprendre. Même Michael Jordan lui-même a dit ‘Nous gagnons. Essayons de continuer à le faire.’ Mais tu te rends compte qu’au milieu de tout ce succès, cette immense notoriété, toute l’attention des médias, tout l’argent et toute la célébrité en jeu… C’est très difficile à gérer. »

Deux fois Executive of the Year, Myers sait de quoi il parle. Il explique aussi que dans cette période ou le « moi, je » règne, certains joueurs doivent se sacrifier et faire passer le collectif avant leur propre personne. Sans cela, il devient très difficile de gagner et faire perdurer cette domination devient presque impossible.

« C’est pourquoi les groupes se séparent. Pourquoi cette équipe s’est-elle séparée ? Parce que c’est les dynamiques ne sont pas forcément les mêmes. Pour que tout reste aligné, il faut du travail… Vous devez vous sacrifier. Quand vous essayez de gagner, vous ne pouvez pas tout faire selon vos propres conditions. Mais en retour vous gagnez… C’est assez fascinant à regarder comme le cas de Pippen et d’autres sujets de discorde. »

On vous entend les rageux qui refusent d’utiliser le mot de dynastie pour désigner le Warriors de la deuxième moitié de la décennie précédente. Trois bagues en cinq ans c’est pas assez. Avec quatre All-Stars c’est facile. À la différence des Bulls, les hommes de la Baie n’ont pas réussi à la terminer sur une bonne note. Et comme une erreur fait plus jacasser que mille exploits, beaucoup ont cassé du sucre sur le dos des hommes de Kerr depuis ces fameuses Finales perdues. Une sorte de vengeance personnelle pour ceux qui n’en pouvaient plus de les voir au sommet, fatigués de se prendre des roustes et finir par se faire assassiner par un visage d’enfant. À l’instar des Bulls, Golden State a dû faire des choix pour se maintenir au top. Si la Draft a été le berceau principal de leur grande réussite, avec forcément Draymond Green et les Splash Bros, la Free Agency de Kevin Durant restera comme l’un des plus grands coups de pute maître de l’histoire. Tant qu’on parle des joueurs arrivés libres, on peut évoquer Shaun Livingston en 2014, Zaza Pachulia ou encore JaVale McGee. Des bons petits coups qui sont venus apporter leur expérience à ce jeune groupe. Iggy, lui, est arrivé dans le cadre d’un trade, ce qui est aussi le cas d’Andrew Bogut, échangé contre Monta Ellis en 2012. Puis continuons sur le bon chemin des comparaisons. Alors que la série « The Last Dance » a montré un Pippen bien sous payé par rapport à son rendement, comment ne pas parler de Steph Curry. Double MVP à 11,3 millions de dollars par an, le garçon n’était que le cinquième salaire de son équipe. Plutôt rentable. 

Pour bien réussir votre dynastie, il suffit de 100 grammes de All-Stars, un peu de joueurs défensifs, quelques coups de poker bien mûrs et un zeste de chance. Vous enfournez ça 5 ou 6 ans, et c’est prêt. Il est même possible que ça reparte plus tôt qu’on ne le croit avec un peu de chance et un bon choix de Draft par exemple.

Source texte : NBC Sports

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