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JJ Redick pense que Ben Simmons et Joel Embiid peuvent assurément jouer ensemble : plus ou moins que Valbuena avec Benzema ?

Ben Simmons Joel Embiid Sixers

Celui qui perd le chifumi part de Philadelphie.

Source image : YouTube

Ben Simmons et Joel Embiid évoluent ensemble depuis leurs débuts en NBA. Mais jamais leur complémentarité n’avait autant été remise en question que lors de cette saison compliquée pour les Sixers. JJ Redick, l’ancien arrière de Philadelphie, apporte de son côté des éléments de réponse.

Un grand meneur dénué de shoot et un intérieur dominant dans la peinture, ce n’est pas forcément le combo que l’on imagine le plus complémentaire dans la NBA actuelle. Et pourtant, c’est globalement de cette façon que jouent Ben et Joel – les deux leaders des Sixers – depuis leur entrée dans la Grande Ligue. Ensemble, les deux jeunes hommes ne sont pas passés loin d’une finale de conférence la saison dernière, avec Jimmy Butler, Tobias Harris et JJ Redick à leurs côtés. Mais cette association a-t-elle un plafond de verre ? Peut-elle mener la ville de l’amour fraternel jusqu’en Finales NBA ? Voici le genre de questions qui ont été posées avec insistance par les observateurs parlant des Sixers cette année. Redick justement, l’ancien coéquipier de Simmons et Embiid, a apporté récemment son avis sur la question à Derek Bodner et Rich Hofmann de The Athletic :

« Je pense qu’ils peuvent assurément jouer ensemble. Ils sont tous les deux incroyablement intelligents, et je mise toujours sur les gars qui sont assez intelligents pour trouver des solutions. Et ils vont le faire. Les chiffres appuient mes propos, quand ils sont sur le parquet tous les deux, ils sont très bons. En 2018, c’était très bon, 2019 aussi, 2020 c’est toujours bon mais pas autant. Je ne pense pas qu’ils changent, alors ce sont peut-être les gens autour qui changent. Pour moi, on en revient au fit et aux bonnes pièces autour. »

En optant pour le tall-ball cette année et avec un effectif une nouvelle fois bien différent autour du tandem Simmons – Embiid, les Sixers ont montré de sérieuses limites sur les parquets. L’impression visuelle était nette et précise : cette équipe manque de spacing, tout le monde se marche dessus et personne n’y trouve son compte. Joel se gêne avec Ben dans la raquette parce qu’ils sont davantage pris en tenaille par la défense adverse, tout simplement car Al Horford et Josh Richardson ne sont pas JJ Redick et Jimmy Butler niveau menace extérieure. Depuis le départ de Jimmy, il manque aussi un relais à Ben Simmons pour la création, Shake Milton et Trey Burke c’est mignon deux secondes mais soyons sérieux. Cette disposition ne met donc pas en valeur les deux stars, il n’y a personne au bout des caviars de l’Australien, tandis que le Camerounais ne peut pas dominer facilement la raquette et s’éloigne de plus en plus du panier. De ce fait, l’alchimie des Sixers n’était pas très bonne cette saison, mais ces problèmes dépassent largement la complémentarité pas tip top de Simmons et Embiid. Échangez Al Horford, qui n’a jamais trouvé sa place dans ce dispositif, contre un poste 2 naturel capable de shooter et de bouger sans ballon, et vous devriez voir immédiatement le changement. Un tel échange permettrait de retrouver du spacing en replaçant Richardson sur le poste 3 et Harris sur le poste 4. Maintenant, bonne chance pour trouver le bon deal avec le gros contrat d’Horford.

Pour JJ Redick, le problème réside surtout dans le supporting cast du duo Simmons – Embiid, plutôt qu’au sein du duo lui-même. Et on est plutôt d’accord avec ça, car on a vu par le passé que les Sixers pouvaient faire mal quand l’équipe était plus équilibrée. Ils sont quand même passés à un shoot improbable d’une finale de conférence…

Source texte : The Athletic

1 Comment

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  1. ropib

    21 avril 2020 à 13 h 13 min at 13 h 13 min

    On pourra dire tout ce qu’on voudra, Benzema mettait en valeur Valbuena dans le jeu. Après le fit c’est un travail, y a pas d’équipe championne qui ait « subit » un fit qui se soit fait tout seul. J’aimerais que les Sixers aient une idée de comment ils vont gagner plutôt que simplement l’envie de gagner (c’est valable pour l’équipe de france, c’est valable pour le foot), parce que au final y a toujours une victoire et un vainqueur à une compétition, et celui-ci n’est jamais le spectateur même quand on manipule son auto-identification. Je sais que beaucoup d’équipes pensent que les supporters se rassemblent d’abord autour d’un sentiment d’appartenance… c’est un mauvais calcul, à tout niveau.

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