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L’Est vs l’Ouest, ça s’équilibre ? L’écart continue de fondre, on ne peut plus confondre la Eastern avec la G League

LeBron James giannis

Un symbole du rééquilibrage entre l’Est et l’Ouest.

Source image : NBA League Pass

Alors que la saison est arrêtée sans date officielle de reprise, ce break inattendu nous permet de réfléchir sur le sens de la vie mais aussi de nous pencher sur une question récurrente au sein de la NBA. La Conférence Ouest est-elle toujours plus relevée que sa jumelle de la côte Atlantique ? On se pose, et on en parle autour d’un petit café.

Comme chaque année, on s’engouffrait dans cette nouvelle saison avec un petit a priori sur l’équilibre des forces entre les deux Conférences. Il faut dire que depuis des années, l’Ouest a pris le dessus sur son homologue de l’Est grâce à un empilement de stars et des franchises au niveau globalement meilleur que de l’autre côté du pays. Le départ de LeBron James de son souffre-douleur préféré vers le Wild Wild West ne faisait que remettre une pièce dans la machine et on voyait même des blagues comparer la Conférence Est à la G League récemment. Le recrutement de l’été a été plutôt partagé mais le déménagement du meilleur joueur des Finales 2019 chez les Clippers semblait encore donner l’avantage à la Western même si Kevin Durant compensait en quittant les Warriors pour rejoindre l’infirmerie de Brooklyn. Justement, sa blessure pour l’intégralité de la saison n’aidait pas à parler de rééquilibrage, au contraire. Néanmoins, la nouvelle tendance lancée par la victoire surprise des Raptors lors des derniers Playoffs ne semble pas s’être arrêtée. A l’inverse, il parait même que l’écart entre les deux Conférences n’a jamais été aussi faible depuis longtemps, malgré le forfait de l’ami KD et la fuite de The Klaw qui n’aura fait qu’une seule année en orient avant de revenir à son premier amour.

Lorsqu’il s’agit de comparer les deux côtés de la Ligue, plusieurs indicateurs sont à prendre en compte. Le premier concerne le leader de la Ligue toute Conférence confondue. Et comme l’année dernière, à ce petit jeu-là ce sont encore les Bucks qui se débrouillent le mieux avec 81,5% de victoires contre 77,8% pour les Lakers. Une semaine avant la suspension de la NBA, les Daims étaient même partis pour viser une campagne all-time mais ils semblaient avoir décidé de ralentir la cadence pour ne pas se griller avant les Playoffs. Les quatre défaites à l’extérieur enregistrées lors de leurs cinq derniers matchs s’expliquent notamment par la mise au repos de plusieurs cadres de l’équipe. Il y a de quoi rager en sachant comment les choses ont tourné par la suite mais Milwaukee reste solide leader et conserve pour l’instant un potentiel avantage du terrain en Finales NBA en cas de reprise de la Ligue un peu plus tard dans la saison. Malheureusement pour eux, ça risque de ne pas servir à grand-chose si les Playoffs sont disputés dans un lieu neutre comme cela semble en prendre le chemin en ce moment…

Un autre indice statistique à scruter pour constater la différence de niveau entre les deux Conférences concerne le bilan du dernier membre du Top 8 pour comparer le bilan nécessaire pour être playoffable d’un côté et de l’autre du pays. Cette saison, la distance a fondu puisque le Magic (30-35) n’a que deux victoires de moins que les Grizzlies (32-33) contre sept wins d’écart il y a un an. Cela s’explique par les difficultés rencontrées par plusieurs gros de l’Ouest qui, à l’instar des Blazers, des Spurs et des Warriors, ne sont pas aux places auxquelles nous sommes habitués à les trouver. Les raisons sont diverses mais la réalité est là et on peut dire que le level est quasiment le même pour prétendre à la huitième place que ce soit à l’Est ou à l’Ouest. Un constat qui va dans le même sens que le nombre total de victoires par Conférence. L’an dernier, les équipes de la côte Pacifique avaient gagné 642 matchs contre 588 pour leurs alter-égo de l’autre côté de la frontière imaginaire soit un différentiel de 54 dubs contre seulement 31 à l’heure actuelle (501 à 470). Une preuve de plus du resserrement global entre Jean-Michel Orient et Jean-Michel Occident.

Pour finir, depuis que le All-Star Game a revu son format il n’est plus vraiment possible de comparer les stars de chaque Conférence mais les représentants de l’Est ont tout de même répondu présents en se partageant le MVP du Rising Stars Challenge, le Slam Dunk Contest et le Skills Challenge grâce à Miles Bridges, Derrick Jones Jr. et Bam Adebayo. Ça vaut ce que ça vaut, sachant également que Buddy Hield et Kawhi Leonard se sont partagés le Three Point Contest et le MVP du match des étoiles. Mais si on pousse la discussion aux trophées de fin de saison, la Team West aura du mal à venir chercher Giannis Antetokounmpo pour le trophée Maurice Podoloff malgré la campagne de LeBron alors que les coachs de l’Est ont déjà verrouillé le COY. Comme quoi, on ne peut plus considérer la Eastern comme une sous-ligue de développement pendant que la Western continue de tirer la caravane et ce n’était pas aussi clair quelques piges en arrière.

2020 semble donc rimer avec un rééquilibrage général entre les deux Conférences de la NBA. Les champions en titre sont à l’Est, la meilleure équipe et le meilleur joueur de la Ligue sont aussi basés du même côté des Etats-Unis depuis deux ans. De quoi modifier notre conception qui voulait que le basket est un sport qui se joue à cinq contre cinq et qu’il est toujours mieux joué à l’Ouest…

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