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Joe Tsai, le propriétaire des Nets : un nom qu’on va de plus en plus entendre du côté de Brooklyn

joe tsai

*hurlement dans la tête*

Source image : YouTube

Kevin Durant, Kyrie Irving, Caris LeVert, Spencer Dinwiddie, Sean Marks. Même Jarrett Allen ou DeAndre Jordan. Les noms les plus reconnus chez les Nets sont partagés par tout le monde. Mais celui qu’il va falloir doucement intégrer ? C’est Joe Tsai, le nouveau proprio de la franchise.

L’information est passée il y a quelques mois, sans faire trop de vagues. Du moins, pour le fan de NBA de base, ce n’était pas le genre de breaking news qui faisait la une des journaux et forçait des discussions de première importance le lendemain à la récréation. Après plusieurs années passées sous la poignée de Mikhail Prokhorov, les Nets étaient rachetés par Joe Tsai, boss de Alibaba, dont la fortune serait estimée à un très doux total de 10 milliards de dollars. Après avoir déjà obtenu 49% de la franchise pour 1 milliard de dollars un peu plus tôt, Tsai y ajoutait quelques ronds pour atteindre les 2,3 milliards et ainsi avoir 100% du bébé. Un changement discret donc, pour l’ensemble de la planète basket habituée à parler de joueurs et de stats, mais un sacré changement, d’un point de vue local. Pour Brooklyn, il s’agissait d’un gros virage, d’une nouvelle direction et donc d’une nouvelle ère. Un chapitre tout neuf qui démarrait très fort, puisque Durant et Irving signaient à Brooklyn quelques semaines avant le passage à ces 100%. On était donc dans l’attente, dans l’impatience, celle qui est liée à chaque franchise présentant un nouveau propriétaire. Qui est-il, comment agit-il, laisse-t-il assez de place à son staff, et comment agit-il publiquement ? Des questions qui ne semblent pas évidentes au premier abord, et pourtant c’est peu dire si elles nous marquent quand on y réfléchit un instant.

Regardez Steve Ballmer avec les Clippers. Regardez James Dolan avec les Knicks. Regardez Mark Cuban avec les Mavs. Qu’on le veuille ou non, en fonction de leur niveau de discrétion, les propriétaires sont des profils déterminants dans la direction d’une franchise et l’image véhiculée. On parle de l’ère Ballmer à Los Angeles, pas de Lob City. On se désole de l’ère Dolan à New York, pas de Phil Jackson. Le culot de Joe Lacob à Golden State, la détermination de Wes Edens à Milwaukee, le charisme de Micky Arison à Miami, chacun a droit à sa propre came, même l’infernal Robert Sarver à Phoenix. Et si on ne parle pas souvent d’eux en premier, on doit se rappeler que ce sont ces hommes qui, au final, par leur attitude, leurs décisions et leur niveau d’investissement, vont dessiner l’histoire de leur franchise. Qui est donc Joe Tsai ? Sur l’échelle du proprio, allant de Cuban-Ballmer à Holt-Miller (Spurs-Jazz), où se situe-t-il ? Les premiers signes sont, publiquement, prometteurs. Il y a une réelle présence au milieu des fans, mais il n’y a pas d’exubérance en désirant être devant toutes les caméras. Joe Tsai est un businessman qui sait quand parler et laisser parler, les premiers pas sont les bons, et tout semble sous contrôle. Il parle de patience sur le long-terme, ne met pas un mot au-dessus de l’autre, il y a une sérénité qui se dégage dès le premier contact. Sauf que ces premières apparitions ne suffisent pas, il y a aussi les premiers actes.

Et qu’on le veuille ou non, que cela soit pushé par des médias new-yorkais tendancieux ou non, Joe Tsai a été présent pour l’éviction surprenante de Kenny Atksinon en plein milieu de saison. Le dossier, encore une fois, a été traité maintes et maintes fois, avec un peu de commun-accord érigé publiquement, des sourcils froncés quant à la part de responsabilités des joueurs dans cette décision, et le changement soudain de trajectoire. Après des années passées à reconstruire les Nets en duo avec Sean Marks, Atkinson était remercié et on parlait évidemment de décision mutuelle pour ne pas en faire de caisses. Et oui, peut-être que ce fût vraiment le cas, en se faisant un gros bisou avant de partir. Sauf que les événements sont les suivants dans la chronologie, et il faudra forcément prendre Joe Tsai en compte : rachat des Nets, signature de gros agents libres, renvoi d’un coach. Est-ce que c’est Tsai lui-même qui a viré Atkinson ? Non, bien que certains veulent l’affirmer. Ce n’est pas tout blanc ou tout noir, sans mauvaise blague avec les couleurs des Nets. Mais est-ce que Tsai a été consulté et au centre d’une telle décision ? Quand tu possèdes ta franchise à 100%, c’est inévitable. On ne sait donc pas encore comment cette affaire va se transformer, avec le recrutement d’un nouvel entraîneur dans les mois à venir. Une chose est sûre, en tout cas actuellement, c’est que depuis l’arrivée de Tsai, bien des choses ont changé pour les Nets en quelques mois et peut-être est-ce là le début de nombreuses futures surprises… Ce sera à lui de nous montrer l’identité de Brooklyn prochainement.

Une franchise va aussi loin que son propriétaire souhaite aller. Joe Tsai à la tête des Nets, c’est jusqu’au titre et rien d’autre ? Niveau agents-libres c’est fort, niveau coaching ça mijote, hâte de voir la suite avec Brooklyn sous ses commandes.

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