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Quand Stephen Curry donnait un aperçu des choses à venir : 10 février 2010, son premier véritable carton en carrière

Arrivé en NBA en 2009, Stephen Curry fait partie de ces rares joueurs qui ont véritablement révolutionné le jeu. Il est devenu le meilleur shooteur de l’histoire et c’est l’ensemble de la NBA qui a été bouleversée. Avec ce genre de phénomène, c’est toujours intéressant de revenir en arrière pour voir quels étaient les signes annonciateurs de leur future domination. Pour Steph, la rencontre du 10 février 2010 face aux Clippers fut un sacré aperçu des choses à venir.

Bien avant les titres de champion, bien avant tous les records du parking, bien avant les titres de MVP, Stephen Curry était un rookie qui découvrait la Grande Ligue et qui essayait de s’y faire une vraie place. Sélectionné en septième position par les Dubs lors de la Draft 2009, le sniper formé à Davidson est assez rapidement monté en puissance durant sa première campagne NBA, mais sa performance face aux Clippers juste avant le All-Star Break 2010 a véritablement montré de quoi le gamin était capable au plus haut niveau. Parce que le 10 février 2010, à l’Oracle Arena, Baby Faced Killer a tout simplement sorti une masterpiece au milieu d’une période bien galère pour les Warriors. Avant de revenir sur sa perf, parlons justement de l’état dans lequel se trouvait l’équipe de Golden State cette saison-là. Le bilan des Dubs au moment de la rencontre ? 13 victoires seulement en 50 matchs joués, avec en plus une série de neuf défaites consécutives au compteur et une infirmerie bien remplie, dont le top scoreur de l’équipe Monta Ellis. Bref, on est encore très très loin de la dynastie qui marquera la deuxième partie des années 2010, avec cinq Finales NBA consécutives pour les Warriors et trois bannières remportées. Aux côtés de Steph, il y a plutôt des mecs comme Anthony Morrow, Anthony Tolliver ou encore le Frenchie Ronny Turiaf. Ça fait rêver n’est-ce pas ? Mais au moins, cela a donné les clés du camion à Curry et il a parfaitement saisi l’occasion pour enflammer l’Oracle.

Record en carrière aux points, record en carrière au nombre de passes décisives, record en carrière au nombre de tirs primés marqués, et premier triple-double en carrière. Tout ça pendant le même match. Ce 10 février 2010, Stephen Curry sort le grand jeu dans les différents aspects du game et c’est toute l’équipe de Golden State qui est sur un nuage. Steph plante 36 points en 46 minutes, à 11/22 au tir avec un superbe 7/11 du parking et 7/8 aux lancers francs. Il fait cramer les ficelles de loin comme il le fera si souvent durant la suite de sa carrière. Il ajoute à ça 13 caviars pour montrer qu’il est capable de faire jouer tout le monde, ainsi que 10 rebonds, dont le dernier dans les toutes dernières secondes pour valider son triple-double. Beau gosse, d’autant plus que le dernier match en trois dimensions réalisé par un rookie de Golden State datait de 1993. C’était Chris Webber, il était temps que quelqu’un dépoussière tout ça. Derrière les exploits de Curry, bien accompagné par Morrow et Tolliver, les Warriors mettront ce jour-là une grosse fessée aux Clippers composés du All-Star Chris Kaman (hein ?), de l’ancien héros local Baron Davis et d’Eric Gordon, avec une victoire 132-102. Cette perf de Stephen Curry restera peut-être comme la plus aboutie de sa première campagne chez les grands, une campagne bien bien solide où il terminera deuxième dans la course au Rookie de l’Année derrière un certain Tyreke Evans, quatrième rookie de l’histoire à finir une saison en 20-5-5 après Oscar Robertson, Michael Jordan et LeBron James.

Tout le monde connaît la suite. Après quelques années nécessaires pour franchir les échelons, mais aussi quelques soucis de blessure pour Steph, les Warriors de Curry ont pris le pouvoir sur la Grande Ligue à partir de la saison 2014-15, jusqu’à devenir l’une des meilleures équipes all-time.

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