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Damian Lillard a eu un spasme : 61 points face aux Warriors, record du MLK day, record personnel, record de franchise, ça en fait des records

Fantastique. Fantastique feu d’artifice pour cette soirée du MLK Day, qui aura donc attendu les toutes dernières minutes du tout dernier match pour nous offrir son plus beau moment. Messieurs les Blazers, messieurs les Warriors, messieurs Burks, Russell, Paschall, messieurs Whiteside et Simons, MONSIEUR LILLARD : merci pour tout.

Ceux qui l’ont vécu en direct s’en souviendront un moment. Quelques dizaines de minutes de pure folie pour ponctuer une nuit déjà riche en émotions, et un finish de rêve de Damian Lillard pour apposer sa patte dans les livres d’histoire de la NBA. Mais avant de parler de la fabuleuse performance du meneur des Blazers ? Rendons un hommage obligatoire à cette déglinguée équipe de despérados californiens, encore une fois à trois poils de cul de valider un authentique exploit. Oui, un exploit, car réussir à tenir dans ce genre de match avec une équipe aussi bancale en apparence relève d’un immense défi, chaque soir. Cette nuit les Warriors ont encore une fois joué avec leur cœur, sans Draymond Green ni Glenn Robinson III jugés trop forts, la débauche d’énergie transformant un niveau moyen… moyen en une équipe capable de tout le temps d’un soir. Comment ne pas s’agenouiller devant Eric Paschall, rookie mal dégrossi aux allures de Pumbaa mais terriblement efficace dans son rôle à la Draymond Green encore moins technique ? Comment ne pas rendre hommage à D’Angelo Russell (le Timon de Paschall), dont le nom revient chaque minute dans les rumeurs de transfert mais qui continue à faire le taf sérieusement alors qu’il mériterait sans doute mieux que cet intérim imprévu d’un an ? Comment ne pas rendre hommage également à Willie Caluey-Stein ou Marquese Chriss, jamais les premiers pour étudier mais jamais les derniers non plus pour se battre sur un terrain, comment ne pas rendre hommage à ces Damion Lee ou Jordan Poole, parce qu’on fait aussi ce qu’on peut et quand on peut, et comment, enfin, ne peut-on pas rendre hommage à Alec Burks, élégance incarnée sur un parquet et des airs de mini-KD quand il s’y met ? Non, très franchement, les Warriors sont peut-être la pire équipe de la LiGue cette année, il n’empêche que les mecs ne lâchent rien et qu’ils auraient d’ailleurs mérité de gagner ce soir, encore une fois…

Qu’ils auraient mérité de gagner et qu’ils auraient gagné si un certain Damian Lillard n’avait pas décidé de prendre le plus gros coup de chaud de sa carrière, rien que ça. Car c’est bien de ça dont on parle, et on va d’ailleurs passer à l’habituel listing des records battus cette nuit et autres joyeusetés du genre, attention les yeux parce qu’il y en a quelques unes.

  • Record personnel
  • Record de franchise
  • Record du MLK Day
  • Premier joueur de l’histoire à combiner 60 points et plus de dix tirs à 3-points
  • Cinquième joueur de l’histoire à combiner plusieurs matchs à dix 3-points et plus (Curry, Harden, Klay et Gérard)

Une boucherie. Et plus encore que ces incroyables chiffres, c’est le scénario qui rend fou. Des Warriors qui ne lâchent rien, un Alec Burks qui ferait presque oublier les absents mais un Lillard qui tient à lui seul ou presque les Blazers dans le match, enchainant les paniers comme toi tu enchaines les fourchettes de pâtes. Hassan Whiteside monstrueux dessous, les jeunes Trent Jr. et Simons diablement couillus aussi, et un match qui mettra donc cinq minutes de plus pour décider de son vainqueur. La fougue de Willie Cauley-Stein aura même le don de nous faire croire à une magnifique issue pour les Dubs mais c’est évidemment Damian Lillard qui aura le dernier mot, validant sur la ligne sa flopée de records du jour et prouvant une fois de plus qu’il avait l’étoffe d’un vrai leader, refusant de voir une nouvelle fois son équipe sombrer contre une autre censée être bien moins bonne. Une bouteille de plus lancée à la mer, un deuxième sixty points game cette saison, qui aura peut-être pour effet de réveiller tout le monde en Oregon pour faire sortir, enfin, Portland d’un ventre mou dont on a l’impression qu’il n’est pas fait pour l’équipe de Terry Stotts.

Ça c’est pour la suite mais pour l’instant apprécions simplement le moment que l’on vient de vivre où que vous découvrirez au réveil. Damian Lillard a enchanté la fin de la nuit et est rentré dans l’histoire du MLK Day, tout en continuant à rentrer dans l’histoire de la NBA tout court. What time is it ? Dame time, et quasiment tous les soirs.

stats warriors 21 janvier 2020 stats blazers 21 janvier 2020

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