Hornets

Devonte’ Graham est inconscient : 40 points sur la tête des Nets, vous êtes sûrs qu’on peut pas prendre un sophomore MIP…?

La fabuleuse story de Devonte’ Graham s’écrit sous nos yeux, et un nouveau magnifique chapitre vient de se dessiner cette nuit. En déplacement à Brooklyn, le sniper fou des Hornets a réalisé le match de sa vie pour offrir la victoire aux siens.

On en parlait, en rigolant, depuis le début de saison. Eh, le meilleur meneur de Charlotte, c’est pas même Terry Rozier lolilol. Forcément, on devait ricaner, en se souvenant de la décision prise par le management de Caroline du Nord en juillet dernier. Offrir un contrat très sérieux à Rozier, c’était une façon de lui filer les clés du camion et lui dire : tiens, vas-y, emmène-nous où tu veux. Et sur ces premières semaines à la tête des Hornets, on a bien vu certains soirs que Terry avait le bagage pour assumer son contrat. Mais en toute honnêteté ? Ce n’est pas lui dont on parle le plus. Ce n’est même pas le 2ème joueur dont on parle le plus à Charlotte cette saison. Il y a PJ Washington, le rookie, qui séduit soir après soir grâce à une belle agressivité naturelle et un jeu fait pour la NBA. Mais il y a surtout Devonte’ Graham, Monsieur Apostrophe, la gâchette des Hornets qui envoie des bombes soirs après soirs aux quatre coins de la Ligue. Soyons clairs, s’il existe une sorte de trophée qu’on va nommer en référence à Pascal Siakam, le candidat number one de cette année est bien Graham. L’an dernier, Devonte’ était censé être une troisième option, au mieux, dans la rotation de James Borrego. Tony Parker, Kemba Walker, s’il y a des miettes ce sera pour toi mais on promet rien. Du coup, à 5 points et 2 passes de moyenne en 15 minutes par rencontre, pas facile de se faire une place chez les pros. Mais certains soirs étaient prometteurs, et il pouvait y avoir une place sur le banc, qui l’attendait la saison suivante. Tu parles, le banc ? Sérieusement ? C’est pour Malik Monk, ça. Il n’aura fallu que quelques matchs pour que DVG intègre le cinq majeur de Charlotte et s’y fasse un super nom. La franchise de Michael Jordan séduit sur ce début de campagne, les résultats font plaisir, et la méthode va avec. Les Hornets galopent, s’en foutent d’en prendre 120, tant qu’ils en mettent 130 derrière. Avec cette liberté offensive totale, Graham se régale et enchaîne les cartons : 29, 29, 33 et 24 points sur quatre de ses six derniers matchs, c’est open bar pour Devonte’ qui sait que son équipe lui fait confiance. Du coup, avec le feu vert maximal notamment à distance, personne n’est à l’abris d’une explosion… comme celle de ce mercredi.

Les Nets peuvent se prendre la tête à deux mains, car après avoir validé une des victoires les plus séduisantes de l’année pour eux face à Denver, c’est l’opposé qui leur a été imposé à domicile. Spencer Dinwiddie et ses potes, pourtant, menaient de 20 points en première mi-temps, et conservaient l’écart notamment grâce à Jarrett Allen dans le troisième quart-temps. Seul problème, comme mentionné plus haut, Charlotte a toujours un pied dans le game car la puissance offensive dégagée par ce groupe permet aux Hornets d’effacer assez rapidement un potentiel écart. Du coup, d’abord distancée par Brooklyn, l’armée de Charlotte a effectué un furieux comeback avec – devinez qui – dans le rôle du pyromane-sauveteur. Déjà 10 points dans le troisième quart pour réduire la distance avec les Nets, puis encore un bon paquet par la suite pour porter son total à 27 points en seconde période. En confiance suprême dans ses capacités et notamment son poignet, Devonte’ va martyriser n’importe quel défenseur se dressant devant lui et s’offrir la perf de sa vie : 40 points, accompagnés de 5 rebonds et 5 passes, en plantant 7 de ses 12 tentatives à trois-points. Quoi de plus symbolique, en fin de match, que cette isolation sélectionnée pour définitivement transformer le Barclay’s Center en église silencieuse ? Graham veut clore l’affaire et va tout simplement pull-up à huit mètres du panier, ficelle remarquable lui donnant la barre du quatre-zéro. La célébration suit, évidemment, mais c’est la perf globale qui impressionne le plus. Car avec cette sortie d’enfer, DVG vient de montrer que son coup de chaud récent n’était pas un phénomène à court terme. Le type est en feu depuis le début de saison, plante 4 tirs à trois-points (!) par match et a quasiment quadruplé ses statistiques d’une saison à l’autre. Alors on sait que la NBA n’aime pas trop donner le trophée de Progression de l’année à un sophomore, et on entend Luka Doncic tousser d’ici avec Trae Young et Shai Gilgeous-Alexander, mais quand même. Lorsqu’on voit ce que Graham propose cette saison et comparée à sa première professionnelle, difficile de ne pas être sur le cul. D’un troisième meneur potentiel d’une équipe n’allant pas en Playoffs à meilleur scoreur d’une équipe qui veut se rapprocher du Top 8, bonjour la… progression.

On attendait Terry Rozier dans le rôle de patron des Hornets, mais en fait il s’appelle Devonte’ Graham. Superbe à voir jouer, en confiance comme jamais, le scoreur de Charlotte est en train de confirmer son évolution avec des performances hors-normes. C’est peu dire si on attend la prochaine avec impatience.

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