Raptors

Kawhi Leonard a reçu sa bague : comme vous l’imaginez ce fut fait dans le strass, les paillettes et l’hilarité, ou presque

C’était la petite sauterie à ne pas manquer au tout début de cette nuit NBA, surtout si vous êtes soit du genre mélancolique, soit du genre fan des Raptors, soit les deux. Et dans ce cas bien précis le bonheur du être immense lorsque le non moins immense Kawhi Leonard fut rapidement fêté avant le match de la nuit, pour son premier retour à Toronto depuis cette fameuse amourette ayant conduit les Raptors à leur premier titre NBA.

Il fallait s’en douter, le show n’avait pas non plus été confié à DJ Khaled ou Philippe Corti. C’est qu’il y avait surtout un match à jouer derrière, et il n’y a guère que Kobe qui serait capable de faire une teuf pareille avant un match. Sauf que Kobe ne changeait pas de franchise à chaque équinoxe, mais là est un tout autre débat que nous n’ouvrirons pas cette nuit. Car cette nuit c’était bien celle de Kawhi Leonard et de personne d’autre, car c’est cette nuit que le MVP des Finales venait chercher, entre autres, l’une des récompenses de son coup d’un soir avec les Dinos : un enfant sa bague de champion.

Un public évidemment heureux et respectueux qui gronde de grands MVP, MVP, des sourires, beaucoup de sourires, et donc un Kawhi sans surprise coincé entre sa légendaire exubérance et la concentration avant son match, un Kawhi qui aura pu apprécier la traditionnelle video tribute avant d’aller checker un à un les membres du staff, Masai Ujiri, Nick Nurse et ses anciens teammates, ponctuant son tour du propriétaire avec une accolade avec son bro Kyle Lowry, mort de rire en voyant que l’immense doigt du martien ne rentrait évidemment dans la bague offerte par ses soins. On vous laisse d’ailleurs jeter un œil aux paroles de « Mes grands-parents » d’Orelsan si vous voulez une explication quant à ce doigt qui ne rentre pas dans la bague.

Cinq minutes chrono entre le début de la cérémonie et un timide remerciement de Kawhi à la foule, mais que pouvions-nous franchement espérer de plus. Comme disait un grand poète du vingtième siècle, « c’est un amour de vacances, une histoire sans lendemain, mais à laquelle on repense, les yeux pleins de chagrin », sauf qu’ici de chagrin il n’y eut point, simplement le bonheur de se dire que ces deux-là se sont croisés au détour d’une route et que le bout de chemin parcouru ensemble a donné l’une des idylles les plus courtes et passionnelles de ces dernières décennies en NBA.

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