Coach Rankings

Coach de l’Année 2019-20 : et si c’était enfin l’année d’Erik Spoelstra ?

Erik Spoelstra

Deux titres mais jamais de COY pour Rico. On efface cette anomalie cette saison ?

Source image : YouTube - NBA

Comme chaque année, la concurrence est féroce sur les parquets mais la guerre que se livrent les techniciens depuis leur banc respectif n’est pas non plus à sous-estimer. Derrière chaque équipe qui tourne bien se cache un cerveau brillant pour tenter de tirer le meilleur de son groupe. Chaque mois durant la saison, nous dresserons donc un ranking des coachs les plus en forme avant que les votes ne départagent pour désigner celui qui porte le mieux le stard-co dans la Ligue pour les NBA Awards au mois de juin prochain. Pour cette première édition, on peut dire que les entraîneurs font honneur à la réputation des universités de la côte Est du pays.

Pour établir ce classement de manière totalement sérieuse et subjective, de nombreux critères seront tout de même pris en compte tels que le bilan collectif, le fond de jeu proposé, l’efficacité en sortie de temps-mort, les qualités de meneur d’homme et la relation avec le ou les leaders du groupe ou encore l’ancienneté du coach et la valeur de son effectif. Allez, envoyez la nouvelle fournée !

Statistiques arrêtées au 4 décembre 2019

10- Nate McMillan

  • Bilan : 13 victoires, 7 défaites soit 65%. 6ème de l’Est.
  • Dynamique : 7 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Il ne faut jamais sous-estimer les Pacers ». Combien de fois faudra-t-il vous le rappeler ? Chaque année c’est la même chose et chaque année on se fait avoir par Indianapolis. Victor Oladipo n’est toujours pas de retour, Myles Turner est blessé et il n’y a pas de vrai leader pour emmener tout ce petit monde dans la bonne direction ? Vous pouvez tout de suite changer de discours car entre l’intégration expresse du ROY 2017 dans sa nouvelle équipe, l’énergie de Domantas Sabonis idéalement captée en l’ajoutant au cinq majeur depuis la reprise et le scoring d’un autre petit nouveau en la personne de T.J. Warren sur les ailes, Natou a rapidement dissipé les doutes que l’on pouvait avoir suite à la Free Agency des Pacers et on a hâte de voir ce que cela va pouvoir donner une fois que Vicky sera de nouveau sur patte. En tout cas après un gros mois de compétition le message est clair, il faudra à nouveau se méfier des Hoosiers dans la Conférence Est cette saison.

9- Mike Budenholzer

  • Bilan : 18 victoires, 3 défaites soit 85,7%. 1er de l’Est.
  • Dynamique : 10 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « C’est quand les Playoffs ? ». Tout roule pour les Bucks qui ont déjà atteint l’autoroute du soleil qui doit les mener jusqu’à Toronto en Playoffs au printemps. Avec un effectif largement semblable à celui de la saison précédente, les ajustements du tenant du titre n’ont pas été nombreux et Milwaukee n’a lâché qu’un seul match en route après une première semaine à toussoter le temps de se mettre en marche. Les disciples de Coach Bud restent même sur 12 victoires d’affilée et on fait mieux que les Lakers dont la série a été arrêtée à domicile contre Dallas. Giannis Antetokounmpo a l’air encore plus fort que la saison dernière et la répartition des cartouches offensives n’a pas changé d’un poil si ce n’est le départ de Malcolm Brogdon dans l’Indiana. Et comme en 2018-19, c’est surtout en défense que les Daims montrent l’exemple avec un defensive rating de 102,5 points encaissés toutes les 100 possessions. Seuls les Nuggets font mieux pour l’instant.

8- Rick Carlisle

  • Bilan : 14 victoires, 6 défaites soit 70%. 4ème de l’Ouest.
  • Dynamique : 8 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Allemand LV1, Slovène LV2 et Letton LV3 ». Le sosie de Jim Carrey confirme qu’il est plutôt doué avec les langues ou en tout cas avec les étrangers. Après une belle entame plus d’un an après son dernier match officiel, KP a un peu marqué le pas mais ce petit coup de moins bien est largement compensé par les exploits de Luka Doncic qui est en train de s’inviter dans des clubs que seul LeBron James avait l’habitude de fréquenter à son âge. Rien que pour nous permettre de voir la meilleure version de la pépite, Ricky mérite une médaille. Mais quand en plus il ouvre son banc de manière à ce que neuf de ses joueurs terminent en double figures, c’est carrément une statue qu’il faut construire pour cette homme. Ah oui, les Mavericks viennent aussi de mettre fin à une série de 10 victoires d’affilée pour les Lakers lors de leur déplacement au Staples Center. Ça aussi ça compte.

7- Doc Rivers

  • Bilan : 16 victoires, 6 défaites soit 72,7%. 2ème de l’Ouest.
  • Dynamique : 9 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Monsieur load-management ». Tout va comme sur des roulettes dans l’autre vestiaire du Staples Center. Kawhi Leonard ne participe pas aux back-to-backs et se préserve en vue des Playoffs tout en cartonnant lorsque c’est nécessaire. On donne simplement un malus au Doc pour ne pas avoir su confirmer la version de la NBA pour camoufler cette stratégie de load-management qui a finalement valu une amende à la franchise. La prochaine fois, le boss doit relire ses notes avant d’arriver en conférence de presse. Profitant d’un calendrier clément avec beaucoup de rencontres à domicile, les Clippers ont su en tirer profit en attendant le retour de blessure de Paul George qui a tout de suite répondu présent. Les deux monstres risquent de s’annuler dans la course pour le MVP quoi que… on a vu que ça n’avait pas dérangé Lou Williams de choper une nouvelle statuette de sixième homme malgré sa doublette avec Montrezl Harrell en sortie de banc. Sinon, le trophée réservé aux Clippers pourra toujours revenir à Doc Rivers mais pour ça il faudra quand même essayer d’être devant les voisins au classement à la fin.

6- Monty Williams

  • Bilan : 9 victoires, 10 défaites soit 47,4%. 8ème de l’Ouest.
  • Dynamique : 3 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Bilan négatif uniquement sur le papier ». Le seul coach qui a plus connu la défaite que l’inverse au sein de ce classement cette saison. Pourtant, les Suns ont de nombreuses raisons de se réjouir de l’arrivée de ce sixième entraîneur en cinq ans qui semble déjà avoir donné plus de motifs de satisfaction en un mois et demi que certains de ses prédécesseurs en une saison (on leur laissait rarement plus de toute façon). La méthode de l’ancien technicien de New Orleans est simple et consiste à défendre tout en visant à atteindre 300 passes par match du côté offensif. Si la balle bouge, ses joueurs auront forcément des tirs ouverts et c’est aussi une manière d’impliquer tous les joueurs sur le parquet. C’est tout bête mais encore fallait-il y penser pour éviter un glouton comme Devin Booker de dégoûter tous ses coéquipiers. Le sniper commence à montrer qu’il peut aussi être un leader capable de faire gagner son équipe alors que l’arrivée de Ricky Rubio a fait du bien à tout le monde dans l’Arizona. Il paraît que c’est toujours plus pratique de jouer avec un meneur et c’est ce dont les Suns sont en train de se rendre compte. De toute façon, Monty Williams n’aurait sûrement pas accepté de relever le challenge s’il n’y avait pas toutes les conditions requises pour réussir à Phoenix. Après 19 matchs, on peut dire que le pari est réussi puisque pour l’instant les Cactus sont virtuellement qualifiés pour les Playoffs à l’Ouest. Ça ne durera probablement pas, mais comme des rayons de soleil en plein hiver, ça fait quand même du bien par où ça passe.

5- Brad Stevens

  • Bilan : 14 victoires, 5 défaites soit 73,7%. 4ème de l’Est.
  • Dynamique : 6 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Le retour du collectif des Celtics ». Après deux ans de guéguerre en interne et une greffe qui n’a pas prise avec Kyrie Irving, Boston peut de nouveau compter sur un collectif soudé et imprévisible qui rend le scouting difficile pour les équipes adverses. Dit autrement, les Celtics ont enfin retrouvé le Brad Stevens Basketball que l’on connait avec de gros plays en sortie de temps-mort et cette marque incroyablement bien répartie entre Kemba Walker, Jayson Tatum, Jaylen Brown et Gordon Hayward. Ce dernier qui, avant de rechuter, semblait enfin revenir à son meilleur niveau qui lui avait permis de devenir All-Star la saison avant de rejoindre le Massachusetts. Placé dans le cinq majeur dès le début de la saison par son coach, le rouquin a retrouvé son efficacité en attaque et cette fracture à la main n’est qu’un petit contretemps avant de le voir redevenir le joueur qui nous impressionnait dans l’Utah. Enfin, S/O à Brad pour l’éclosion de petites perles comme Robert Williams, Carsen Edwards ou Brad Wanamaker qui commence à prendre de plus en plus de place dans l’équipe. C’est grâce à eux que la Green Nation pourra surprendre du monde en régulière puis en Playoffs mais on attend encore un rôle plus important pour Vincent Poirier.

4- Frank Vogel

  • Bilan : 18 victoires, 3 défaites soit 85,7%. 1er de l’Ouest.
  • Dynamique : 9 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Ton tour viendra plus tard Jason ». On lui promettait l’enfer et certains avaient même annoncé un peu vite que Jason Kidd allait rapidement lui voler sa place pour devenir le head coach en chef des Lakers. Mais le Hall of Famer va devoir faire preuve de patience s’il veut retrouver le poste ultime sur un banc du côté de Los Angeles car Frank Vogel ne pouvait littéralement pas espérer mieux. Une défaite contre les Clippers en ouverture, certes, mais depuis les Lakers ont tout simplement réalisé le meilleur début de saison de leur histoire qui ne commence pourtant pas en 1995 comme celle des Raptors. Une série de dix victoires consécutives depuis stoppée par Luka Doncic et ses potes a tout de même permis aux Californiens de se placer en tête… de la NBA. Il semblerait que le retour des Gens du Lac en Playoffs soit programmé pour cette année et c’est surtout en défense que l’équipe du King nous a surpris. Entre Anthony Davis en mode DPOY (et MVP malgré les soucis de santé), les efforts de la doublette Dwight – JaVale, l’expertise de Danny Green et le vice de Rajon Rondo, il ne fait pas bon croiser les pourpres et or dans ce début de saison et ça, ça change de l’année dernière.

3- Mike Malone

  • Bilan : 13 victoires, 5 défaites soit 72,2%. 3ème de l’Ouest.
  • Dynamique : 7 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « On connait la chanson ». Même avec un Nikola Jokic encore en pleine hibernation et un Jamal Murray pas toujours régulier, les Nuggets ont déjà réservé un siège dans le trio de tête de la Conférence Ouest. Le bilan n’est pas parfait et la marge de progression semble importante mais Denver profite d’un roster quasiment inchangé par rapport à la saison dernière et donc rôdé à l’exercice après avoir longtemps buté en saison régulière. C’est donc une forme de puissance et de sérénité qui se dégage du groupe qui a tout de suite intégré Jerami Grant pour apporter son peps en sortie de banc et qui a conservé ses fondamentaux défensifs. C’est simple, personne n’encaisse moins de points que les montagnards cette saison (seulement 101,9 unités pour l’adversaire en moyenne à chaque match). Cela donne des matchs qui ne sont pas toujours passionnants mais la méthode a déjà fait ses preuves et on sait désormais qu’il faudra sérieusement compter sur les Nuggs du double M jusqu’au bout. Alors imaginez un peu ce que ce sera quand le coach aura réveillé son ours grincheux…

2- Nick Nurse

  • Bilan : 15 victoires, 5 défaites soit 75%. 2ème de l’Est.
  • Dynamique : 8 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Ce n’était pas un coup isolé ». Oublié du podium des votes pour le COY l’année dernière, l’entraîneur sophomore revient en force avec un effectif nettement inférieur sur le papier et un bilan qui pourtant est supérieur à celui de l’unique franchise étrangère la saison dernière. Un joli exploit qui s’explique d’abord par la prise de pouvoir immédiate de Pascal Siakam dans son nouveau costume de franchise player. Ceux qui avaient des doutes vis-à-vis du Camerounais et de son futur contrat max ont vite été calmés et le sélectionneur national canadien n’a pas encore exploité tout le talent de son nouveau go-to-guy qui nous surprend un peu plus chaque jour. Mais ce n’est pas tout car les champions en titre peuvent aussi compter sur un collectif représenté par Fred VanVleet qui ne cesse de repousser son plafond ou un Norman Powell qui a également profité de l’absence de Kyle Lowry pour enfin prendre le rôle dans lequel l’attendait Masai Ujiri en le prolongeant pour quatre ans en 2017. Nick Nurse a parfaitement géré la transition post-titre en désignant ses nouveaux hommes forts et même si ça ne suffira peut-être pas pour aller défendre son trophée en Finales NBA pour le moment ça marche.

1- Erik Spoelstra

  • Bilan : 15 victoires, 5 défaites soit 75%. 2ème de l’Est.
  • Dynamique : 8 victoires sur les 10 derniers matchs.
  • Mention : « Pas deux années de suite ». Encore un nose plus grand que la Floride pour le technicien visionnaire du Heat qui a su s’installer à la deuxième place de sa Conférence avec un rookie non-drafté et un sophomore anonyme dans son cinq majeur. Il s’agit évidemment de Kendrick Nunn et Duncan Robinson alors que Bam Adebayo a profité de la place laissée suite au départ de Hassan Whiteside pour poser son fauteuil dans la raquette de Miami pour les cinq années à venir. Pas de Jimmy Butler pour commencer la saison ? Aucun problème pour Coach Spo qui a toujours trois coups d’avance sur tout le monde et qui nous sort des pépites et des trouvailles tous les trois jours. Goran Dragic en sortie de banc ? Ça fonctionne et le compatriote de Luka Doncic n’a pas l’air de s’en plaindre. Kelly Olynyk fait les poubelles tous les soirs avec un smile XXL et Udonis Haslem surveille tout ça d’un œil avant de rejoindre son mentor dans le staff dans un an (c’est écrit). Bref, tour le monde a la patate et la franchise de South Beach fait son meilleur départ depuis longtemps. Quand on sait à quel point Jimmy Butler peut flinguer l’ambiance quand il arrive dans un nouveau vestiaire, on peut quasiment parler de coup de maître pour Rico.

C’est tout pour ce tout premier Coachs Rankings de la saison. D’accord, pas d’accord ? Vous avez un mois pour nous partager votre avis avant d’enchaîner avec un tout nouveau classement mis à jour.

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