Mavericks

Les Mavericks font tomber les Nuggets au Pepsi Center : 109-106, neuf joueurs entre 10 et 14 points, hashtag alchimie

Ce devait être un duel à l’épée entre trois des (les trois ?) meilleurs joueurs actuels issus de l’Europe de l’Est (on parle géographie hein, pas géopolitique). Ce fut finalement une démonstration… d’équipe des Mavericks. Luka Doncic ? Kristaps Porzingis ? Nikola Jokic ? Nope. Gérard Collectif, le fameux.

C’est forts d’un bilan de 3-0 que les Nuggets recevaient cette nuit les Mavericks au Pepsi Center, poke Aimé Jacquet. Un Pepsi Center qui porte bien son nom lorsque l’on voit le body toujours spécial de Nikola Jokic, mais ceci est un autre débat auquel Bernard Canetti pourrait très bien prendre part. Le match de la nuit ? Disons qu’il nous a offert… pas exactement ce à quoi on s’attendait. En effet, si la grande majorité des fans debout cette nuit avaient coché dans leur calendrier le duel entre le Joker d’un côté et le duo Kristaps Porzingis – Luka Doncic de l’autre, c’est à un tout autre spectacle que nous avons finalement assisté. Car dès l’entame c’est plutôt ce vieux loup de mer de Paul Millsap qui met les Nuggets sur de bons rails. Deux ficelles du parking, huit points de suite et déjà un premier écart face à des Mavs qui galèrent en attaque. Jokic gère l’espace aérien et fluidifie le jeu, Kristaps Porzingis est maladroit et Luka Doncic est bien défendu. Côté Nuggets ce sont également Will Barton et Gary Harris qui participent à faire gonfler le score, alors que pour Dallas c’est plutôt Seth Curry qui sauve les meubles à défaut d’avoir le physique pour les porter. Les role player Tim Hardaway Jr., Maxi Kleber ou Dorian Finney-Smith y vont de leur petite contribution et l’éclat est réparé en fin de premier quart (31-27 Nuggets).

Les héros du deuxième quart de Dallas ? Justin Jackson, Delon Wright, Jalen Brunson. Le premier envoie de partout et les deux autres gèrent parfaitement la mène de Dallas, et si Luka Porzingis et Kristaps Porzingis terminent le boulot avant la mi-temps, ce sont déjà les plans d’une bataille collective qui se dessinent sur la table de Rick Carlisle. En face les remplaçants de Mike Malone ont également fait le taf, avec en tête de liste de bonnes rentrées de Mason Plumlee, Monte Morris ou Malik Beasley, mais toujours pas de Michael Porter Jr., cloué à sa chaise depuis le début de saison. Baston de lieutenants donc, et la deuxième mi-temps sera du même acabit puisque si les deux superstars texanes galèrent à peser, ce sont ces messieurs Tim Hardaway Jr. (4/6 du parking de daddy) ou encore le vénérable Dorian Finney-Smith qui montreront la voie. Les Nuggets gèrent malgré tout le lead grâce à une bonne entame de deuxième mi-temps du backcourt Murray – Harris, quelques coups de chaud de Will Barton et une prestation… so Jokic de Jokic (10 points, 10 rebonds, 10 passes, 10 kilobarres de frustration). Le coup de vent décisif ? Il arrivera à dix minutes de la fin du match après un lay-back de Delon Wright qui fait passer les Mavs devant, 91-90, un lead que les Texans ne lâcheront plus jusqu’à la fin du match. Jalen Brunson se ballade un peu trop facilement dans la raquette des Nuggets, Maxi Kleber est vraiment doué pour un mec avec un blase de sandwich, et malgré un Millsap au four et au moulin c’est donc une défaite, la première de la saison, qui se profilera pour Denver.

106-103 Mavericks, tout le monde a croqué et la lecture des boxscores ci-dessous nous laisse tirer la conclusion suivante : Dwight Powell est un bolosse. Plus sérieusement ? Une victoire originale pour une franchise qui prouve-là qu’elle n’existera pas cette saison uniquement par le biais des performances de son duo de stars européennes. Pour les Nuggets la défaite est rageante car il semblait y avoir la place, ne manquait finalement peut-être qu’un degré supplémentaire de motivation jokitchienne.

stats nuggets 30 octobre stats mavs 30 octobre

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