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Un bon vieux choke des Knicks comme on aime : bien se battre mais perdre au bout, la soirée parfaite pour New York

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Tanking or not tanking, that is the question.

Source image : NBA League Pass

Duel historique de la Conférence Est, Knicks et Celtics se donnaient rendez-vous ce dimanche à New York pour un match sponsorisé par Enes Kanter. L’intérieur est reparti avec le sourire, son équipe de coeur d’aujourd’hui a battu son équipe de coeur d’avant. Victoire de Boston, 113 à 104.

Dans l’art du tanking, on appelle ça une masterclass. On va développer en long et en large, car on sait que cette défaite en a frustré plus d’un, mais si on regarde les choses avec légèreté et un peu d’optimisme, on peut y voir du positif. Si le but est d’être premier de la prochaine Draft, ou déjà d’être bien placé à la Loterie de 2020, les Knicks ont fait fort ce dimanche. Car, disons les choses clairement, le combat a été sérieusement géré par les kids de David Fizdale. Enthousiastes, collectifs, patients sur la majeure partie de la rencontre, les potes de Julius Randle faisaient plaisir à voir jouer et malmenaient une équipe de Boston qui ne semblait pas prête à passer soudainement la troisième pour définitivement distancer les hôtes du soir. New York avait donc de la confiance, de l’arrogance, ce petit truc en plus du dimanche soir quand les matchs ont lieu tôt, et qui peut provoquer une surprise dans le résultat final. De Dotson à Smith Jr en passant par Randle et Barrett, tout le monde mettait ses mains dans le cambouis et oeuvrait à la victoire des Knicks. Ce qui se profilait plutôt bien, puisque Kevin Knox et ses potes remportaient le second et troisième quart-temps, et abordait la moitié du dernier quart avec une petite avance. Knox qui, en l’absence de Marcus Morris, avait réintégré le cinq de départ et se démerdait pour produire efficacement. En ajoutant le match écourté pour Marcus Smart à cause d’un pépin physique (tout comme Frank Ntilikina) et un Kemba Walker plutôt bien gardé, ça sentait bon au MSG. Allez, 6 points d’avance à 8 minutes de la fin, comme le dira Fizdale après la rencontre, il y avait de la maturité et du progrès dans l’effort montré par le groupe ce soir. Le souci, c’est qu’il faut un peu plus que des améliorations pour remporter un match face à une équipe sérieuse et expérimentée, et il faut aussi éviter de craquer quand la pression commence à monter. On vous laisse deviner la suite…? Craquage complet, balles perdues sur balles perdues, publique désabusé, et la défaite au bout de la soirée.

Oui, les Knicks n’ont pas su garder leur position dans le money-time, les possessions affreuses s’enchaînant devant des fans connaissant déjà la fin du film. Dennis Smith Jr, notamment, va passer un sale quart d’heure en donnant l’impression qu’il débarquait en NBA depuis deux semaines. Et en un claquement de doigts, Boston va faire le nécessaire pour subtiliser la rencontre, sans la moindre gène. Rendons aussi à César ce qui lui appartient, les Celtics ont offert une bien meilleure défense quand il le fallait, chacun a donné son meilleur effort pour réaliser le comeback main dans la main, et deux jeunes se sont démarqués en éclaboussant le MSG avec leur talent. Les Jay Brothers, Jaylen Brown et Jayson Tatum, compilant 58 points en duo avec la manière. Ce furent les isolations et le jump shot soyeux de Tatum, en plus de passes généreusement délivrées à ses partenaires. Ce furent les pénétrations musclées et la détermination de Brown, tout en trashtalkant le pauvre DSJ qui ne pouvait pas défendre décemment sur lui. Boston, comme souvent, a trouvé sur quel bouton appuyer afin de l’emporter. Ce n’était pas facile, mais c’était réussi au final. Respect envers eux, mais c’est New York ici qui se retrouve au centre de la discussion. En sortie de défaite, il y a un goût amer car on sentait que la victoire n’était pas si loin que cela, mais pas de quoi se tabasser pour autant. Il faudra, prochainement, retourner à l’entraînement, apprendre à finir ses rencontres comme un grand, et rappeler à certains les règles fondamentales du basket. Comme ? Le fait qu’il n’y a que 6 fautes par joueur, Mitchell Robinson ayant encore fait sa spéciale. Ou le fait qu’une horloge des 24 secondes ne doit pas être dépassée, Dennis Smith Jr réalisant mauvais choix sur mauvais choix en fonçant tête baissée. Allez, tant qu’il y a de la vie il y a de la joie comme dirait l’autre. Et la joie, elle va arriver en plein dans la gueule des Knicks en ce début de nouvelle semaine, puisque ce sont les Bucks qu’il faudra aller chatouiller à Milwaukee au prochain match. Fun.

Une sixième défaite de suite pour les Knicks ? Ouais, et alors ? C’était bien contre Philly, c’était bien contre Brooklyn, et c’était bien contre Boston. Maintenant, un match dure 48 minutes, donc à New York d’apprendre à faire l’effort pendant toute une rencontre. Et puis, au pire, ce sera perçu comme du tanking bien tourné. Win-win, que demande le peuple ?

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