Pistons

Premiers points en carrière pour Sekou Doumbouya, dans une giga-branlée des Spurs à Detroit : vous avez bien lu

Sekou Doumbouya

Sekouuuuuuuuuuuuuuuuu !

Source image : NBA League Pass

C’est un moment fort dans la carrière de n’importe quel joueur en NBA. Le premier panier, les premiers points officiels. Ce dimanche, face aux Spurs, Sekou Doumbouya a planté ses premiers tirs sous le maillot des Pistons. Une belle soirée pour le kid from Limoges.

Ses premiers tirs, oui, car on parle au pluriel par ici. Mais on va y venir en détail un peu plus bas. En ce qui concerne Sekou, pour celles et ceux qui n’auraient pas vraiment suivi l’actu du joueur et des Pistons ces derniers temps, disons que la présence de Doumbouya dans le groupe A de Detroit n’était pas trop tendance. Lors de la première semaine de la saison, le Français avait foulé le parquet deux petites minutes face aux Bucks, le temps de louper un shoot à trois-points, puis plus rien. Trop compliqué pour un rookie d’être intégré dans un gros chantier comme celui des Pistons, surtout avec des blessures à encaisser et de réelles aspirations tournées vers le mois d’avril. Ainsi, comme envisagé tout au long de l’été, Sekou était envoyé en G-League et offrait quelques performances intéressantes avec les Grand Rapids Drive. Numériquement, environ 17 points et 5 rebonds de moyenne en 11 matchs, mais plus important que cela, un peu plus de confiance et moins d’hésitation au fil des rencontres. Car c’est cela, notamment, qui empêchait Doumbouya d’obtenir quoi que ce soit. Encore trop vert, trop raw comme disent les ricains, l’ailier ne pouvait pas débarquer chez les Pistons et attendre du temps de jeu. Il devait donc attendre son heure. Puis, Dwane Casey a fait appel à lui, la presse locale a indiqué que Sekou rejoindrait l’équipe principale pour le match face aux Spurs ce dimanche, et l’armée d’Andre Drummond a fait le boulot pour que le rookie soit envoyé sur le terrain. Pour que cela se fasse ? Il faut un blowout, une branlée, un tabassage en bonne et due forme. On ne va pas parler de l’équipe de San Antonio, déjà parce que tout ce qu’elle mérite en ce moment ce sont des lancers de tomates à la gueule, mais ensuite parce que la performance globale des Spurs cette nuit ne mérite pas vraiment de mots. Distributeurs d’espoir en battant les Clippers ce weekend, les Texans sont retombés dans leurs travers en étant totalement désintéressés défensivement, l’absence de LaMarcus Aldridge jouant aussi sur la rencontre. Quand t’as les portes de ta défense qui sont grandes ouvertes et qu’à Detroit on a encore la haine d’avoir lâché un match à Charlotte, ça peut vite partir en sucette.

Et c’est parti en sucette, le banc des Pistons roulant sur celui des Spurs avec notamment Christian Wood, Markieff Morris et Svi Mikhailiuk dans le rôle des meneurs de charge. Allez, 20 points d’avance dans le troisième quart, 30 points d’avance dans le quatrième, rien qu’à voir la gueule de Duncan et Popovich en face tu sentais que cette rencontre était déjà terminée depuis longtemps dans leur tête. Pas une raison pour ne pas kiffer côté Detroit, et donc envoyer Doumbouya sur les parquets dans le garbage time. Honoré par quelques secondes de jeu, Sekou a confirmé ce qu’il montrait récemment en G-League, avec peu d’hésitation et une meilleure conscience de ses attributs physiques. Un cut en plein dans la raquette, Tim Frazier pour servir le Français, et le and one fait éclater le banc de Detroit qui se réjouit pour le panier de Sekou. Il a beau prendre une mandale et donc un sacré contact, le garçon finit son action et se fait chahuter par Wood ou encore Thon Maker, heureux de partager ce précieux moment avec lui. First career basket scandent les commentateurs mythiques de Detroit, pendant qu’on se rappelle que Doumbouya est le plus jeune joueur de toute la NBA en activité. Quelques actions plus tard, c’est un spin move dans la raquette sur DeMarre Carroll, finition main gauche avec la planche, qui ponctue ce doux moment rempli de chouettes perspectives pour le Français. Allez hop, 4 points en 3 minutes seulement, Kobe c’est du riz au lait en comparaison. Le plus important sera maintenant de voir comment Detroit joue ses prochaines rencontres, et quelles seront les options pour Sekou. Pas avec ce genre de fin de match inutile que le coaching staff des Pistons va soudainement l’intégrer dans la rotation, mais si un ou deux moments du genre peuvent s’enchaîner, il faudra voir comment Doumbouya agira car les yeux seront tournés vers lui.

Le premier panier de sa carrière en NBA, cela ne s’oublie pas. Sekou Doumbouya pourra le raconter à ses gosses, il a tapé un and one plein de puissance à Detroit pour ponctuer une branlée des Spurs à domicile. Car oui, nous sommes bientôt en 2020 et cette phrase est devenue aussi crédible que possible. 

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