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Les Raptors ont traumatisé le Jazz : +40 à la mi-temps, une performance qui restera dans les annales, avec un ou deux N

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Non, ceci n’est pas un bug d’affichage.

Source image : NBA League Pass

Que ceux qui voyaient Utah se faire démonter par les Raptors lèvent la main. Ok, maintenant, que les menteurs baissent leur main et comprennent ce qui s’est réellement passé ce dimanche à Toronto. Le Jazz a subi une rouste, en sauvant sa face autant que possible en seconde mi-temps.

Il y a le score final, il y a ce troisième quart-temps qui fait tâche pour les hôtes, mais c’est à-peu-près tout ce qu’on a envie de souligner de négatif concernant les Raptors, tant le reste fût suprême. Rien ne sert de taire la chose plus longtemps, les soldats de Nick Nurse ont offert une partition collective tellement séduisante sur les 24 premières minutes de la partie qu’on se demandait limite pourquoi cette équipe ne figurait pas parmi les prétendants au titre. Ok, calmons-nous. Mais en même temps, dans un cadre aussi historique, comment rester sage ? Toronto récupérait Serge Ibaka ce dimanche, et apparemment ça motivait pas mal de monde in the 6. Absent depuis plusieurs matchs à cause de soucis physiques, l’intérieur espérait contribuer à un bon match de son équipe, il ne pensait simplement pas que le match en question allait se transformer en sextape. Marc Gasol et Pascal Siakam, d’entrée, vont écoeurer la défense du Jazz au scoring en plantant 30 points dans le premier quart. Boom. Et parce qu’il faut se défoncer de l’autre côté du terrain ? OG Anunoby, Norman Powell, Rondae Hollis-Jefferson et les boys du Canada vont poser un verrou monumental sur un Jazz pas du tout inspiré. Fin des douze premières minutes, Spicy P a quasiment autant de points que tout Salt Lake City, 19 à 20 et au général 37 à 20 pour les Raptors. Normalement, face à ça, tu réagis. Si t’es une équipe visant le mois de mai, tu t’ajustes. Problème pour Donovan Mitchell and co, n’importe quelle tentative d’ajustement ne fonctionnera pas. Et le run de 23-2 placé dans le premier QT va avoir droit à la visite de sa cousine dans la période suivante, devant un public en extase. Siakam continue ses merveilles, VanVleet ajoute sa sauce, et la mi-temps approche sur cet écart aussi impressionnant qu’effrayant, quarante pions. Ouais, +40, un quatre et un zéro, 77 à 37 au moment de rejoindre les vestiaires, on a même touché la barre nowitzkienne du 41 à quelques secondes du repos. Le genre de déculottée dont tu ne peux jamais revenir.

Niveau record ? Well, disons qu’il s’agissait du 8ème plus gros écart all-time en NBA à la mi-temps. Inutile de poser la question pour les deux franchises en question, Toronto n’a jamais mené autant après 24 minutes de jeu, et Utah n’a jamais semblé aussi proche du cimetière à la pause. Le Jazz, justement, va tenter un run dans le troisième quart en plantant 49 (!) points par réaction d’orgueil, mais à quoi bon ? Pour revenir à 20 points d’écart…? L’effort est louable, mais l’efficacité ne l’est pas. Toronto se reprend suffisamment en décidant d’enlever les bandeaux fixés sur leurs yeux, et le groupe fait le nécessaire pour l’emporter de 20 points au final. En ce qui concerne les visiteurs, difficile de ne pas tirer la gueule en ce moment. Trois défaites en quatre matchs dont cette dérouillée canadienne, il n’y a pas de quoi avoir le sourire chez le Jazz et leurs fans. La bonne nouvelle c’est que tu joues 5 de tes 7 prochaines affiches à domicile, mais que vont nous proposer Royce O’Neale et ses potes pour leur dernier déplacement à Philadelphie ? Invaincus à domicile cette saison, les Sixers auraient bien besoin d’une leçon, donc entre ce bilan impeccable et la leçon reçue à Toronto, Utah n’a pas le choix pour son prochain match. En ce qui concerne les Raptors, todo bene. On passe à 7 victoires de suite pour Chris Boucher et son étal, le bilan reste perfect à la Scotiabank Arena, et les seules défaites des champions en titre cette saison ont eu lieu… à Dallas, chez les Clippers, chez les Bucks et à Boston. Autant dire qu’il s’agit, après un mois de compétition dans le rétro, de quatre défaites tout à fait acceptables quand on connaît le niveau de jeu de ces équipes. La vie est belle pour Toronto, il faudra prolonger cette joie collective en abordant sérieusement les prochains adverses, puisqu’il y aura Miami et Houston en visite dans la région avant un déplacement… chez les Sixers. Pour peu que Utah n’arrive pas à stopper l’invincibilité de Joel Embiid et sa bande à la maison, on sait que Siakam répondra présent au challenge pour faire trembler le pivot-copain camerounais.

Soyons gentils et compréhensifs avec le Jazz, ce qui leur est arrivé n’est pas aisé. Prendre +40 dans la tronche en une mi-temps et sortir de la salle en étant indemne, elle est peut-être là la note positive pour Utah. Meanwhile, pensez à regarder Toronto prochainement : non seulement ça gagne, mais en plus c’est fun. 

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