Heat

Le Heat verrouille Brooklyn et repart avec la victoire, 109-106 : y’a pas la manière, mais y’a la gagne pour Miami

Jimmy Butler

Focus comme never sur la ligne.

Source image : NBA League Pass

Dans ce premier match du dimanche soir qui opposait Miami à Brooklyn, c’est le Heat qui a réussi à faire le taf au finish pour repartir avec la victoire. Un succès précieux, loin d’être glamour, mais qui avait l’ADN de la franchise floridienne partout sur la feuille de match.

Parfois c’est dégueulasse, parfois c’est pas forcément mérité, parfois c’est loin d’être convaincant. Mais lorsqu’on est une bonne équipe en NBA ? Il faut savoir l’emporter, quel que soit le modèle proposé. Les Nets, qui accueillaient donc Jimmy Butler et sa bande, avaient le vent dans le dos. Sur une très bonne phase récente, notamment portée par un Spencer Dinwiddie en feu complet, les hommes de Kenny Atkinson étaient en droit de croire à la victoire. Il faut aussi dire que, deux jours plus tôt, pour un match ayant là aussi lieu tôt, Brooklyn avait disposé des Celtics qui n’est pas la dernière des armées dans les hauteurs de la Ligue. L’équipe locale était donc en forme, prête à accepter le challenge, et cela se dirigeait plutôt bien pour les potes de Jarrett Allen puisque dans le money-time, les Nets avaient la gueule d’une team qui exécutait parfaitement son plan de jeu pendant qu’en face ça cafouillait bien comme il faut. David Nwaba et DeAndre Jordan pour faire les efforts en sortie de banc avant cela, Joe Harris pour planter des banderilles assassines, le public de BK était debout et sur une dernière flèche du sniper à la toute fin de la rencontre, le niveau de confiance était maximal. Filoche pour Jojo, 106 à 99 pour les Nets, 100 secondes à jouer, normalement tu finis ça proprement et sans faire d’erreurs. Au meilleur des cas, tu défends intelligemment et tu pousses l’adversaire à rendre les armes, et au pire des cas, t’as bien un mec comme Harris ou Dinwiddie qui va scorer les derniers points verrouillant l’affaire. Malheureusement pour les hôtes, au plus grand désarroi d’un Atkinson frustré au moment du buzzer final, Brooklyn ne va pas y arriver. Les Nets vont craquer dans cet espace temps aussi court qu’invivable, et le Heat va s’enfoncer dans la brèche pour prendre la victoire des mains de Taurean Prince et ses potes. Comme des darons auprès d’un enfant, comme une brute qui vole ton goûter à la sortie du collège, Jimmy Butler va se charger d’orchestrer le comeback des siens et pousser l’équipe d’en face à ramper au sol jusqu’au vestiaire. Une défaite cruelle pour les Nets, mais aussi un signe de la sérénité dégagée, à certains moments, par Miami quand il faut aller chercher la gagne.

Sur l’ensemble de la rencontre, ne soyons pas injustes, c’est Goran Dragic qui méritait toutes les louanges possibles et imaginables. Somptueux en sortie de banc depuis le début de la saison, le Slovène était inarrêtable et rendait fou les défenseurs adverses. Scoring, création, distribution, un peu de vice et cette expérience qui fait la différence, Dragic était au meilleur endroit au meilleur moment pour aider les siens. Et il le fallait, car entre Jimmy Butler, Justise Winslow et Kendrick Nunn, ça briquait sévère sur les lignes arrière de Floride (13/44 au tir). Le scoring venait donc de nulle part, le Heat était dans une sacré mouise et c’est en toute logique qu’on donnait à Brooklyn la victoire au moment de cette action clutch signée Joe Harris. Sauf que dans ce genre de moment, dans ce scénario qui sent bon la défaite, c’est là que le contrat donné à Butler cet été prend tout son sens. Pas parce que Jimmy nous a fait une T-Mac et a planté 13 points en 35 secondes. Pas parce qu’il a écoeuré Brooklyn avec classe et des shoots culottés. Non, si Buckets a été formidable dans cette fin de match, c’est parce qu’il a montré qu’il savait comment agir dans ce type de situation. Possession, par possession, par possession, par possession. Il faut tout donner en défense ? Donnez-moi Dinwiddie en one-one, je vais le contrer en isolation à trois-points. Il faut arrêter le chrono ? Alors allons chercher des lancers, et mettons-en 5 dans la dernière minute. Il faut un dernier stop ? Dites à Adebayo d’orienter Spencer vers moi et on va le gêner sur son lay-up. En leader, en patron discret, sans avoir à se taper le pec devant les caméras, Jimmy a saisi ses troupes et emmené tout le monde vers la gagne, dans un match pourtant loin d’être propre de sa part. Mais c’est ça, aussi, qui différencie les joueurs normaux des stars. Il y a un moment où il faut valider la victoire, quand les mains tremblent, quand les 46 premières minutes n’ont pas été top, et KD comme Kyrie en costard sur le côté étaient les premiers à comprendre et respecter le taf de Butler sur ce finish compliqué.

Ce fût loin d’être beau, ça c’est sûr. Mais le Heat n’a pas de problème avec ça, surtout pas avant de se rendre à Toronto puis Boston. Insupportables à domicile, les gars de Miami doivent montrer encore plus de sérieux à l’extérieur : ça passe pour cette fois à Brooklyn, on demande encore mieux sur les deux prochaines rencontres.

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