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Detroit a la phobie des Hornets : 3 matchs, 3 défaites, 3 craquages dans le money-time, pas top chers Pistons

Drummond
Source image : NBA League Pass

Battus hier soir à domicile par les Hornets, l’armée de Detroit est un peu en crise en ce moment. Impossible de se redresser, même avec ses cadres présents sur le parquet, et pour une raison notamment : les Pistons sont littéralement incapables de taper Charlotte. Et ça fait mal.

Y a-t-il un souci identitaire avec la franchise de Terry Rozier ? On peut se poser la question, quand on voit les craquages consécutifs proposés par Andre Drummond et sa bande chaque fois qu’ils ont affronté les Hornets. On vous la fait courte, pour ceux qui n’ont pas pu voir ces chefs d’oeuvre. En l’espace de 15 jours, les Pistons ont joué contre Charlotte à trois reprises, et sur chacune de ces rencontres, ce sont les hommes de James Borrego qui ont fait la différence dans le money-time. Une équipe toute jeune, ultra-libérée en attaque et ne se mettant pas la pression a déjoué trois fois une équipe plus expérimentée, avec plus de talents confirmés et d’attentes en avril… en deux semaines. D’abord, il y a eu le fameux Malik Miracle Monk Game, le MMMG pour les intimes. Nous sommes le 16 novembre, Detroit est en Caroline du Nord et Malik assassine les Pistons d’un shoot improbable au buzzer. Blake Griffin dépité, la première défaite est dure à avaler car elle se pointe au mauvais moment et la manière est ce qu’elle est. Une action de basket comme il en arrive souvent, à d’autres au buzzer, sauf que cette fois c’est pour les Pistons. Ensuite il y a eu le très bon Derrick Savon Game, le DSG pour les intimes. Encore un déplacement à Charlotte, nous sommes le 28 novembre, et avec un point de retard ainsi qu’une dizaine de secondes à jouer, Detroit va craquer et ne pas s’offrir de rédemption. C’est Rose, balle en main, qui va cafouiller la balle et la donner trop tard à un Luke Kennard ouvert au shoot. Le buzzer sonne, même réaction de Blake Griffin, cette fois c’est en attaque que les Pistons ont choke après avoir tremblé des jambes en défense deux semaines plus tôt. Et encore une défaite à la con. Mais parce qu’on dit souvent jamais deux sans trois, c’est un troisième revers qui a été vécu hier, et à domicile quitte à faire les choses bien. Créant un écart confortable en fin de match, les Pistons se sont tout simplement effondrés.

Ces Pistons, avec Luke Kennard, Andre Drummond, Derrick Rose et Blake Griffin, n’ont pas su terminer les Hornets qui, sans vouloir leur manquer de respect, avaient abusé de leur générosité à deux reprises en un rien de temps. Cela n’a même pas suffit pour que cette équipe se reprenne et finisse le job devant son public. Il y a eu la place pour que Terry Rozier et PJ Washington réalisent un superbe comeback, pour que Bismack Miyombo contre salement l’ami Drummond, et que les commentateurs de Charlotte explosent à côté de leur banc. Comme un symbole, le shoot de Langston Galloway pour égaliser au buzzer n’est pas rentré, ricochant sur l’arceau, poussant l’arrière à taper du poing sur le parquet, deux genoux au sol. Another one, une putain de défaite contre les Hornets, c’est pas possible. On peut retourner les choses comme on le désire, entre les rotations de Dwane Casey, la préchauffe d’un Blake pas tout à fait au top de sa forme et une infirmerie déjà sérieusement contactée en un mois, les fait sont malheureusement là. Detroit perd des matchs qu’il ne faut pas perdre quand on vise les Playoffs, ce qui ouvre la porte à des équipes comme… Charlotte par exemple, ou d’autres, qui se feront un malin plaisir de provoquer le classement quand le mois d’avril pointera son nez. La bonne nouvelle, c’est que les Pistons ont encore du temps, de la marge, et qu’ils peuvent trouver un rythme de croisière dans très peu de temps si tout le monde s’y met. La mauvaise ? Par où commencer, le calendrier de fin de saison est atroce, et Detroit est à 6 victoires en 19 matchs après en avoir joué… 18 face à des équipes de l’Est. L’équipe de Tony Snell n’a pas encore mis un seul orteil dans la Conférence Ouest et propose ce bilan, autant vous dire que ça sent pas bon pour la suite. Sauf si Griffin et Casey, en premier, se mettent à guider cette équipe comme il se doit. Il le faudra, de toute façon, sinon il faudra agiter le drapeau blanc bien plus tôt que prévu.

Les Pistons choke, ça arrive à tout le monde. Mais les Pistons qui choke consécutivement face à la même équipe, alors que t’as l’expérience et les joueurs dominants dans ton camp, ça c’est moins acceptable. Les temps sont durs à Detroit, pour le plus grand plaisir des Hornets.

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