Warriors

Les Warriors ont enfin stoppé leur série noire : sincères félicitations aux Grizzlies, vous avez fait d’Alec Burks le héros d’une soirée

Anthony Davis, Omar Sy

Alec Burks, Eric Paschall, road to the Finals.
Les Grizzlies ? Road to the canal.

Source image : YouTube

Pour les amateurs de statistiques en tout genres, ce début de saison des Warriors est évidemment historique. Des défaites en pagaille pour les raisons que vous savez, et tout un tas de records qui pètent. Plus grosse série de défaites de l’ère Steve Kerr, pire début de saison de l’histoire de la franchise, on en passe et des meilleures leonard. Bonne nouvelle pour les Warriors fans, il en reste 17 et on pense à vous, Draymond Green et sa bande ont mis un coup de frein cette nuit à la terrible descente aux enfers amorcée… en juin dernier. Ça ne durera probablement pas, mais ça fait du bien au moral.

Quand la jeune armada des Grizzlies a su qu’elle affrontait cette nuit les terribles Warriors, quelque chose s’est bloqué, un espèce de sentiment d’infériorité permanent ressenti par les adversaires de Golden State depuis cinq ans. Le squad de Steve Kerr est ensuite arrivé au FedEx Forum sans Stephen Curry mais avec Jordan Poole, sans Klay Thompson mais avec Alec Burks, sans d’Angelo Russell mais avec Ky Bowman, sans Kevin Durant mais avec Glenn Robinson III, etc etc etc. Plutôt une bonne nouvelle donc pour les très jeunes Oursons de Taylor Jenkins, mais les pauvres petits étaient finalement tellement matrixés par la peur d’affronter les quintuples finalistes en titre… qu’ils ne se seront jamais débloqué les chakras.

Non-match complet de la part des Grizzous, un Jaren Jackson Jr. comme très souvent gêné par son problème avec les fautes, un Ja Morant qui finira fort mais dont le match reste très décevant compte tenu de ses dernières sorties, un Jonas Valanciunas dominé par les Lumières de notre époque Willie Cauley-Stein et Marquese Chriss, bref un jour (très) sans pour un groupe qui peine à montrer de belles choses plus de deux soirs de suite malgré les belles, les très belles promesses dues au talent notamment du trio Morant / Jackson / Clarke pour ne citer qu’eux. Et cette nuit l’indigence des Oursons aura donc profité… à de vaillants Warriors. Des Warriors proposant un cinq de départ assez psychédélique, avec le duo WCS / Paschall dans la raquette, GRIII sur l’aile, Alec Burks en mode Kobe 2019 et… Draymond Green à la mène. Yolo yolo yolo, heureusement qu’en face c’était Memphis, heureusement qu’en face les mecs n’étaient venus que pour prendre des photos entre deux léchages de pots de miel. Car le coup de poker tenté par Patrick Bruel Steve Kerr aura finalement fait son effet, avec un Draymond Green suffisamment intelligent pour gérer le tempo de son équipe, un Eric Paschall toujours aussi étonnant avec sa grosse tête rentrée dans ses grosses épaules, un… Marques Chriss saignant en sortie d’asile de banc, un fils de Glenn présent des deux côtés du terrain et surtout un Alec Burks en grande forme (29 points à 9/15). Les deux points négatifs de la soirée des Warriors ? 1) Une frayeur concernant Draymond Green, lequel retomba lourdement sur le coude avant de sortir… puis de revenir strapé comme jamais et 2) un nouveau dépôt d’ordures du rookie Jordan Poole (2/8), ce fameux gamin en train de tutoyer des sommets de nullité au tir depuis le début de la saison.

Les Warriors qui s’imposeront finalement 114-95 et décrocheront donc leur troisième succès de la saison, grand bol d’air frais pour une franchise en pleine respiration artificielle depuis la reprise. Bravo aux Dubs, shame on the Grizz, et à très vite pour de nouvelles rencontres en direct des fonds marins de la NBA.

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