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Carmelo Anthony is back : 4/14 au tir, 5 balles perdues et une défaite, du bon et du moins bon… mais la révolution attendra

C’était évidemment l’évènement de la nuit. Un Carmelo Anthony enfin de retour en NBA après plus d’un an au chomedu et toute une fanbase prête à s’exciter à base de mélocolie et de punchlines. Et vous savez quoi ? Cette nuit fut pleine de mélocolie… et de punchlines.

Quoiqu’il arrive ce match allait rester dans les annales, avec un ou deux n selon que l’on soit pro ou anti-Melo. Car il faut bien le déplorer, ils étaient nombreux ces fans de NBA prêts à sortir leur plus grosse hate malgré le retour sur les parquets de l’un des plus grands scoreurs purs de toute l’histoire de la NBA. Après tout, s’il préféraient s’extasier devant la match-up Alec Burks / Jae Crowder de l’autre côté du League Pass… chacun son truc. Au Smoothie King Center c’était en tout cas jour de fête avec le retour de celui qui porte désormais le double zéro dans le dos, et peut-être l’occasion pour les Blazers de démarrer enfin leur saison grâce à cet ajout plus psychologique qu’autre chose d’un premier abord. Et de toute façon… il ne fallait pas s’attendre non plus à des merveilles dès le premier soir, on parle quand même d’un mec de 35 balais un peu fat et qui joue en survêtement depuis 377 jours.

Hasard de la vie, ce retour de Melo coïncidait également avec… l’absence de Damian Lillard pour des problèmes de dos, après son absence lors des quatorze premiers matchs pour des problèmes de basket et d’envie de jouer. Pas de Dame D.O.L.L.A. et donc un cinq de départ à Portland composé d’Anfernee Simons, C.J. McCollum, Rodney Hood, Hassan Whiteside et… MELOOOOOOOOO, directement lancé dans le grand bain de la lose par Terry Stotts.

Carmelo Anthony 20 novembre

L’ancienne idole du Toyota Center Madison ne tardera d’ailleurs pas à signer son retour à coups de ficelle car après un premier shoot raté c’est après seulement 70 secondes qu’il rappellera à tous quel genre de gâchette il est peut-être encore. Écran sur McCollum, ça ressort derrière la ligne, catch, shoot, ficelle, labaz.

Le compteur 2019-20 de Carmelo Anthony s’ouvrait donc aux alentours de 2h21 heure française et continuera à être alimenté jusqu’à dix unités, signe d’une reprise réussie mais relativement tranquille. Une tentative d’assassinat sur Jaxson Hayes parce que, oui, Melo est encore capable de décoller ses pieds du sol, un nouveau tir lointain en fin de match, un finger-roll dans le trafic, ça c’est pour les points positifs. Une présence défensive que l’on qualifiera de suspecte, bizarre, une adresse dommageable (4/14) et un collectif des Blazers catastrophique (pas sa faute hein), ça c’est pour le côté moins reluisant de la soirée comeback. Car au-delà du retour de Melo, il y avait bien un match de basket cette nuit, et un match qui n’a fait que confirmer les doutes des Blazers cette saison…

Car si l’absence de Damian Lillard aurait pu permettre à certains de se sortir les doigts et pourquoi pas de dégager une tendance pour la suite, cette soirée n’aura finalement été qu’une page de plus dans l’affreux livre entamé par les hommes de Terry Stotts depuis le début de saison. Pas de hiérarchie en attaque, une défense inexistante, des rotations qui posent question, un coaching discutable, et je crois qu’on a fait le tour. Car quand la seule satisfaction d’un match est la belle débauche d’efforts de… Nassir Little c’est vraiment qu’il y a quelque chose qui cloche. Un duo McCollum / Rodney Hood esseulé, un Hassan Whiteside é…cervelé, un Anfernee Simons très et peut-être trop responsabilisé, d’autant plus sans Lillard, et globalement… qu’est-ce qu’on s’emmerde. Qu’est-ce qu’on s’emmerde en attaque, qu’est-ce qu’on s’emmerde en défense, et cette nuit les Pelicans se sont donc saisis poliment du cadeau offert par leurs invités. J.J. Redick s’est régalé car personne n’avait dit à Terry Stotts qu’il était en général plutôt adroit, Jrue Holiday a confirmé que les Blazers faisaient partie de ses victimes favorites, Brandon Ingram en a profité pour revenir aux affaires, Jaxson Hayes nous fait peu à peu découvrir ses exceptionnelles aptitudes athlétiques, et Nicoli Melo a même contré Carmeli Antonio, enfin on s’est compris.

A l’arrivée une victoire aisée pour des Pels pourtant toujours aussi gênés par les absences (Jahlil Okafor, Derrick Favors, Zion Williamson, Josh Hart et Lonzo Ball étaient encore out cette nuit) mais clairement appréciables dans le jeu et l’envie, alors que les Blazers s’enfoncent inexorablement dans les profondeurs de la Conférence Ouest. Huit défaites en dix matchs pour une équipe qui jouait encore les Warriors les yeux dans les yeux en juin dernier ? C’est moche les gars, c’est très très moche.

stats blazers 20 novembre stats pelicans 20 novembre

1 Comment

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  1. Yann.bd73

    20 novembre 2019 à 10 h 06 min at 10 h 06 min

    Je vois pas le problème, les Blazers jouent toujours les Warriors les yeux dans les yeux non ? 😀

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