Pacers

Les Pacers en grande forme depuis deux semaines : sept victoires en huit matchs, Victor Oladipo bientôt de retour, tutto va bene

Pacers 13 novembre

Gros menu au programme jusqu’en décembre, on va voir ce que ça vaut.

Source image : NBA League Pass

On en parle peu mais les Pacers nous sortent depuis deux semaines un sacré panel de belles choses. Le tout début de saison fut compliqué, intégration des petits nouveaux probablement, mais depuis la machine roule à toute berzingue et quand tu utilises… le mot berzingue en intro, tu sais que tu vas parler d’une affaire qui roule.

Ça partait plutôt mal. Trois défaites inaugurales, par deux fois face aux Pistons et une fois contre les Twin Towers inarrêtables de Cleveland, et la franchise de la Creuse l’Indiana se retrouvaient alors citées dans tout un tas de conclusions hâtives. Les Pacers vont-ils finir leur saison avec un bilan de 0-82 ? Malcolm Brogdon n’aurait-il pas plus sa place dans une classe de génies des matsh plutôt que sur un terrain e basket ? Myles Turner défend-il mieux que James Harden ? Nate McMillan connait-il le basket ? Les Pacers ne devraient-ils pas… jouer en G League plutôt qu’en NBA ? On adore tellement toutes ces questions pleines de drogue au mois d’octobre et deux semaines plus tard… Domantas Sabonis et ses coéquipiers ont déjà mis une belle taloche à toutes ces médisances.

Trois défaites pour démarrer donc, et depuis… sept victoires en huit matchs. Une seule défait donc, à Charlotte dans un match absolument phénoménal des Hornets et de Devonte’ Graham, malgré un duo T.J. Warren / Malcolm Brogdon au sommet. Pour le reste ? Win, win, win, all they do is win. Une série de victoires à mettre en relief cependant car acquise durant un road-trip assez confortable non loin de leurs bases, avec des succès face à Washington, Brooklyn, Orlando, Cleveland, Chicago et Detroit. Six matchs face à des équipes de l’Est, des équipes au mieux moyennes plus et au pire dégueulasses, mais six matchs dans le genre de ceux qu’il faudra gagner cette saison pour exister au milieu du carré Bucks / Sixers / Celtics / Raptors. Et on rajoute donc une belle soirée de plus la nuit passée contre le Thunder, autre franchise que l’on qualifiera d’équipe dont le ventre est mou, pour en arriver aujourd’hui à un bilan beaucoup plus honorable de huit victoires et quatre défaites, beaucoup plus honorable et beaucoup plus logique compte tenu des ambitions de la franchise. Car ne nous le cachons pas, si lors des deux dernières saisons les Pacers ont évolué clairement au dessous des radars pour finalement s’imposer comme une valeur sûre à l’Est et plus si affinités (souvenez-vous le premier tour face aux Cavs en 2018, mon dieu…), cette saison toute place hors du Top 6 sera jugée comme une contre-performance. Pourquoi ? Car si une grosse partie de l’effectif colonne vertébrale de 2019 est parti (Thaddeus Young, Cory Joseph, Darren Collison, Wes Matthews, Bojan Bogdanovic…), d’autres sont arrivés et pas des moindres (Malcolm Brogdon, T.J. Warren, Jeremy Lamb, T.J. McConnell, Goga Bitadze…) et c’est sans compter LA recrue de la saison à venir, une recrue qui a refoulé les parquets cette semaine en s’entraînant avec la franchise de G League affiliée aux Pacers et qui devrait être de retour dans l’équipe début 2020… Victor Oladipo. Victor Oladipo aka l’homme qui fut à deux doigts de bouter LeBron James hors des Playoffs il y a 18 mois, Victor Oladipo qui présente la qualité assez intéressante d’être l’un des arrières les plus doués de la Ligue en attaque… ET en défense, Victor Oladipo dont l’association potentielle sur le backcourt avec Malcolm Brogdon donne déjà lieu à des réactions physiologiques étonnantes chez les observateurs, que l’on soit fan des Pacers ou pas d’ailleurs.

Car pour l’instant et sans leur leader incontesté, ces Pacers sont déjà capables de dérouler du vrai basket en attaque. Malcolm Brogdon n’en finit plus de prouver qu’il est un basketteur merveilleux, T.J. Warren se fond à merveille dans le collectif et fait profiter, de manière assez cahin-caha il est vrai, des ses aptitudes offensives, Jeremy Lamb est capable d’être le facteur X attendu et Domantas Sabonis progresse à vitesse grand V et est en train de devenir un vrai problème pour les défenses grâce à un combo taille / vitesse / adresse / fondamentaux que l’on qualifiera de… lituanien. Rajoutez à cela l’émergence attendue du monstre gentil Goga Bitadze, les apports intéressants des frères Vacances, de Doug McMarmotte ou T.J. McConnell, les belles promesses de l’inconnu Sumner… et vous btenez un groupe solide et complémentaire qui va tranquillement pouvoir se mettre à y croire lorsqu’il sera au complet.

Mais dans ce tableau aux allures idylliques, tout ne sera pas si facile, et tout ne tiendra qu’à un fil, c’est pas nous qu’on l’dit c’est Bruno et Didier. Les deux « soucis » identifiés ? On y vient. Premièrement la défense. Vraie passoire sur les premiers matchs, Madame Indiana a depuis quelque peu rectifié le tir mais la partie relou du travail reste trop oubliée par les joueurs de Nate McMillan. Malcom Brogdon fait partie des meneurs défenseurs les plus solides de la Ligue, Victor Oladipo est également un exemple en la matière et apportera sa hargne à son retour et Myles Turner aurait fait un DPOY tout à fait honnête la saison passée, voilà qui est censé rassurer tout le monde. Sauf qu’aujourd’hui le duo Myles Turner / Domantas Sabonis semble incapable de tenir à moins de vingt points le premier intérieur de DM3 venu, sauf que la défense d’Indiana a clairement réussi à step-up depuis… la blessure de son pivot, on marche sur la tête comme dirait l’autre. Pas d’ambition légitime sans une vraie défense, poke les Rockets, et c’est donc de ce côté du terrain que l’on attendra le plus les bouseux (en toute amitié bien sûr) et ce le plus rapidement possible. L’autre vrai défi des Pacers ? Il aura lieu durant les quinze prochains jours, avec un menu qui devrait nous en dire plus sur le réel niveau de cette équipe. Le programme jusqu’au 1er décembre ? Les Rockets, les Nets et les Sixers à l’extérieur, ah ouais quand même, et un trio Bucks, Magic, Jazz qui viendra sentir la bonne odeur du purin dans l’Indiana. Vrai programme, vraies oppositions, et un bilan qu’il sera donc intéressant de juger et analyser dans deux semaines.

Un tout début de saison un peu honteux mais une nette remise en question depuis, face à des équipes qui avaient tout de sparring partners parfaits. On s’est remis dans le sens de la marche c’est très bien mais désormais il est l’heure de monter à l’étage supérieur. Alors ces Pacers, plutôt Champion’s League ? Europa League ? Europa Park ? Premiers élements de réponse dans deux semaines, alors à très vite les loulous et vive la campagne.

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