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Officiel : Tristan Thompson est libéré du Kardashian Curse, gros début de saison et nouvelle victoire des Cavs

Tristan Thompson

Mais ça existe vraiment ce truc.

Source image : NBA League Pass

Ce n’est pas celui qu’on attendait le plus, et pourtant c’est bien lui qui met sa franchise sur ces épaules en ce début de saison. Encore une fois très performant, cette nuit à Washington, Tristan Thompson a fait le nécessaire pour mener les Cavs jusqu’à la victoire.

Alors celle-là, pour le coup, fallait l’annoncer après avoir certainement bu un tonneau de pinard. Dire que Tristan Thompson allait être un des piliers des Cavs ? Non, ça on pouvait le dire. Par contre, dire que Tristan Thompson allait être un des piliers offensifs de Cleveland et qu’il allait taper des 20-10 pour permettre à sa franchise de l’emporter ? Non, ça va, merci. Allez, juste un doigt comme dirait Odile Deray. Pendant toute sa carrière, donc sur ses 8 premières saisons professionnelles, le pivot canadien a été cantonné à un seul rôle, aussi important fût-il : celui d’éboueur. Un rim-runner comme on dit, qui pose de gros écrans, qui boxe au rebond, qui défend sur plusieurs postes si possible, apporte toujours autant d’énergie et motive ses coéquipiers. Offensivement ? On n’attendait pas grand chose de sa part, quelques sorties excitantes mais rien de plus. En tout cas, rien d’aussi offensif que dans ses orgies privées. Sauf que cette saison, et après avoir bien évidemment avancé depuis sa rupture avec Khloe Kardahsian, c’est un tout autre Tristan qui nous est offert. Un Tristan agressif, un Tristan entreprenant, un Tristan qui donnait l’impression d’avoir une patate chaude entre les mains et qui semble à l’aise dans ses initiatives quand il a le ballon. C’est assez simple : sur ses 562 premiers matchs en carrière, Thompson n’a dépassé que 15 fois la barre des 20 points. Cette saison ? Au bout de 7 matchs, il l’a déjà dépassée 3 fois. Une jolie transformation dans son apport au jeu, permettant aux Cavs de profiter d’une nouvelle arme en attaque, et de se baser dessus quand certains matchs sont compliqués à aller remporter.

Genre, cette nuit, à Washington. Une rencontre assez gérée au global par Cleveland, mais comme souvent les Cavs ont réussi à se mettre des bâtons dans les roues. Alors que les Wizards n’y étaient pas, c’est le troisième quart qui a fait mal, permettant aux hôtes de croire à un money-time intéressant. Mais non, heureusement, il y avait du Tristan à la rescousse, du Cedi Osman aussi, et Collin Sexton pour compléter le match prometteur de Darius Garland, enfin un premier soir où le rookie pouvait réduire la pression sur ses épaules. Sans en faire une tonne, sans dominer outrageusement, ces Cavs se sont imposés à Washington avec une répartition du scoring assez intéressante (7 joueurs à 10 points minimum), et sans avoir une grande réussite à trois-points pour autant (22%). C’est justement dans ce genre de bataille des tranchées, où il faut montrer le plus de détermination, qu’un garçon comme Thompson peut faire la différence. Dans une raquette où la concurrence se nommait Thomas Bryant et Moe Wagner (auteurs de bons matchs mais bitch please), le bûcheron canadien a imposé ses épaules, donné ce qu’il avait en stock sous les arceaux, et gratté ce qu’il pouvait gratter, du rebond offensif notamment avec 9 prises précieuses dans le centre-aéré de Washington. Ce double-double généreux (21-12-3-3-2) lité à la troisième victoire des Cavs cette saison est un joli symbole de ce que cette franchise et son pivot vivent sur ce début de saison. Des soirées parfois badantes, des jeunes qui se cherchent, des leçons à apprendre jour après jour, mais un vétéran qui assure et montre l’exemple au quotidien. C’est pas la giga-joie à Cleveland, mais il y a un homme qui fait le taf du soir au matin. Et ça, c’est plutôt cool par rapport à ce qui était prévu en début de saison.

Est-ce que Tristan Thompson tourne à près de 18 points et 12 rebonds de moyenne avec 2 contres, sur cette campagne 2019-20 ? Absolument. Plus que jamais, on le répète : ne sortez pas avec une Kardash, ça porte la poisse, surtout en NBA.

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