Los Angeles Clippers

Patrick Beverley se paye les Warriors : le rapport de force s’est inversé, c’est le moment d’en profiter

Stephen Curry Patrick Beverley

Il n’avait pas attendu cet été pour l’ouvrir de toute façon.

Source image : NBA League Pass

Revenu des vacances avec quelques kilos de moins sur la balance et une dalle de hyène, Patrick Beverley est plus nerveux que jamais à l’aube de cette nouvelle saison NBA. Re-signé par les Clippers pendant l’été, il sent que son équipe a l’opportunité de faire quelque chose de grand cette saison. Alors il en profite pour titiller un peu ses rivaux voisins qui suivent une trajectoire inverse.

Jeudi, les Warriors inauguraient leur nouvelle salle baptisée le Chase Center, dans le centre-ville de San Francisco. La NBA avait gâté les fans qui ont réussi à se procurer un billet en l’échange d’un rein ou de trois mois de salaire en programmant une belle affiche contre les Clippers pour l’occasion. Mais les effectifs ont bien changé depuis leur dernière rencontre pour le premier tour des Playoffs puisque les Angelinos se sont sacrément renforcés avec les arrivées de Kawhi Leonard et Paul George main dans la main tandis que Golden State perdait dans le même temps de nombreux assets et même l’une de ses deux stars en la personne de Kevin Durant. Pas peu content d’avoir réussi à inverser le rapport de force durant l’été, Patrick Beverley a l’air tout heureux de son choix de prolonger chez les Voiliers alors que plusieurs équipes suivaient sa piste durant l’intersaison. Toujours chiant à jouer, la puce avait déjà fait sortir Durantula de ses gonds avec sa défense suffocante et ses déclarations borderline au mois d’avril. Les LAC étaient même allés gagner deux fois à l’Oracle Arena pour faire douter les Dubs avant de se faire sortir en six manches. Alors maintenant que l’ailier a fait son baluchon pour rejoindre l’autre bord du pays, PatBev ne s’est pas gêné pour troller les derniers finalistes en profitant de la présence de quelques membres du staff de la nouvelle enceinte des Warriors pour exprimer tout ce qu’il avait sur le cœur tandis que Chris Haynes de Yahoo! Sports rôdait autour pour retranscrire ses mots après un blowout de Kawhi Leonard et ses copains dans la baie (141-122).

« Vous êtes différents sans KD, hein. Vous avez triché assez longtemps, ça suffit. Vous avez eu une bonne période, maintenant retour à la réalité. »

Les propos provocateurs du meneur traduisent bien l’état d’esprit qui régnait dans la Ligue depuis quelques années ou plus exactement depuis l’arrivée de Kevin Durant en Californie que cet entassement de stars n’était pas bon pour la NBA. Avec 322 victoires sur 410 possibles lors des cinq dernières années, les Warriors ont marché sur la concurrence et tué le suspense en privant de nombreux All-Stars de la Conférence Ouest de Finales NBA à cause de leur superteam. A 31 ans, Patrick Beverley n’a quasiment connu que la suprématie de Golden State et il est heureux d’enfin avoir des chances de jouer pour le titre cette année. Non pas que les Rockets ou les Clippers n’aient pas eu leur chance ces dernières années, mais en bonne santé et à 100% de leurs moyens l’équipe de Steve Kerr était quasiment imbattable sur une série au meilleur des sept matchs et la Free Agency 2019 a permis de redistribuer largement les cartes. Fini les superteam, la mode est aux duos un peu partout dans la Grande Ligue et le suspense est déjà nettement plus présent que ces dernières années où les Warriors et les Cavaliers se sont retrouvés quatre fois de suite en Finales. Sans Kevin Durant ni Andre Iguodala ou encore Shaun Livingston, Andrew Bogut et même Klay Thompson probablement out pour la saison, l’équipe des Dubs n’est plus du tout la même et ses ambitions devraient être nettement moins élevées cette saison. Cette première large défaite à domicile pour baptiser leur nouvelle arena en est un terrible rappel comme Steve Kerr l’a concédé en conférence de presse.

« Ça n’est pas une sensation agréable. La défaite pue. Ce n’est pas drôle mais cela correspond plus à la réalité de la NBA. Nous avons vécu dans un monde qui ne devrait pas exister lors de ces cinq dernières années. Nous avons eu, statistiquement parlant, le meilleur bilan de l’histoire pendant cinq ans. Ce qu’on a vécu aujourd’hui [jeudi, ndlr] c’est la réalité. »

C’est de bonne guerre, Patrick Beverley jubile de se trouver enfin dans le bon camp. Avant même le retour de blessure de Paul George, les Clippers se présentent déjà comme les principaux favoris pour le titre cette saison. Et s’ils peuvent en profiter pour se venger contre les Warriors au passage, notamment en les tapant lors d’une série de Playoffs, ils ne se gêneront pas. Doit-on rappeler que ce sont les derniers à avoir battu Golden State en postseason dans la Conférence Ouest en 2014 ?

Source texte : Yahoo! Sports

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