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Rasheed Wallace, la légende de la faute technique : se faire expulser pour un regard, du grand art !

Whack ! Get out !

Source image : YouTube

Avec sa grande bouche, ses « Ball Don’t Lie » et puis aussi une bonne dose de talent, Rasheed Wallace fait clairement partie de nos personnages préférés all-time. Alors quand il souffle ses bougies, nous on fait un article, c’est automatique. Et quand on fait un article sur Rasheed Wallace, on est obligés de discuter fautes techniques. Ça aussi c’est automatique. 

D’après le lexique TrashTalk, une faute technique est une réprimande destinée à sanctionner un joueur ou un entraîneur qui clame un peu trop fort le fond de sa pensée aux oreilles de l’arbitre. La faute technique confère systématiquement un lancer franc gratuit à l’équipe adverse et est synonyme de premier et de dernier avertissement pour l’accusé, expulsé au bout de la deuxième. L’un des plus grands spécialistes de cet « exercice » est le grand Rasheed Wallace. Parce que oui, Rasheed Wallace et les arbitres, c’était une véritable histoire d’amour. Le genre de love story qu’on voit uniquement dans les films. Tout au long de sa carrière, le Sheed a ouvert sa grande gueule et les officiels ont souvent été dans son viseur. Résultat, il a enchaîné les fautes techniques à un rythme record, notamment entre 1999 et 2001. D’abord, il a accumulé 38 fautes techniques lors de la saison 1999-00, nouveau record all-time, félicitations Rasheed. Mais la saison suivante, il a fait encore « mieux »  en repoussant ses limites avec 41 sanctions en l’espace de 80 matchs ! Ceci n’est pas une blague. Wallace a bien été sanctionné par une technique un match sur deux pendant la campagne 2000-01. Heureusement qu’il n’y avait pas de suspension à l’époque pour accumulation de fautes techniques car sinon l’intérieur des Blazers aurait raté pas mal de rencontres, tout en laissant de l’oseille sur la table. En parlant de suspension, il faut savoir que le Sheed a pris deux matchs en 2001 pour avoir balancé une serviette dans la tronche d’un arbitre après une expulsion, et surtout sept matchs en 2003 pour confrontation et menaces sur un certain Tim Donaghy (bonjour les fans des Kings) après une victoire des Blazers. Bref, il s’y connaît dans le domaine. Pour la petite histoire, Wallace a accumulé 317 fautes techniques durant sa carrière, le troisième plus gros total derrière Charles Barkley et Karl Malone.

Parmi ses 317 fautes techniques, il y en a une qui est particulièrement restée dans les mémoires et ce pour plusieurs raisons. Déjà, c’était quasiment sur la plus grande scène du basket NBA, lors du Game 1 des Finales de Conférence Ouest entre les Lakers et les Blazers en 2000. Ensuite, c’est parce que cette faute technique s’est transformée en expulsion étant donné que Rasheed Wallace avait déjà été sanctionné durant la rencontre. Enfin, et c’est surtout pour cette raison, le Sheed a réussi à se faire éjecter sans dire le moindre mot. Et ça, il faut le faire quand même. Pour réussir cet exploit, il faut posséder une sacrée réputation dans le domaine de la faute technique, et on peut dire que Wallace était au sommet à ce niveau-là. Allez, on vous refait la scène dans son intégralité car c’est mythique. Après avoir pris une première technique dans le deuxième quart-temps pour contestation alors qu’il était assis le long de la ligne de fond, Rasheed est à la limite de l’exclusion, notamment suite à un dunk où il n’a pas hésité à montrer son mécontentement envers l’arbitre. Et cette exclusion, elle va arriver au milieu du troisième quart. Suite à une faute de Kobe Bryant sur Scottie Pippen, Wallace regarde l’arbitre Ron Garretson pendant quelques secondes, sans rien dire. L’officiel prend cela comme une provocation et dégaine. « Whack ! Get Out ! », deuxième technique pour le Sheed, direction les vestiaires. Le joueur de Portland Steve Smith demande tout de suite des explications à l’arbitre, qui confirme que Wallace n’a rien dit du tout. Après un « get away from me Steve » légendaire, Garretson lui explique que Rasheed a enchaîné les provocations en le regardant de travers à plusieurs reprises pour l’intimider. C’était la fois de trop.

Cette expulsion dans un match de Finales de Conférence, c’est un peu le symbole du Rasheed Wallace chez les Jail Blazers. Un grand joueur au sein d’une équipe très talentueuse, mais des problèmes de comportement (et il était loin d’être le seul au sein de son équipe) qui ont fini par coûter cher à Portland au début des années 2000, eux qui ont enchaîné les campagnes de Playoffs sans jamais atteindre les Finales NBA. Ceci étant dit, c’est aussi ce qui fait le personnage Rasheed Wallace. Que serait le Sheed sans sa grande bouche, ses fautes techniques et ses embrouilles avec les arbitres ? C’est pour ça qu’on l’aime non ? Et puis bon, on parle quand même d’un joueur qui a été quatre fois All-Star et qui a remporté un titre NBA en 2004 sous le maillot des Detroit Pistons. Alors oui, sans son côté tête brûlée, Wallace aurait peut-être réalisé une carrière encore plus accomplie. Parce que niveau talent et polyvalence, le garçon était quand même un sacré joueur de basket, et des deux côtés du terrain s’il vous plaît. Mais voilà, on ne va pas refaire l’histoire et nous, on l’aime comme il est le Sheed.

Rasheed Wallace, la légende de la faute technique. Rouspéter pour ensuite se faire sanctionner par les arbitres, c’est presque devenu un art grâce au Sheed. Et honnêtement, même si ça fait déjà un petit moment qu’il n’évolue plus sur les parquets NBA, il nous manque toujours le bonhomme.

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