Mondial

La Pologne frappe un grand coup d’entrée : victoire méritée face aux Russes, les quarts de finale c’est à gauche après l’Argentine

Dès 10h du matin, cette Coupe du Monde 2019 nous offrait ce qui ressemblait à un beau huitième de finales entre la Russie et la Pologne. Pas le même bilan à la base mais le même objectif : gagner pour ne pas voir tout ou presque de ses rêves de quarts de finale s’envoler. On a eu une bonne grosse guerre européenne à l’ancienne, et au final ce sont donc les Polonais qui s’en tirent. Allez, débriefkowski.

C’était un peu à la vie à la mort ce matin à Foshan. Un genre de win or go home, car en cas de défaite chacune des deux équipes voyaient ses chances de qualif pour les quarts fortement compromises pour ne pas dire réduites à quasi-néant. Peut-être pour ça d’ailleurs qu’on assistait à un début de match tendu, dans lequel on sentait clairement le stress à travers l’écran de notre PC, la bise aux streamers de la péninsule arabe. Seul ce Gérard russe de Mikhail Kulagin semblait comme un poisson dans l’eau en envoyant rapidement une ribambelle de shoots lointains, l’occasion de se dire que l’on n’utilise pas assez le mot ribambelle en 2019. Kulagin donc qui d’entrée de jeu offre un petit matelas confortable aux Russes, du genre de celui sur lequel on aimerait se poser s’il n’y avait pas Italie-Espagne à 14h30. En face c’est comme souvent Mateusz Ponitka et Adam Waczynski qui gèrent le scoring, alors que Slaughter semble fâché avec la route qui mène au panier. Les Russes font la course en tête toute la première mi-temps, ça déroule dessous et ça envoie de la bombinov de loin, bref le plan de jeu se déroule à merveille même si on sent que tout ne tient qu’à un fil, la bise à Didier et Bruno, les vrais savent.

Tout ne tient qu’à un fil donc, et ce fil d’Ariane, RIP, les Polonais finiront par le couper en toute fin de match. Un gros passage du chef de chantier Damian Kulig, les deux snipers précédemment cités qui continuent leur festival, Aaron Cel qui s’y met, et les Russes vont donc voir inexorablement la Pologne se rapprocher et leur passer devant au dernier quart. Ça balance du gros alley-oop côté Poland, et on commence à comprendre le pourquoi du comment d’une équipe toujours invaincue en Chine à l’heure de ces lignes. Tableau facile ? Peut-être, mais les matchs ne se gagnent pas au chifumi non plus. Après un money time maitrisé l’équipe de Mike Taylor l’emportera finalement 79-74, face à une Russie trop dépendante des exploits de Kulagin et tout simplement… plus faible que cette belle Pologne.

A moins d’un tremblement de terre vénezuelien les Polonais sont donc quasiment qualifiés pour les quarts, alors que les Russes sont à un poil de cul d’être éliminé, tremblement de terre enfin bref on s’est compris. Ce qu’on sait ? C’est que lundi le match Argentine-Pologne sera très probablement celui qui décidera de la première place de ce Groupe I, aka la place qui enverra Ponitka ou Scola affronter, logiquement, le perdant entre l’Espagne et la Serbie. Vous suivez toujours ? Tant mieux.

Pologne Russie russie pologne

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