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Steve Nash revient sur le flop des Lakers en 2012 : « Je ne pense pas que ça aurait marché un jour, c’était voué à l’échec »

Ahhh les Lakers 2012, cette Dream Team qui s’est transformée en cauchemar.

Source image : Twitter @ringer

Avec le récent retour de Dwight Howard aux Lakers, beaucoup de souvenirs sont remontés à la surface, des souvenirs pas forcément très glorieux datant de la saison 2012-2013. Cette année-là, la franchise californienne avait monté une très grosse équipe durant l’intersaison, avant de se planter lamentablement sur le terrain. Steve Nash est revenu sur cet épisode lors d’un podcast avec Bill Simmons.

Quand une grande équipe est assemblée, il y a souvent la même question qui se pose. Ces stars peuvent-elles jouer ensemble ? On a eu beaucoup d’exemples par le passé, avec les grands duos, les Big Three, les Big Four et autres dream teams. Parfois, ça marche comme sur des roulettes. Les Warriors par exemple, qui ont détruit la ligue dès la première année après l’arrivée de Kevin Durant en 2016, ou encore les Celtics de 2008 version Paul Pierce – Kevin Garnett – Ray Allen, vainqueurs de 66 matchs et du titre NBA lors de la première saison du trio à Boston. Parfois, il faut un peu de patience avant que la mayonnaise prenne. C’était le cas pour le Big Three de Miami, composé de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, qui a mis du temps à trouver un vrai équilibre avant de rafler deux titres en 2012 et 2013. Et parfois, ça se transforme en déception, voire même en bide total. Les Lakers de la saison 2012-2013 rentrent dans la dernière catégorie. À l’époque, on pensait qu’ils allaient retrouver le trône de la Conférence Ouest deux ans après leur dernier titre face à Boston. En même temps, il y avait Kobe Bryant, Pau Gasol et Metta World Peace sur place, avec deux recrues de choix nommées Dwight Howard et Steve Nash. Bonjour le quatuor de feu. Sauf que ça n’a jamais marché, et l’ancien meneur canadien a livré ses raisons à Bill Simmons.

« Je pense que ce n’était pas une bonne combinaison. C’était une belle idée, une belle opportunité. Tout le monde pensait que ça allait être super. Mais beaucoup de facteurs sont entrés en jeu. D’abord, je me suis blessé au genou dans le premier ou deuxième match, je n’étais plus le même après ça, et je ne suis toujours pas le même. Pau (Gasol) était fatigué à cause de tous ses tournois avec l’Espagne l’été. Dwight (Howard) sortait d’une opération au dos. Metta (World Peace) n’était plus vraiment le même, il pouvait toujours blesser des gens et il avait ses moments, mais il n’était plus aussi énergique. […]

Je ne pense pas que ça aurait marché un jour. C’était voué à l’échec. »

Favoris à l’Ouest en début de saison, les Lakers n’ont remporté que 45 victoires cette année-là pour une pauvre septième place de conf’, avant de se faire dégager au premier tour des Playoffs face aux Spurs à travers un sweep bien violent. Comme l’indique Steve Nash, les blessures et le manque de fraîcheur ont joué un rôle dans cette débâcle, surtout que Kobe Bryant s’était pété le tendon d’Achille à quelques matchs de la fin de la saison régulière. Les Lakers n’ont jamais vraiment réussi à trouver un équilibre entre toutes ces différentes pièces et Nash met notamment en avant le fait que Dwight, loin d’être à 100%, voulait avant tout jouer au poste, tandis que les Lakers préféraient l’utiliser en pick & roll. On sait aussi à quel point Kobe et D12 ont galéré pour s’entendre, et il faut bien dire que Bryant et Nash n’étaient pas forcément très complémentaires étant donné que les deux étaient des joueurs de ballon à la base. Gasol avait lui réalisé peut-être sa moins bonne saison en carrière à l’époque, limité par les blessures et le style de jeu du coach Mike D’Antoni, qui n’était pas vraiment l’homme de la situation pour ce job. Bref, un flop monumental qui a un peu marqué le début de la chute libre des Lakers dans les années qui ont suivi.

Blessures, incompatibilité, vieux joueurs, tous ces facteurs-là expliquent la campagne chaotique des Lakers cette saison-là. La preuve que le basket est un sport qui ne se joue pas sur le papier, mais bien sur le parquet. Et c’est très bien comme ça.

Source texte : The Ringer

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