Mondial

L’Australie remporte la finale du Groupe H : victoire virile face à la Lituanie, et Aron Baynes est donc le nouveau Curry

Depuis que l’on connaît le calendrier, c’était LA rencontre la plus attendue dans ce Groupe H. Après deux premiers matchs gagnés, l’Australie et la Lituanie étaient déjà qualifiés mais on voulait quand même savoir qui finirait en tête dans cette poule et continuerait invaincu dans ce Mondial. Et cette « finale » a tenu toutes ses promesses avec un match palpitant, surtout sur la fin en fait. Finalement, c’est grâce à un Aron Baynes énervé et un Patty Mills clutchissime que les Boomers se sont offert une troisième win de suite sur les terres chinoises (87-82).

Avant tout, parlons un peu des joueurs qui nous ont tapé dans la rétine. Côté australien, c’est Baynes et Mills qui ont géré la maison avec 44 points inscrits à eux deux. Mais le nouveau pivot des Suns n’a pas seulement compté ses points, puisqu’il a également fini la rencontre avec 13 rebonds et un contre. Autant vous dire que le bon vieux Jonas en face, il a pas trop trop fait le malin. Pendant qu’Andrew Bogut s’occupait des pick-and-rolls et distribuait la gonfle à tous ses potes en mouvement, que Pat enchaînait les téjeus bien clutchs (8/16 au tir le petiot), Haron lui a dominé tout le secteur intérieur. Mais pas que, puisqu’il avait aussi réglé son shoot au millimètre (3/5 du parking). Avec Delly et Joe Ingles – transformé à l’occase en meneur de jeu -, on a pu trouver la différence entre les deux teams. De l’autre côté, on a senti un système beaucoup plus construit sur les stars que sur le collectif à la sauce australienne. Et c’est là qu’entre en scène notre grand Domantas Sabonis, le poste 4 des Pacers. Très chaud à l’idée de ne pas laisser les Wallabies lui marcher sur la mèche, il a montré qu’il était le futur grand nom dans son pays qui pue le basket. Intelligent au rebond (surtout défensif) et doté d’un très bon touché dans le petit périmètre, il a fini la rencontre avec les stats les plus polyvalentes de son équipe (12 points, 4 rebonds et 4 caviars). Alors même s’il a laissé le plus gros du scoring à Marius Grigonis (19 points) et les rebonds à Jonas (7 rebonds), le leader dans le vestiaire et sur le parquet c’était bien lui, Domantas Sabonis.

Mais tout cela ne veut pas dire que les Australiens n’ont eu un peu chauds aux fesses. Bien partis dans le premier quart après trois filoches derrière l’arc d’Aaron Baynes, Patty Mills et Matthew Dellavedova, les kangourous ont bien géré leur match sans pour autant creuser énormément l’écart. Et à chaque fois que Domantas et ses potes tentaient de repasser devant, les jaunes leur mettaient un petit coup de poignard et ont finalement conservé leur avance tranquillement pendant presque tout le match. Presque ? Oui, presque. Puisqu’au début du quatrième quart, un énorme trou d’air est venu frigorifier nos amis du pays continent. Commençant la quatrième période avec huit points de retard, les Lituaniens ont infligé un supra violent 11-0, tout en défendant dur ce qui a privé les Boomers de points marqués pendant toute la première moitié du dernier quart. Ce qui est venu foutre des bons petits frissons à des mecs qui sont plutôt habitués à la chaleur d’Australie. Et franchement, sur le moment, on avait l’impression de voir une équipe de N3 néo-zélandaise qui c’était retrouvé par hasard sur le parquet du Mondial. Mais après cette piquante remontada, c’est Patty Mills qui a (plutôt très bien) pris les choses en main. Un fadeaway à 1’40 » du terme, suivi d’un énorme stepback à 3 points pour clôturer le game à 30 secondes du buzzer. Dans les cinq dernière minutes du match, Patty a inscrit 9 points sur les 19 de son équipe. Il était bien bien chaud notre ami alors qu’en face les Lituaniens n’étaient définitivement pas de taille à rivaliser dans une fin de match serrée et saccadée par les fautes – Sabonis a récupéré sa petite anti-sportive, c’était gratuit. Fin du match, 87-82 pour des kangourous qui se sont faits un peu peur quand même.

Le match entre l’Australie et la Lituanie était un bon avant-goût de ce que l’on pourra retrouver au deuxième tour, voire pendant les phases finales. Deux effectifs qui se battent à tout prix et qui ont (à peu près) les armes égales, on vous assure que ça donne une très belle intensité de match et ça, c’est bien plus palpitant que de voir Team USA humilier le Japon.

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