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NBA Flashback 2018-19 #50 : ce jour où Dirk Nowitzki a tiré un trait sur l’une des plus belles carrières de tous les temps, auf wiedersehen poto

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

Boris Becker est une légende du tennis. La Paulaner est une bière très agréable en bouche. La Forêt noire est un dessert, très gras certes, mais très bon. Michael Schumacher est un pilote hors-pair, mythique. La Kartofellsalat, ou salade de pomme de terre, est un plat typique très agréable l’été quand il fait chaud. Une Bratwurst est une saucisse très souvent servie avec de la Sauerkraut, de la choucroute quoi. La chute du mur de Berlin est un moment d’histoire que l’on n’oubliera jamais. Le Bayern Munich est une équipe de football indétrônable et historique. La Mannschaft est la deuxième équipe nationale la plus titrée au championnat du monde. Vous l’aurez compris, on liste ici quelques unes des plus belles choses que l’on peut trouver chez nos voisins les Allemands. On a cependant gardé le meilleur pour la fin : Dirk Nowitzki.

En France on a le grand blond à la chaussure noire, et en Allemagne ils ont le grand blond… MVP 2007. On parle aujourd’hui d’un gars qui a joué 1522 matchs dans la Ligue, marquant durant ce laps de temps pas moins de 31 560 points, soit le sixième plus gros total de l’histoire. Et cette légende-là a mis fin à sa carrière cette année, après 21 saisons passées sous le même maillot. Retour sur les deux derniers matchs de Monsieur Dirk qui viennent clore une saison en roue libre, juste pour se faire kiffer.

Nous sommes donc le 9 avril 2019 et c’est le dernier match du numéro 41 dans son jardin, l’American Airlines Center. Alors que la banderole de champion 2011 flotte dans le haut du stade, tout s’installe pour une soirée légendaire. Annoncé comme il se doit, Dirk rentre checker ses petits copains, grand sourire aux lèvres, et le public devient déjà fou. Les trois premières minutes de match sont lunaires, le grand blond touche tous les ballons et commence à faire trembler les ficelles comme s’il avait 20 ans. La salle est debout, le banc de Dallas sur le terrain et Dirk sourit, comme un gamin. Le match est anecdotique et dès qu’il rentre, on lui donne tous les ballons, ce qu’il lui permettra d’enquiller 30 points, comme un grand, en croquant comme il se doit, évidemment. De l’autre côté, histoire de pousser jusqu’au bout le n’importe quoi, Jamal Crawford et ses 39 ans vont planter 50 points, lunaire on vous a dit. Le semblant de match se termine et place au moment émotion, la salle devient noire, le blond est placé au centre du terrain avec une lumière pointée sur lui, chhhht derrière. 2m13 de génie, d’humour, de travail et de légende se tiennent au milieu de cet immense arène et vous savez quoi, bah il paraissait tout petit le Dirk. Avec une humilité et une justesse qu’on lui connaît, il va faire un discours plein d’émotion et de remerciements, que du love. Quelques blagues, des sourires, une voix qui paraît lourde… parce qu’il est un peu malade, de quoi bien nous toucher dans notre petit cœur. Clap de fin donc et on part se coucher les joues toutes mouillées et le nez tout bouché. Vous avez pas un mouchoir ?  On fait une allergie.

Seulement, la saison n’est pas terminée et le dernier match de la carrière de Dirk se fera chez les voisins de San Antonio. Allez, on ressort la boîte de mouchoirs et on se mate ça. Les Spurs ont concocté une petite vidéo hommage pour la légende, de quoi l’annoncer en début de match comme s’il était à la maison dans ce AT&T Center qui sent qu’il se passe quelque chose. L’Allemand fond en larmes, nous aussi, le ton de la soirée est donné. Alors que Gregg Popovich demande à ses gars de ne pas trop défendre sur le numéro 41, Dirk va se gaver et marquer quelques paniers pour se faire kiffer : légende reconnaît légende. Chaque fois qu’il foule le parquet, tout le monde devient fou et sait que ce sont les derniers instants du gars en tant que joueur, alors on profite. Shoot après shoot, il empile les points : il atteint la barre des 20 points en prenant un tir en tête de raquette, sur la tête d’un Spur qui était là pour faire de la figuration. Clap de fin, tout le monde le prend dans ses bras. L’accolade entre Gregg et Dirk est légendaire, une page d’histoire se tourne et les acteurs de celle-ci ont tout fait pour que cela se finisse comme il se doit.

La saison de Dirk a été dure et longue mais pleine de kiff’. Le joueur le dit, ça a été dur physiquement et son équipe l’a soutenu toute l’année : merci les Mavs d’avoir permis un baroud d’honneur pareil et merci Dirk pour tout ce que tu as fais. L’impact du gars est légendaire, la carrière est mythique, le bonhomme est beaucoup trop sympa, bref y’a tout. Merci, merci, merci, et bon vent (smiley cœur).

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