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Donovan Mitchell raconté par ses proches de Louisville : de Sliders à Spida, retour sur l’évolution de la star du Jazz

Donovan Mitchell Louisville

Sliders/Spida du temps de Louisville.

Source image : Youtube

Donovan Mitchell, la star du Jazz, semblait sorti de nulle part à son arrivée dans la Ligue en 2017. Drafté en treizième position et envoyé à Utah dans la foulée, il s’est imposé d’entrée comme la principale menace de son équipe et une star montante de la NBA. Une trajectoire qui n’étonne pas grand monde à Louisville, la fac qui l’a vu grandir. 

Cela fait partie des papiers sympas à gratter, une plongée dans le passé d’un joueur de la Ligue, du temps où il n’était qu’un prospect parmi d’autres. Les langues se délient, les anecdotes pleuvent et très vite on se rend compte qu’en mettant A+B on obtient rapidement les ingrédients d’un joueur différent de ses petits camarades de promo : un game changer comme dirait nos amis ricains. Aujourd’hui The Athletic se plonge dans la carrière universitaire de Donovan Mitchell et forcément il y a matière à parler. Une jeune star NBA, un cursus prestigieux avec le célèbre Rick Pitino aux manettes et un état d’esprit qui marquait déjà ses coéquipiers de l’époque. Petit coup dans le rétro.

Nous sommes en 2014 dans le New Hampshire, un jeune basketteur commence à se faire remarquer dans la Brewster Academy. Son nom ? Donovan Mitchell. Oubliez la hype des LeBron Jr ou Zaire Wade, Spida n’est pas le prospect attendu par toutes les universités du pays, il est même quelque peu oublié des mock drafts. Classé 43ème par ESPN dans le top 100 des meilleurs lycéens du pays (derrière un certain nombre de no names), le joueur a besoin d’un coup de pouce du destin pour donner tort aux pronostics. Une chance, la fac de Louisville cherche toujours à recruter des jeunes pépites que Rick Pitino pourra façonner. Le premier contact est improbable puisqu’il est recommandé au staff par un ami… du fils du coach !

« Un jour Pitino me convoque dans son bureau et me dit : Hey Mike, mon fils Ryan a un pote qui vit à Greenwich, Connecticut, et il dit qu’il y a un très bon joueur qui sort de la Brewster Academy, j’aimerais que tu le suives. Ryan Pitino était donc le premier à nous renseigner sur Donovan Mitchell. Il avait une offre de Providence et quelques autres fac dans ce genre mais ce n’était pas quelqu’un qui était perçu comme un starter. – Mike Balado, assistant coach à Louisville :

Un joueur passé sous les radars, qui n’attire aucune des principales équipes universitaires et qui va convaincre tout le monde en un rien de temps, du directeur des opérations basket jusqu’au coach.

« Sa carrière en lycée était similaire à sa carrière universitaire et même son arrivée en NBA, dans le sens où il sortait de nulle part. Nous avons été chanceux de le récupérer tôt. Il a fait partie de ses gamins qui ont tout cassé en un été et qui se sont fait un nom en très peu de temps. » – David Padgett, directeur des opérations basket

« Il ne m’a fallu que cinq minutes pour tomber amoureux de son jeu, sa manière de jouer et la manière dont il se comportait. – « Rick Pitino, coach de Louisville (2001-2017)

Si le staff est évidemment aux premières loges pour juger des progrès de Donovan Mitchell, les principaux acteurs restent les joueurs, notamment les éléments les plus expérimentés du groupe de Louisville, Damion Lee et Trey Lewis. Les deux joueurs ont un long cursus universitaire derrière eux et ils sont censés mener le groupe suite aux départs de Montrezl Harrell et Terry Rozier partis tenter leur chance en NBA. Donovan Mitchell, lui, joue dans l’équipe des remplaçants à l’entraînement, le meilleur moyen d’en mettre plein la vue aux starters.

« A l’entraînement, Donovan était dans la seconde équipe. Quand tu es dans la deuxième équipe, tu as plus de liberté que certains gars de la première équipe. Donovan était le meilleur joueur de son équipe, nous avions l’habitude de l’appeler Sliders [curseur en français, ndlr] car dans 2K vous pouvez mettre tous les « sliders » à 99 ou 100. Et là vous vous dites, mais qu’est ce qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce que type est en train de faire ? Il fait tout, réussit des passes de dingue, dunke sur tout le monde. » – Damion Lee

Donovan Mitchell mettra une saison avant d’intégrer durablement le cinq de départ de Rick Pitino. Dans la foulée de sa seconde année à la fac, il s’inscrira à la draft NBA et encore une fois il passera sous les radars, comme à son habitude. Sélectionné au treizième rang par le Jazz, amoureux de son style, il laissera de gros regrets aux douze équipe qui l’ont laissé passer et s’imposera comme le meilleur rookie de la cuvée, seulement dépassé par Ben Simmons « rookie » de 2016.

Donovan Mitchell raconté par ses anciens partenaires et coachs de Louisville ça vaut son pesant de cacahuètes. Dominant, hyper athlétique, travailleur, à l’écoute de ses aînés, le joueur avait l’état d’esprit et la force de caractère pour s’imposer comme un joueur majeur pour son équipe. Un constat aujourd’hui partagé par tout fan du Jazz qui se respecte. 

Source texte : The Athletic

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