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NBA Flashback 2018-19 #34 : ce jour où Dwyane Wade s’est rappelé du bon vieux temps face aux Warriors

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

On connaît tous ce petit vieux du playground du coin, toujours en jogging et sweat même par 35 degrés, qui vient pour faire quelques dribbles entre les jambes, prendre quelques shoots mais surtout regarder la relève jouer. Tout le monde le connaît, tout le monde sait qu’il a été très bon un jour, mais bon, aujourd’hui il a 60 ans et les genoux qui grincent alors personne ne le veut dans son équipe. Non ce n’est pas très sympa mais en même temps il a la charrette et est incapable de défendre un mec qui va au panier alors bon… Sauf que voilà, un jour comme un autre il va retrouver des sensations et prendre littéralement feu. Ce jour là, il ne peut rien lui arriver, passes lumineuses, shoot qui ne touche jamais le cercle, rien ne peut y faire. C’est à ce moment qu’il se rappellera du bon vieux temps et prouvera à tout le monde que, s’il était encore jeune, personne ne pourrait l’arrêter.

27 février 2019, c’est le jour que les dieux ont choisi pour toucher Dwyane Wade du doigt. Dans un match lambda de saison régulière, où le Heat reçoit les doubles-champions en titre de San Francisco, la planète basket va retenir son souffle et observer le travail d’un virtuose, un arrière all-time qui retrouve sa jeunesse et va poignarder l’une des équipes les plus létales de l’histoire, rien que ça. Du drive avec de la finition compliquée, du shoot extérieur qui fait filoche, du floateur, bref une palette offensive incroyable. Le plus impressionnant c’est que le gars dégageait ce soir-là une sorte d’aisance incroyable qui a rappelé à tout le monde qu’il n’était pas simplement un remplaçant d’une équipe qui ne va pas en Playoffs. Flash est l’un des cinq meilleurs arrières de l’histoire et quand les sensations reviennent, personne ne peut l’arrêter :

25 points et 7 assists à 10/16 au shoot dont 5/7 de loin mais surtout les 6 derniers points de son équipe

Les stats veulent dire quelque chose, certes, mais ce n’est pas ça qui a le plus marqué les esprits ce soir-là. Allez, on s’assoit bien au fond de son canapé et on se rappelle : 124 – 120 pour les Warriors, 17 secondes à jouer, balle Miami, hop gros 3 de D-Wade qui ramène son équipe à un petit point, clutch. Pas mal me dites-vous ? Mouillez-vous la nuque, ce n’est que le début. Faute sur Durant, deux lancers dont un qui ne rentre pas, les astres s’alignent. 125 – 123, 14 secondes à jouer et Flash remonte le ballon, nostalgie années 2000 bonsoir. Tentative de drive qui échoue, Wade se débarrasse du ballon, le récupère pour prendre le shoot, double contre Durant-Bell qui fait perdre le contrôle du ballon à Dwyane. Rha zut, défaite pour le Heat se dit-on… C’était sans compter sur le sang froid de Flash qui, sur une jambe, en reculant, reprendra le contrôle du ballon et le jette comme il peut, BINGO. Non mais ça va pas de crier comme ça dans son appart, en pleine nuit, vous êtes complètement malade !

La salle explose, Wade kiffe son moment et fait le tour de la salle en faisant l’avion avant de monter sur la table de marque et de se taper le torse comme un gorille. Miami dans le sang jusqu’au bout, le héros aura tout donné pour sa ville, jusqu’au bout. On le retrouve peu de temps après en interview, alors qu’il n’a pas retrouvé ses esprits. Ses premières paroles iront pour Kobe, qu’il remercie pour l’avoir inspiré pour ce genre de game-winner shot en déséquilibre complet alors que tout porte à croire que la balle ne rentrera pas. Vrais reconnaissent vrais et ce statement est légendaire.

On n’oubliera pas la tronche des Dubs, complètement sous le choc en attendant la review du shoot. Rien n’y faisait ce soir là, « ball don’t lie » comme dirait l’autre et ce soir elle avait choisi son camp, celui de Papi Wade qui a prouvé à toute la Ligue qu’un jour, il a été meilleur qu’eux. Qu’eux tous réunis.

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