One-on-One

Kawhi Leonard aime briser des dynasties : après le Heat en 2014, le Threepeat breaker vient de se farcir les Warriors

Kawhi Leonard MVP Finales

Et s’il décidait désormais de créer sa propre dynastie ?

Source image : NBA League Pass

Devenir champion NBA, c’est super. Repartir avec le trophée de MVP des Finales, c’est encore mieux. Réaliser le tout en mettant fin à une dynastie, ça, c’est vraiment extra. M’enfin, ce n’est pas tous les jours que ça arrive ? Non, bien évidemment, sauf peut-être quand on s’appelle Kawhi Leonard. Après avoir stoppé le Heat en 2014, Kawow vient de récidiver face aux Warriors. Oui, le gars a empêché deux Threepeat, c’est fort, mais le pire, c’est que ça ne lui a même pas donné le sourire.

Remporter trois titres d’affilé pour marquer l’histoire NBA de son emprunte à tous jamais, ça fait forcément rêver. Alors oui, c’est loin d’être évident, mais de temps en temps, nous avons affaire à certaines équipes extraordinaires qui semblent largement en mesure de banaliser ce genre d’exploit. Sembler, c’est bien le bon terme, surtout depuis quelques années. Vous ne voyez pas où on veut en venir, vraiment ? La décennie n’est pas encore terminée, mais nous aurions déjà pu assister à deux triplés. Enfin bon, ça, c’était sans compter sur la présence d’un gars aux paluches disproportionnées et aux tresses parfaitement soignées. Bah ouais, Kawhi Leonard a apparemment décidé de briser toutes les dynasties qui étaient sur le point de se former. Sa première victime ? Le Heat, en 2014. Back-to-back en poche, LeBron James et compagnie se voyaient bien aller chercher le Threepeat en 2014 avant qu’un gamin de 22 ans ne vienne contrarier leurs plans. En effet, si tout le collectif des Spurs était bien évidemment phénoménal cette année là, c’est bien The Klaw qui s’était imposé comme le bourreau des champions dans ces Finales. Avec une défense de malade mental sur King James, des cartons offensifs assez inattendus et une intensité qui nous faisait transpirer depuis notre canapé, Kawow avait tout simplement crevé l’écran. De quoi recevoir le trophée de MVP des Finales des mains de Bill Russell et mettre fin à la période Tres Amigos du côté de South Beach ? Absolument. Allez hop, une dynastie d’empêchée, une !

Voir Kawhi Leonard élevé son niveau de jeu de la sorte pour empêcher le Heat de réaliser le triplé, c’était pas mal flippant. Oui, mais apparemment on était encore loin d’avoir tout vu. The Hand venait peut-être de mettre fin au règne de Miami, mais dans le même temps, il y a un groupe de garçons au talent assez certain qui était en formation du côté de la Californie. Désolé les Lakers, mais on parle bien des Warriors. Bon, vous connaissez l’histoire, les Dubs ont chopé le titre en 2015 et derrière, à part un malencontreux petit accro l’année d’après, ils se sont mis à rouler sur tout ce qui bougeait. Cinq Finales d’affilé, trois bagouzes en l’espace de quatre petites années, back-to-back validé l’année dernière… bref, la seule chose qui manquait à Stephen Curry et compagnie, vous l’aurez compris, c’était le Threepeat qui leur était déjà quasiment promis. Quasiment oui, parce que Kawhi ne l’entendait visiblement pas de cette oreille. Débarqué du côté de Toronto l’été dernier après avoir été éloigné des terrains pendant pas loin d’un an, l’ancien défenseur de l’année ne comptait pas faire que de la figuration. Le gars a décidé de broyer l’Est tout entier, et comme si cela ne suffisait pas, il s’est dit que ça pourrait être sympa d’empêcher un nouveau triplé. Résultat ? Les Raptors n’étaient pas favoris, mais The Klaw nous a une nouvelle fois sortie une série totalement monstrueuse. Casquette de champion sur la tête, trophée Bill Russell sous le coude, et Warriors à ses pieds, Kawow vient tout simplement d’empêcher l’une des équipes les plus terrifiantes de toute l’histoire de décrocher un troisième titre d’affilée. Oui, vous pouvez désormais rajouter « Threepeat breaker » à la liste des surnoms de Kawhi Leonard.

Briser des dynasties, c’est bien, mais créer la sienne, c’est peut-être encore mieux, non ? L’ailier des Raptors l’a déjà largement prouvé, il a tout pour poser ses grandes papattes sur le trophée Larry O’Brien pendant plusieurs années. Il en avait sûrement l’occasion du côté de San Antonio, mais il a préféré se barrer. Enfin quand on voit le résultat cette année, on se dit qu’il a également tout ce qu’il faut autour de lui pour amorcer son propre règne au Canada. La structure des Raptors est excellente, Kawhi Leonard est entouré par des gars qui, on l’a vu, sont du genre à bien aimer gagner, et il a tout un pays qui est derrière lui pour l’encourager. Tout semble donc être réuni pour que The Klaw soit en mesure de réaliser quelque chose de grand du côté de Toronto, mais si tout était aussi simple que cela, ça se saurait. Bah ouais, parce qu’il va déjà falloir voir ce que le garçon décide de faire cet été. En effet, s’il choisit de changer d’air et d’aller aider une nouvelle franchise à grimper sur le toit de la NBA, tout ce beau petit plan tombera à l’eau. Ce ne sont évidemment que suppositions, mais si Kawhi souhaite encore un peu plus marquer la Ligue de son emprunte, il pourrait bien être tenté de mettre en place sa propre dynastie. Alors, wait and see.

Stopper le Heat en 2014 ne lui suffisait visiblement pas, Kawhi Leonard a donc décidé d’également empêcher Golden State de réaliser le Threepeat cette année. Oui, briser des dynasties semble être une véritable passion. Les futures équipes qui réaliseront le back-to-back alors que Kawow traîne dans le coin sont donc prévenues… à moins bien sûr qu’il ne soit à la tête de l’une de ces franchises, qui sait.

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4 Commentaires

4 Comments

  1. Chino

    14 juin 2019 à 16 h 18 min at 16 h 18 min

    Dédicace à Bastien et Alex :

    « En même temps, c’est ça la conférence Est : c’est la vraie NBA!’ 😉

  2. antifutur

    14 juin 2019 à 18 h 22 min at 18 h 22 min

    les warriors -2, malgré tout. Ça n’enlève rien. Mais ça enlève un peu quand même. 🙂

  3. Reggie31

    14 juin 2019 à 20 h 49 min at 20 h 49 min

    J’adore Kawhi, ce joueur fabuleux, et Skip Bayless est caricatural dès qu’il parle de Kawhi, mais il faut reconnaitre qu’il a raison sur un point. A l’inverse de la « story » qui a été étalée partout, Kawhi n’a pas été un killer dans ces playoffs. Il a au contraire été très fébrile et a eu tendance à disparaitre dans les 4e quarts et particulièrement dans les dernières minutes. J’ai fait les calculs :

    Sur les Finales, Kawhi c’est 6 points de moyenne dans le 4e quart à 40%. Mais surtout, si on prend juste les 3 dernières minutes des matches, Kawhi n’a marqué en tout et pour tout que 7 points tous inscrits sur lancers francs sur l’ensemble des 6 matches… Il n’a pris que 6 tirs et les a tous manqués dans ces 3 dernières minutes…

    Ca ne remet par en cause son trophée ultra mérité de MVP mais tout de même ça permet d’être un peu plus juste quand on parle de lui. Oui, il a une marge de progression. Il n’est pas encore un killer. Loin de là.

    • Ewen

      15 juin 2019 à 22 h 52 min at 22 h 52 min

      Va dire ça aux fans des Sixers 😢😢😢

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