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Kawhi Leonard élu MVP des Finales 2019 : une campagne all-time pour une fin en apothéose

On connaissait Kawhi Leonard le MVP des Finales 2014 avec les Spurs, il y aura désormais aussi Kawhi Leonard le MVP des Finales 2019 avec les Raptors. Un an après son arrivée au Canada, l’ailier a mis tout un pays dans sa poche en plaçant Toronto sur le toit du monde. M-V-P !

Le GM des Raptors, Masai Ujiri, prenait un sacré risque en se séparant de son franchise player pour récupérer un joueur dans une position compliquée qui ne montrait pas beaucoup d’intérêt pour Toronto l’été dernier. Un peu moins de douze mois plus tard, le Nigérian a complètement réussi son pari et le résultat de cette nuit vient seulement confirmer que c’était exactement le move qu’il manquait aux Canadiens pour changer de catégorie. Bien sûr, on ne sait jamais ce qu’il se serait passé avec un duo DeMar DeRozan – Kyle Lowry dans une Conférence Est orpheline de LeBron James mais The Klaw a été parfait tout au long des Playoffs et il mérite largement son nouveau trophée. Le point culminant de sa postseason restera évidemment sa série contre les Sixers dans laquelle il a surnagé tout au long des sept matchs pour terminer en apothéose avec le plus beau tir au buzzer que l’on a vu depuis quelques années. Mais le quinzième choix de Draft en 2011 a de nouveau prouvé son leadership et sa capacité à répondre présent dans les grands moments en délivrant des Finales XXL pour permettre aux Raptors d’écrire la plus belle page de leur jeune histoire. Il n’y a pas eu de game-winner ni d’action qui traversera les années avec un surnom mythique cette fois-ci mais ce n’est pas pour ça que la série de The Hand n’a pas été marquante en fournissant à chaque fois une réponse aux assauts des Warriors pour leur faire comprendre qu’ils ne réaliseraient pas le Threepeat. 30 points, puis 36 à l’Oracle pour sweeper Golden State lors du premier voyage en Californie ? Check. Un Game 5 un peu en-deçà ? Il enchaîne dix points en une minute pour faire repasser T-dot devant. Le sixième acte ? Plus discret mais toujours présent et capable de s’efface un peu pour laisser briller les copains les plus en forme. Un chef d’oeuvre d’intelligence du début à la fin.

Les statistiques sont dans la lignée de ce qu’il a produit tout au long de la saison et des Playoffs. 28,5 points, 9,8 rebonds, 4,2 assists, 2 interceptions et 1,2 contre à 43,3% au tir et 34,9% du parking de moyenne mais ce qui ressort devant tout le reste c’est encore cette sérénité et ce sang froid, comme s’il disputait un match amical sur le playground du coin avec quelques amis. Jamais fébrile mais toujours concentré, Kawhi reste encore une grande énigme à bientôt 28 ans. Souvent plus proche du robot avec ses mains de la taille d’un micro-ondes et son regard de zombie, il rejoint en tout cas une liste de cyborg en remportant un Bill Russell Award avec deux franchises différentes. Seuls Kareem Abdul-Jabbar (Bucks et Lakers) et LeBron James (Heat et Cavaliers) avaient déjà réussi un tel exploit mais The Klaw est le premier à le faire sans un sourire ni une once d’excitation dans la voix. Ces Finales et ce trophée, c’est aussi la victoire du load management de Nick Nurse qui a su reposer sa star quand il le fallait durant la saison régulière pour que le All-Star atteigne son pic de forme au moment le plus important de la saison. Quand on voit la gestion du dossier par les Spurs à l’époque et la manière dont tout cela s’est terminé, on se dit que ce n’était pas plus mal de le laisser respirer un peu finalement.

Mis à part son oncle, personne ne sait ce que va faire l’ailier cet été mais les Raptors ont déjà prévu de casser leur tirelire pour faire de Kawhi Leonard l’homme le plus riche du Canada. En attendant, ce dernier va pouvoir rentrer chez lui pour se brancher sur prise USB en mode avion. Bonnes vacances, champion !

Source texte : NBA

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