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Kyle Lowry, Danny Green et Kawhi Leonard, majestueux sur ce Game 3 : quand le Big 3 de Toronto se joue à l’extérieur

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Source image : NBA League Pass

Si c’est le frontcourt des Raptors qui a notamment fait la une lors de la victoire de Toronto au Game 1, ce sont cette fois les joueurs du backcourt qui ont été sensationnels dans ce nouveau succès en Finales NBA : Kyle Lowry et Danny Green, avec Kawhi en bonus, au rapport.

Dans le genre trio de la mort qui produit exactement ce qu’il faut au même moment, Nick Nurse ne pouvait clairement pas espérer mieux. Sachant parfaitement que ses hommes allaient très probablement jouer contre une équipe orpheline de deux All-Stars, l’entraîneur de Toronto voulait faire appel à ses cadres. Ses pièces les plus importantes, les plus expérimentées, les plus aptes à répondre présent dans un moment aussi relevé. Gasol ? Efficace en début de match, le pivot lançait bien son équipe. Mais très vite, et pour le reste de la partie, ce sont les coquins planqués derrière l’arc à trois-points qui ont nourri l’écart et permis aux Raptors de l’emporter en déplacement. Danny Green, pour commencer, était lights out dès le début du match et y ajoutait les fines herbes en seconde mi-temps. Déjà que Daniel Vert se croyait aux Spurs version 2013 en plantant flèche sur flèche comme réponse aux banderilles de Curry, l’arrière y ajoutait une défense de fer en lâchant notamment du chasedown block sur Quinn Cook et des rotations limpides, sans oublier de choisir ses meilleurs tirs afin de déprimer les fans venus s’amasser à l’Oracle Arena. Si en finale de conférence un shoot de Danny s’observait avec un sourire en coin, les habitants d’Oakland ont plutôt passé leur soirée à fermer les yeux en espérant ne pas entendre tchaf à chaque tentative. Mauvais idée, Danny va planter 18 énormes points à 6/10 du parking, une production inespérée venant de sa part. Il a déjà montré qu’il en était capable, par le passé et sur ce type de grande plateforme, mais à ce moment précis ? Impensable. Ou plutôt, imprévisible. Comme son shoot en fin d’horloge, qui traversait la salle pour transpercer les filoches locales.

Ce qui était tout autant imprévisible, c’était le match quasi-parfait de Kyle Lowry, son poto du back-court. Encore une fois pointé du doigt dès que Toronto se loupe, le meneur savait qu’il devait répondre présent. Solide sans rayonner au Game 1, en clair manque d’impact et surtout sorti de manière débile au Game 2, Kyle ne pouvait pas se permettre de passer à côté de ce Game 3. Curry allait prendre feu, c’était une certitude, il fallait donc envoyer du matos, au moins un minimum. Et si le début de match sera plutôt offensif avec des points parfaitement recherchés pour monter à 14 unités à la pause, ce sont les gros shoots de la seconde période qui vont marquer les esprits. Une grosse défense, un ballon sauvé, un membre du public clashé, et derrière Kyle éteint un run de Golden State avec une flèche divine. Comme contre Orlando, mené 1-0, ou contre Philadelphie, mené 2-1, ou contre Milwaukee, mené 2-1, Lowry trouve le moyen d’élever son niveau de jeu et sa production quand cela compte le plus. Une phrase qui semblait impossible à écrire lorsqu’on s’exprimait sur le pitbull des Raptors, sauf que les faits sont là. Sur ces Playoffs 2019, Kyle est d’une rare clutchitude dans le choix de ses grands soirs, et ce mercredi le bon mode fût activé. Allez, 23 points, 4 rebonds et 9 passes à 5/9 du parking, bonjour le taf de pompier quand il le fallait, dans tous les grands moments où les Warriors y croyaient. Un peu d’espoir ? Une action de Lowry, c’est simple et ça suffit.

Mais ces deux hommes doivent aussi reculer un instant pour apprécier la nouvelle grosse perf de leur All-Star, l’homme aux mains disproportionnées. Que dire de l’impact de Leonard sur l’ensemble de cette rencontre ? Difficile à dire. Disons simplement que, la première mi-temps et la deuxième ne sont pas du tout les mêmes. Patient et dans la distribution avant la pause, The Klaw va s’énerver au meilleur moment pour réaliser son travail préféré : garder la tête de son adverse sous l’eau, quand il y a une sorte de tentative doucement avancée. Draymond Green sur lui, Andre Iguodala, Shaun Livingston, quel que fût le joueur envoyé par Kerr, il n’y avait rien à faire après la mi-temps. Avec 21 de ses 30 points sur cette période, Kawhi va retirer la pression du scoring des épaules de ses copains Green et Lowry, ce qui leur permet de s’exprimer plus librement et avec moins de pression en attaque. Un trio parfaitement agencé, suffisamment expérimenté, et qui a su taire les lignes arrières de Golden State pourtant menées par un Steph du feu de Dieu.

Quelques 71 points, 16 rebonds et 16 passes pour le trio Lowry – Green – Leonard, tout le monde a contribué à ce succès de Toronto mais il faut saluer ceux qui ont davantage bûché que les autres. Sur cette victoire ce fût le backcourt, qu’en sera-t-il de la prochaine…?

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