Bucks

Les Bucks peuvent avoir des regrets mais aussi des rêves : une saison masterclass et un avenir qui s’annonce glorieux

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Giannis aura besoin d’un Bledsoe au top pour l’aider à accrocher les sommets.

Source image : NBA League Pass

Milwaukee se réveille avec la gueule de bois ce matin. Entre les rêves d’un duel avec les Warriors et la déception de passer d’un avantage de 2-0 à une défaite 4-2, il y a de quoi avoir le seum pour les Bucks. Mais ne vous attardez pas trop sur les regrets, il faut aussi voir le positif et le boulot monstre de ce groupe talentueux, piloté de main de maître par Coach Budenholzer. 

Cette fois c’est bien terminé. Giannis et sa bande n’auront pas réussi à retourner la situation et les voilà en vacances, obligés d’assister au duel Raptors – Warriors, une finale qu’ils convoitaient ouvertement… D’un côté on peut comprendre la désillusion des fans au vu de l’écrasante domination des Bucks sur ces Playoffs à l’Est. Rendez-vous compte qu’avant le Game 3 à Toronto, Milwaukee présentait un bilan de 10-1 ! Quatre défaites plus tard et voilà leur bilan et leurs rêves de titre réduits à néant. La faute à un Kawhi Jordanesque ou plutôt Kawhiesque. Bah oui pourquoi toujours comparer avec de glorieux anciens au lieu de laisser un joueur écrire sa propre légende ? L’ancien des Spurs a fait mal, très très mal aux Bucks, ne faisant qu’un match moyen dans toute la série pour cinq performances de dingue. La faute aussi, sans doute, à un manque d’expérience à ce niveau de la compétition. George Hill était le seul joueur côté Bucks a avoir joué une finale de Conférence dans sa carrière. Il y a bien Pau Gasol et ses trois NBA Finals mais sa blessure l’a empêché d’aider ses coéquipiers et son rôle s’est finalement limité à celui du grand frère qui tape dans les mains pendant les temps-morts. Giannis, Bledsoe, Middleton, Brogdon, Lopez, aucun membre du cinq n’avait goûté à ce niveau auparavant. Un gap qui s’est vu lorsque la pression a commencé à s’accentuer sur les épaules des Daims. Chacun à leur tour, les joueurs de Mike Budenholzer se sont délités, même le Freak n’a pas su rebondir face à la pression que lui a imposé Kawhi. A l’inverse, les Raptors ont toujours gardé la tête froide grâce à leurs vétérans. Serge Ibaka a quatre finales de Conférence et une finale NBA dans sa valise, pareil pour Danny Green et Kawhi Leonard qui ont, eux, été deux fois en finale (pour une bague), Marc Gasol et Kyle Lowry complétant le tableau avec une finale de Conférence chacun. Un avantage non négligeable qui aujourd’hui leur permet d’aller affronter les champions en titre.

Bon, on ne va pas non plus tirer sur l’ambulance Bucks, il y a eu des failles sur la fin de la campagne certes mais que dire du reste ? Waouh ! L’an dernier cette équipe n’était que septième à l’Est, avec un fond de jeu faible, un Freak déjà fort mais souvent isolé et des gros doutes sur la complémentarité des uns et des autres. Et les voilà qui sont à deux matchs des Finales, derrière une saison de glouton où ils ont dominé les débats et arraché le premier bilan de la Ligue ! Ils auront, peut-être, une récompense de coach de l’année et de MVP pour couronner tout ça et ce sera mérité. Il faudra aussi reconnaître le super taf du board qui aura rameuté les bons assets pour offrir à son coach un roster adapté à son style de jeu. Brook Lopez n’est plus désiré chez les Lakers ? Bah ok, laissons le devenir un pivot à trois points, le fit est nickel. George Hill, Pat Connaughton, les soldats du banc, de belles trouvailles. Le groupe est jeune, il a encore une belle marge de progression. Maintenant il va falloir garder tout ce beau monde en sortant le chéquier et trouver les petites touches à apporter à cet effectif pour continuer à grimper, pour continuer à rêver, tout simplement.

Que ceux qui auraient annoncé être déçus de ce dénouement dans le Wisconsin au début de la saison lèvent la main. L’élimination des Bucks fait mal aux fans mais pourtant les raisons de se réjouir sont nombreuses ! L’heure du bilan arrivera un petit peu plus tard mais il fallait applaudir une saison que personne ne pouvait prédire il y a un an. Un super coach, une superstar qui a 24 ans et un groupe talentueux qui ne demandent qu’à progresser ensemble. Sky is the limit comme dirait l’autre, attention tout de même à l’atterrissage. 

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