Bucks

Finish à cent à l’heure pour les Bucks : Game 1 dans la popoche, les Raptors peuvent s’en mordre les coui… les doigts

Nick Nurse

Ta tête quand tu ne marques pas dans les quatre dernières minutes d’un match.

Source image : NBA League Pass

Disons que celui-là… les Raptors risquent de le regretter. Mener 43 minutes à l’extérieur lors d’un Game 1 de Finales de Conférence à l’extérieur c’est bien, s’écrouler dans les cinq dernières et perdre le match après avoir encaissé un 8-0 sans marquer dans les quatre dernières minutes du match ? Bruh, interdit. Match 1 pour les Bucks, voilà qui s’appelle un bel acte manqué.

Les Raptors avaient pourtant pris ce match par le bon bout. Un Giannis Antetokounmpo au four et au moulin d’entrée avec les six premiers points du match mais des Dinos qui faisaient tomber la foudre à 3-points, Kyle Lowry (deux fois), Pascal Siakam et Marc Gasol envoyant un message clair à des Bucks pourtant favoris et à domicile. Un premier quart à cent à l’heure durant lequel les boys de Nick Nurse vont faire un écart sur lequel ils vivront tout le match, grâce à une intensité folle et une attaque à filer des points de côté aux Suns de Mike D’Antoni. Milwaukee est dans les cordes et tient grâce à son Freak et grâce à leurs babtous Niko Mirotic, Brook Lopez et Arsène Ilyasova, mais on sent déjà que l’édifice est branlant. C’est Malcolm Brogdon qui prendra la suite côté Bucks, en rappelant par la même occasion son immense utilité et l’upgrade évidente du roster avec son come-back. Le ROY 2017 est propre comme un sou neuf, joue juste et rentre ses tirs, mais en face le petit matelas reste aux alentours des dix points grâce à un Kawhi qui ne sort jamais et qui fait le service minimum, grâce à un Kyle Lowry dans un très grand soir, mais pas grâce à un Pascal Siakam qui se prend pour Kobe Bryant mais qui se rapproche plutôt de son cousin Dany. Ce qui n’est pas le cas du Lopez de service, qui continue de sortir Marc Gasol de sa zone de confort en snipant dans tous les sens à plus de neuf mètres et en grattant les petits rebonds offensifs qui vont bien. On sent en tout cas l’intensité d’un vrai match de Playoffs, avec un public du Fiserv Forum enfin au rendez-vous après avoir été assez silencieux face aux C’s (mais ce n’était que les C’s, n’est-ce pas Giannis). Mi-temps atteinte avec huit points d’avance pour les Raptors, ça tient et les fondations semblent solides.

Le troisième quart ? Même constat avec un Kawhi solide mais qui commence à tirer la langue, décidément il nous fait de plus en plus penser à un certain MJ. Les Bucks s’accrochent mais préféreraient s’approcher, deux lettres d’écart mais un écart qui justement ne bouge pas d’un iota, car c’est toujours frais de lâcher une lettre grecque quand on parle de l’équipe de Giannis. Giannis en mâle alpha et Eric Bledsoe en grosse bêta, Rico entamant sa deuxième mi-temps avec un énorme passage qui permet aux Bucks de rester dans le match. Mais décidément on ne lâche rien côté Raptors, toujours pas grâce à Fred VanVleet d’ailleurs, qui n’avait pas encore eu droit à sa punchline du jour. Car ne l’oubliez jamais, Fredo est le pire joueur de tous ces Playoffs et ça, ça se mentionne. Mais parlons plutôt de basket et mentionnons donc le dernier quart, qui va voir le scénario du match s’enflammer un chouïa.

Plus sept Toronto à l’entame du dernier round, et Zorro va sortir son grand chapeau, un Zorro nommé… BroLo. Le grand Brook balance deux ogives pour entamer la dernière période et les Bucks recollent à un point, we have a game comme dirait Cheick Spear. Brook Lopez d’un côté et… Kyle Lowry de l’autre, Calo commençant tranquillement à se muer en un espèce de fat Ray Allen. Le meneur des Rapetous chauffe sévèrement et finira avec un étonnant 7/9 du parking après un dernier quart passé à jouer les pompiers de service, en l’absence d’un Kawhi crevé par un match plein. Sauf que Kyle Lowry versus une bande de Daims déchaînés… vous connaissez la suite, et les Bucks vont lâcher le ippon de la semaine en retournant les Dinos comme des crêpes. Khris Middleton étouffe Danny Green et plante un gros trois sur le nez de Kawhi, Brook Lopez et Nikola Mirotic terminent leur chantier et en face plus rien ne rentre. Kobe Siakam, Marc Gasol et Danny Green empilent les briques, en face ça déroule et les Raptors s’arrêteront définitivement de scorer à… quatre minutes de la fin. 8-0 pour finir dans une ambiance irrespirable, c’est ce qui s’appelle choisir son momentum. Score final 108-100 après avoir écrit le scénario parfait, comme quoi il est possible pour tout le monde de vivre une fin cohérente, poke Game Of Thrones.

Les Raptors l’avaient en main mais un Kawhi d’abord esseulé puis finalement éreinté n’aura pas suffi à faire la diff. Kyle Lowry aura tout essayé mais c’est finalement le collectif des Bucks et des héros inattendus qui offrent cette première victoire aux Bucks. Giannis a assuré sans forcément être le leader incontestable qu’il doit parfois être, Malcolm Brogdon is back et c’est une sacrée bonne nouvelle et Brook Lopez is the new Stephen Curry. Beaucoup de mauvaises nouvelles finalement pour Nick Nurse qui voit là une sacrée belle occasion de victoire s’envoler bêtement, et pas sûr que les Bucks ne leur offriront deux fois cette chance. Game 2 demain soir, qu’elle va être fraiche cette série.

stats Raptors

stats Bucks

2 Commentaires

2 Comments

  1. Cedric

    16 mai 2019 à 11 h 07 min at 11 h 07 min

    Sympa la plume

  2. Dan

    16 mai 2019 à 14 h 42 min at 14 h 42 min

    Très sympa même. 86 3points tentés (60 briques) + une défense de all star game pendant 3 quarts temps. Un bien triste match à regarder

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