Playoffs NBA

Preview Warriors – Blazers, le duel des coachs : Steve Kerr vs Terry Stotts, qui va gagner la guerre des stratèges ?

Steve Kerr Terry Stotts

Différence fondamentale entre Kerr et Stotts : le port de la cravate.

Source image : YouTube

Sixième épisode de notre série de previews poste par poste à l’aube d’une Finale de Conférence Ouest tout aussi surprenante qu’excitante. On a fait le tour des titulaires, place désormais aux coachs ! D’un côté, Steve Kerr, qui a mené les Warriors à une véritable dynastie. De l’autre, Terry Stotts, qui a su rebondir après deux campagnes de Playoffs consécutives achevées sur des sweeps peu glorieux.

Il y a les duels sur le terrain, et il y a le duel sur le banc. En Playoffs, le rôle de coach prend toute son importance. Étudier l’adversaire, préparer sa stratégie, savoir comment contrer tel ou tel joueur et surtout, être capable de faire les ajustements nécessaires au fil de la série. Steve Kerr et Terry Stotts auront ce rôle-là pour les quatre à sept prochains matchs, et on n’a pas affaire à deux peintres en terme de coaching. Reste à savoir lequel a l’avantage.

#Steve Kerr

Le CV de Steve parle pour lui. Cinq bagues de champion en tant que joueur, trois autres en tant que coach, on est sur un mec qui connaît un peu le basket. Le genre de sniper capable de tourner à plus de 50% du parking sur une saison entière (il l’a même fait deux fois). Et depuis qu’il est arrivé sur le banc des Warriors, en 2014, il n’a perdu qu’une seule série de Playoffs : les Finales NBA 2016, face aux Cavaliers. En régulière, c’est un incroyable bilan de 322 victoires et 88 défaites, soit 78,5% de succès ! Et les petits ajustements qui vont bien, avec comme dernier exemple en date, la série face aux Rockets, où il a décidé de lancer sa Death Line-up d’entrée de jeu. Le genre de petits coups tactiques qui contribuent au succès de Golden State depuis cinq ans. Même si on doit l’avouer : c’est quand même plus facile d’être un très bon coach quand on a Kevin Durant, Stephen Curry et quatre autres All-Stars ou ex-All-Stars dans son roster. Ça n’enlève rien à Kerr, qui prouve que même sans expérience d’assistant au préalable, un ancien joueur peut complètement driver un roster NBA.

#Terry Stotts

La légende raconte que l’été dernier, Terry Stotts avait de quoi serrer un peu les fesses pour son poste. Sweepés par les Pelicans, les Blazers restaient sur une série noire de dix défaites consécutives en Playoffs. Également éliminé par Golden State en 2016 (4-1) puis en 2017 (4-0), Stotts ne part pas avec l’avantage psychologique. Mais il n’a absolument aucune pression. Bien qu’ayant fini troisièmes de la Conférence Ouest pour la deuxième année consécutive, les Blazers n’étaient pas favoris au moment de rencontre le Thunder. Boum, victoire 4-1 en patron. Venait ensuite une série très équilibrée sur le papier, face aux Nuggets. Elle l’a été, avec une victoire 4-3 au bout du suspense. Désormais, celui qui occupe le banc de Rip City depuis sept saisons va devoir trouver la solution pour freiner l’armada la plus réputée du Far West. L’absence (temporaire) de Kevin Durant lui laisse un peu de répit, mais il va y avoir des coups tactiques à faire pour faire durer quelque peu le duel.

Du coup, avantage qui ?

Steve Kerr. De meilleurs résultats, un roster plus deep et surtout, un avantage psychologique non négligeable face aux Blazers. Cette équipe de Portland n’est plus la même, elle a battu deux fois les Warriors pendant la régulière… mais en Playoffs, quand ça compte réellement, le bilan depuis trois saisons est de 8-1. Terry Stotts a sans doute bien étudié la vidéo du dernier sweep pour trouver quelques idées. Ce sera aux joueurs d’exécuter. Mais il va falloir trouver les bonnes match-ups, en défense comme en attaque. Peut-être s’appuyer sur un Enes Kanter au poste bas, si celui-ci parvient à se mettre en jambes. Compter sur son banc pour tenir la baraque. Espérer voir Lillard ou McCollum prendre feu à chaque match. Ces Blazers-là seront difficiles à battre, mais les Warriors de Steve Kerr semblent bénéficier de trop d’armes, et trop d’options tactiques pour le capitaine de la Dub Nation.

Voilà pour ce sixième duel qui s’annonce extrêmement important pour l’issue de la série. Steve Kerr a l’avantage, mais Terry Stotts est bien capable de nous sortir un coup de génie qui gênera les Warriors un match ou deux. Mais au jeu des ajustements, le coach de la Dub Nation a prouvé qu’on pouvait difficilement le tester, et qu’il n’avait pas peur de tenter des coups farfelus. Qui se rappelle de cette série contre les Grizzlies, durant laquelle Andrew Bogut avait été « chargé » de défendre sur Tony Allen ?

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