Warriors

Kevin Durant continue son carnage : 46 points et une domination totale, il ne manquait qu’un meneur à ses côtés

Kevin Durant

Se dire que James Harden a été encore plus fort, c’est peut-être ça le plus fou finalement.

Source image : NBA League Pass

Deux semaines de vacances à l’Ile Maurice, du magret de canard dans un quatre étoiles, une thalasso offerte pour se ressourcer, une nouvelle paire de Jordan à Noël, les Playoffs de Kevin Durant. Voilà à peu près le genre de douceurs à nous mettre des étoiles dans les yeux, on vous laisse compléter cette liste totalement subjective, mais Kevin Durant, et ça c’est très objectif, a une nouvelle fois fait étalage de tout son talent cette nuit. Ça n’a pas suffi, mais il fallait qu’on en parle.

Petit flashback avant d’évoquer le match de la nuit, jetons un coup d’œil aux derniers matchs de Kevin Durant, après une mise en bouche discrète en début de premier tour :

Kevin Durant

Dans. La. Zone. Depuis le Game 3 face aux Clippers, KD a mis tout le monde d’accord, et il semble acté, aujourd’hui et plus que jamais, que l’ailier des Warriors est le meilleur attaquant au monde. Léo Messi style, rien ne résiste à Kevinou, et sans un finish énorme de James Harden et une deuxième mi-temps honteuse de Stephen Curry, c’est en position latérale de sécurité que cet article serait en train de s’écrire. Lors de ce Game 3 KD aura laissé le jeu venir à lui, nous offrant un début de match efficace mais discret, étudiant sans doute l’adversaire pour trouver la meilleur manière de le poignarder le temps venu. Et ce moment interviendra finalement en deuxième mi-temps, avec notamment un tout début de quatrième quart tout simplement hallucinant. Ses 17 points au retour des vestiaires étaient un indice non-négligeable et à moins neuf et douze minutes à jouer, la bête s’est réveillée. Dix points de suite en à peine deux minutes dont deux énormissimes tirs du parking, incontrables si l’on mesure moins de 2m50. Du KD dans le texte, regard noir et poings serrés, le KD que l’on connaît dès que la température monte, poke les Cavs. Injouable pour ramener les siens dans le match et sûrement bien blasé de voir son meneur transformer ses efforts en gros glaires à grands coups de tirs ratés et de bras baissés dans le money time. Les stats finales de Kevin ? Affolantes, comme souvent, comme tout le temps.

46 points à 14/31 dont 6/10 du parking et 12/12 aux lancers, 3 rebonds et 6 passes en 50 minutes

31 tirs ok, mais il fallait bien que quelqu’un les rentres ces foutus tirs, Steph poussant même le vice jusqu’à louper deux de ses trois lancers de la soirée, belle paraphe à un magnifique 7/23 dans le champ pour le double-MVP 2015/2016 (2/9 du parking). Durant, lui, aura mis les tirs qui comptent, aura planté… 34 points en deuxième mi-temps, se laissant finalement abattre par un James Harden tout aussi chaud mais surtout bien mieux entouré. Plutôt mauvais signe en effet quand c’est… Andre Iguodala qui joue les lieutenants derrière la ligne, alors que pour Ramesse les Iman Shumpert, Austin Rivers et surtout Eric Gordon jouaient les lieutenants de luxe. Difficile alors de faire face à une telle furia seul ou presque, mais ce grand fou de KD a en tout cas montré, une nouvelle fois, qu’il était bel et bien de la race des plus grands, rejoignant par exemple Michael Jordan, Allen Iverson, LeBron James, Elgin Baylor et Jerry West dans la bande des grands malades ayant validé au moins trois matchs à 45 points et plus dans la même campagne de Playoffs.

Ce Kevin Durant parait bien impossible à arrêter, mais c’est tout le collectif des Rockets qui a finalement réussi à prendre le pas sur celui des Dubs. KD lui continue sa course contre l’histoire, histoire avec un grand H, mais un grand H comme dans Harden, le petit malin qui aura finalement réussi l’exploit de faire passer la perf de son adversaire inaperçue ou presque, et ça, c’est peut-être encore plus fort.

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