Rockets

James Harden a répondu présent, au meilleur des moments : 41 points, l’œil rouge, le tir de la gagne, mieux qu’un triple-double

Au pied du mur. James Harden était au pied d’un gigantesque mur avant ce Game 3, avec comme double-objectif de garder ses Rockets en vie mais également de changer une réputation grandissante de mec qui craque son slip en Playoffs. D’année en année c’est de mieux en mieux, mais il manque encore ce quelque chose qui le fera débarquer à un étage où seules les légendent ont le droit d’accès. Alors on ne parle que d’un Game 3 de demi-finales de conférence hein, mais c’est en tout cas avec le genre de match qu’il a claqué cette nuit que James Harden accèdera à ce standing… qui n’est plus si loin.

Le pire dans tout ça ? C’est qu’il aurait presque pu avoir une bonne excuse, cette fois-ci. L’œil gauche rougi par le sang après un contact viril avec Draymond Green, lequel se transforme chaque année aussi bien en leader qu’en grande faucheuse une fois les Playoffs arrivés, Ramesse était déjà passé un chouïa à côté de son Game 2. Modérons tout ça en rappelant qu’en 2019 un match raté de James Harden c’est un match à 29 points, mais le barbu nous a offert tellement de perfs historiques depuis quelques années que la tristesse s’empare rapidement de nous dès lors qu’il ne dépasse pas les quarante…

Et les quarante, Ramesse les aura dépassé ce soir, et avec la manière s’il vous plaît. Un début de match timide, passé tout de même à gaver les copains de bons ballons. Eric Gordon et Clint Capela ou un peu plus tard Austin Rivers et Iman Shumpert, en voiture Simone, c’est moi qui conduis c’est toi qui klaxonnes. 4 points au premier quart, 9 au deuxième, youpi on est donc parti pour une nouvelle soirée discrète pour le MVP en titre, en espérant tout de même que ça gagne histoire d’éviter la guillotine. Sauf que le fabuleux gaucher texan va en fait en décider autrement, il va décider que son match sera son match. Ça tombe bien, Kevin Durant chauffe aussi en face et KD va donc servir de viseur à JH, qui se mettra dès le retour des vestiaires à répondre du tac-o-tac à son serpent d’adversaire. Les premiers step-backs commencent à tomber, les tronches de Klay Thompson ou Andre Iguodala servent elles-aussi de… viseur et au fur et à mesure que le match avance et qu’il se transforme en concours de tirs, James Harden voit son total de points grimper. Pas de solution du parking ? Pas grave, deux ou trois pas de sambas et on emmène le défenseur dans la sauce pour terminer sur un floater malicieux ou deux lancers convertis (8/8 sur la ligne au final).

Mais frottez-vous les mains parce que le meilleur reste à venir.

Cinquante secondes environ à jouer, les Rockets mènent de trois points dans un match qui continue de leur échapper et, vous nous voyez venir, c’est donc le moment choisi par El Barbudo pour tuer le game. Iggy en défense derrière la ligne, rien à secouer on prend le tir le plus couillu de la soirée et… ficelle, plus six, champagne. Les dernières tentatives des Warriors seront au mieux inutiles au pire shaqtiniesques, et c’est donc finalement Houston qui l’emportera, enfin, et qui lance sa série après deux revers compliqués à l’Oracle. James Harden termine sa soirée avec 41 points à 14/32 dont 5/13 du parking et 8/8 aux lancers, 9 rebonds, 6 passes, 1 interception et trois ballons perdus seulement, propre, propre, propre.

On attendait une perf de MVP de la part de James Harden dans ces Playoffs, c’est désormais chose faite. Le match de la nuit était celui de la peur pour les Rockets, et grâce à lui celui de lundi pourrait bien être celui… de l’année. Autant vous dire qu’on ne sait pas où vous serez, mais qu’on sait déjà où nous nous serons.

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