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Nouvelle victoire des Celtics face à Indiana : désolé chers Pacers, un match de basket c’est quatre quart-temps

Kyrie Irving

« On est bien là ».

Source image : NBA League Pass

C’est à un match de bien meilleure facture que le Game 1 auquel nous avons assisté au TD Garden. Ce qui ne change pas, c’est qu’encore une fois, on aura cru à Indiana. Avec une avance de onze points à l’entame du dernier quart, il y avait de quoi, mais les dieux du basket étant capricieux, et ce sont finalement les C’s qui repartent avec une victoire 99-91 et, surtout, un 2/0 sur la série.

Shaquille O’Neal le disait lors de l’avant-match de nos confrères de la TV américaine, cette équipe des Pacers manque de quelqu’un pouvant prendre feu. Quelqu’un à même de prendre le match à son compte et de lui faire traverser indemne des zones de turbulence dans les moments couperets. Depuis deux saisons, c’est Victor Oladipo qui occupe cette fonction à Indianapolis, sauf qu’une vilaine blessure au quadriceps plus tard pour le MIP 2018 et voilà que les Pacers doivent se débrouiller tout seuls, comme des grands. Une chose qu’ils ont d’ailleurs admirablement fait en saison régulière, avec un collectif soudé et emballant à voir jouer, le tout derrière un Nate McMillan qui est désormais bien loin du statut de plot que certains lui prêtaient lors de sa prise de poste. Sauf que là, c’est des Playoffs dont on parle, et même si l’on retrouve une partie des éléments ayant fait leur attrait, les hommes de l’Indiana sont confrontés à leurs limites. Lors du Game 1, on était déjà passé pas loin de l’upset avant de finalement s’écrouler lors du troisième quart-temps. Cette fois, les espoirs auront été prolongés, avec des Pacers dans le coup jusque dans les derniers instants de la partie face à des Celtics qui l’ont joué à l’usure et, surtout, au talent, en particulier de deux de leurs hommes. Les Pacers ont donc résisté à un manque de franchise player, à une adresse aléatoire à trois points, mais pas à ce dernier quart-temps fatidique, à l’entame duquel ils menaient pourtant 79-68. On ne va pas tirer de plans sur la comète, mais pour le moment, 48 minutes à intensité Playoffs, ça semble être le bout du monde pour cette équipe, toute valeureuse qu’elle est, après avoir déjà tout donné pour réaliser un parcours exemplaire en régulière.

Surtout quand, comme on vous le dit, deux gus étaient en chaleur du côté de Boston, en la personne de Kyrie Irving et Jayson Tatum. Oui car, pour le coup, du talent pur dans cette équipe des C’s, il y en a, et à la pelle. Timorés lors du premier match, les deux patrons annoncés de l’équipe se sont réveillés cette nuit, en particulier Uncle Drew qui claqua le genre de match de mammouth qu’il manquait tant à Boston lors de la postseason l’an passé. Au final, ça donne quoi ? 37 points, 6 rebonds, 7 passes, à 15/26 au tir et un excellent 6/10 du parking, incluant notamment des banderilles clutchs à souhait dans les moments chauds. Quoi, il y a déjà eu un problème Irving aux Celtics ? Jamais entendu parlé… Pour ce qui est de son compère sophomore, Tatum valida une jolie perf à 26 pions agrémentée de 4 rebonds et d’un 50% à trois points. De son match, on retiendra surtout cette action 2+1 décisive sur un dunk à deux mains, survenue suite à une perte de balle stupide de Wes Matthews, qui fit la passe à Casper alors que les Pacers avaient l’opportunité d’égaliser. Perdu, et du coup ça donna un 97-91 rédhibitoire en faveur des Verts. Si en plus ça commence à se plomber tout seul… Niveau individualité à Indiana, le meilleur scoreur se nomme, comme à l’habitude ces derniers mois Bojan Bogdanovic avec ses 23 points, qui au final sont autant révélateurs des bonnes dispositions du Croate cette saison que du manque d’individualité sans Dipo, le genre de manque décuplé lorsque l’on arrive en avril.

C’est un nouveau hustle game made in Conférence Est auquel nous avons eu droit cette nuit, pour au final le même résultat. L’avance des C’s est t-elle définitive ? Un peu trop tôt pour le dire à 100%, mais il va falloir enclencher le niveau de concentration supérieur chez les Pacers, si les ressources le permettent. Point positif, on retourne à la Bankers Life Fieldhouse pour le prochain match. Alors à vous de jouer messieurs.stats Pacersstats Celtics

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