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James Harden, roi de l’isolation : aucune passe décisive sur ses 261 derniers points !

James Harden - Rockets

Le one-man show du Barbu n’est pas près de finir

Source image : YouTube

Le show James Harden continue de plus belle. Hier, le MVP a planté 61 points au nez et à la barbe de Knicks impuissants. Continuant, par la même occasion, d’alimenter une folle série : celle de son nombre de points consécutifs inscrits sans avoir bénéficié d’une passe décisive.

Depuis la blessure de Chris Paul mi-décembre, James Harden est en mission et enchaîne les cartons offensifs pour permettre à son équipe d’aller en Playoffs. En janvier, le Barbu tourne à 45,3 points par match et, sur la saison, il culmine à 36,3 pions de moyenne, avec des pourcentages de 44% aux tirs et 37% longue distance. Si cette campagne 2018-19 prenait fin aujourd’hui, il s’agirait de la septième meilleure moyenne de points de l’histoire. Depuis quelques semaines, l’arrière des Rockets détient également deux séries folles. Il en est à 21 rencontres de suite à minimum 30 unités, la cinquième plus grosse all-time, mais ce n’est pas la plus hallucinante des deux. Celle-ci concerne le fait qu’Harden n’ait bénéficié d’aucune passe décisive pour inscrire ses 261 derniers points ! Le 13 janvier, à Orlando, The Beard était assisté pour l’ultime fois, par Clint Capela. Depuis, en cinq matchs au cours desquels il envoie 52,2 points à chacune de ses sorties, plus rien ! Ce qui nous donne 76 tirs consécutifs unassisted. Plus largement, sur les 463 paniers inscrits par le MVP en titre en 2018-19, seulement 53 l’ont été après une passe décisive. Comme le dit l’adage, « on n’est jamais mieux servi que par soi-même » !

Ce n’est un secret pour personne, James Harden est un formidable attaquant, peut-être le meilleur actuellement, et il sait tout faire de ce côté du parquet. Tous les ballons des Rockets passent par lui en attaque, Mike D’Antoni lui laissant carte blanche et rendant les isolations et pick-and-roll/pop légion dans son playbook. Forcément, ses statistiques avancées dans le domaine offensif sont énormes. Son usage rate, autrement dit le pourcentage de possessions que joue un joueur au cours d’une rencontre, s’élève à 40,6%. Celui de Joel Embiid, son dauphin cette saison, n’est que de 33,1% ! Historiquement, il s’agit carrément du deuxième usage rate le plus élevé. Seul Russell Westbrook (avec 41,7%, en 2016-17) le devance, le meneur du Thunder ayant déjà été dans une situation similaire il y a deux ans. Au sein du Top 10 des plus gros usage rates all-time, on retrouve des joueurs comme Kobe Bryant (38,7% en 2005-06), Michael Jordan (38,3% en 1986-87), Allen Iverson (35,9% en 2000-01) et… James Harden (36,1% en 2017-18). Ceux-ci ont tous connu, au cours de leurs carrières respectives, une période dite “soliste”. Même si trois saisons (peut-être quatre, si Harden continue sur les mêmes bases) de ce Top 10 ont vu leur auteur être élu MVP en fin d’exercice, ce genre de prouesse ne conduit jamais au titre NBA puisqu’il n’y en a eu aucun sacré en juin. Prouvant ainsi le fait que ce style de jeu affiche ses limites en Playoffs.

Enfin, ce n’est pas non plus étonnant si le PER de James Harden culmine à 30,8. Il s’agit du deuxième Player Efficiency Rating le plus élevé de la Ligue en 2018-19, derrière celui d’Anthony Davis qui est de 31. Une donnée mise en place par John Hollinger, qui permet de déterminer et résumer l’impact d’un joueur en un seul nombre, en prenant en compte plusieurs critères dits positifs (points, rebonds, passes décisives…) et négatifs (balles perdues, tirs et lancers manqués…). La moyenne NBA est de 15, celui d’Harden atteint donc le double de celle-ci et se hisserait à la 10ème place all-time en ce qui concerne les PER les plus importants. Pour résumer, El Barbudo est tout simplement en train de réaliser l’une des meilleures saisons de l’histoire d’un point de vue statistique. Ce qui est fort, c’est qu’il réussit, pour le moment, à emmener ses Rockets dans le Top 5 de la Conférence Ouest, grâce à un bilan de 27 victoires et 20 défaites. À ce rythme, il sera bien difficile de ne pas lui décerner le trophée de Most Valuable Player pour la deuxième année consécutive…

Les haters de James Harden sont nombreux ces derniers temps. Son style de jeu, jugé trop soliste, n’est pas au goût de tout le monde. Toujours est-il que cela fonctionne puisque les Rockets continuent de remonter au classement. C’est bien là le plus important puisque l’efficacité a toujours primé sur l’esthétisme en NBA. Et puis, tout ceci prouve une chose : le Barbu fait partie de l’élite car tous les plus grands joueurs ont possédé, un jour, leur lot de détracteurs.

Sources texte : Basketball-Reference, ESPN, USA Today

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2 Commentaires

2 Comments

  1. DarkCaelus

    27 janvier 2019 à 12 h 08 min at 12 h 08 min

    adepte du « tout pour moi » … avec des rules complètement crackées en la faveur de ce type de joueurs (et je ne parle même pas de l’arbitrage), des défenses absentes, et tout peut rouler -ce sont pour moi des records et des performances vraiment peu significatives même si elles sont belles au regard des autres joueurs-

    ça croque, ça fait joli mais finalement, n’est-ce pas un peu ridicule à la fin ? le Kobe de 2006 (AI en guard est un peu différent)

    j’en connais qui doivent bien rire en Californie des merveilleuses stats du barbu quand ils auront leur bague, ce n’est pas en prenant tout à son compte sans impliquer -même de force- les autres joueurs pendant la régulière qu’il va être épaulé en PO ; peut-être que CP3 aura les épaules pour s’imposer avec la gonfle et varier, sinon Houston va devenir stéréotypé en attaque et comme la défense n’est pas top …

  2. hard913

    30 janvier 2019 à 11 h 03 min at 11 h 03 min

    Et après qu’on viennent pas me dire que Westbrook croque plus qu’Harden

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