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Les Lakers continuent de couler sans LeBron James : pas de leader, pas d’adresse…pas de victoire

LeBron James Los Angeles Lakers

Qu’est-ce que je fous là ?

Source image : Youtube

Avec une nouvelle défaite contre Cleveland la nuit dernière, la septième défaite en dix matchs sans LeBron LeBron James, les Lakers ont une nouvelle fois montré leurs limites, même contre le dernier de la ligue. C’est bien gentil d’être jeunes et talentueux mais à un moment donné, le King ne pourra pas tout faire tout seul. 

Il y a des défaites qui sont plus gênantes que d’autres, et celle concédée la nuit dernière contre les Cleveland Cavaliers est carrément embarrassante pour une équipe qui essaye de retrouver le sommet de la ligue après des années de galère. Les Lakers ont donc réussi à perdre contre l’équipe qui possède le pire bilan de la ligue, qui ne cache même plus son tanking, et qui est privée de son meilleur joueur Gérard Smith Kevin Love, tout cela à domicile. La to-tale ! On savait déjà que les Lakers avaient du mal à finir leurs rencontres, qui se concluaient souvent par un come-back de l’équipe adverse. Désormais, on se rend compte que l’équipe ne sait plus démarrer ses matchs et passe son temps à courir derrière le score. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Sur quatre des cinq dernières rencontres, on a assisté à un retard à l’allumage : les Lakers comptaient 19 points de retard à la pause contre les Wolves, 21 contre le Jazz et encore 13 contre Dallas, la seule équipe qui a pu être remontée au final. Cette nuit, contre les Cavs, les locaux ont encore laissé 15 points d’avance alors qu’on jouait seulement le premier quart-temps. Difficile dans ces conditions de remporter des matchs.

Bien sûr, ce n’est pas la seule raison et on va longuement s’attarder sur deux autres facteurs majeurs de la mauvaise passe actuelle des Lakers. Le premier est assez simple et il est assez récurrent dans une équipe composée majoritairement de slashers, c’est l’adresse extérieure. On espère que Luke Walton a pris des notes sur la technique de tir des Splash Brothers car il y a du boulot du côté de Los Angeles. 21 % à longue distance cette nuit contre Cleveland et même 19 % contre le Jazz il y a quelques jours. On est abonné à parpaing magazine au Staples Center. Le plus inquiétant, c’est que ce sont les meilleurs shooteurs extérieurs de l’effectif qui se trouent dans les grandes lignes : 0/6 pour Kentavious Caldwell-Pope et 1/8 pour Josh Hart la nuit dernière. Le deuxième facteur est plus problématique car il reviendra sur la table à la moindre absence de LeBron James : le leadership. Qui est le chef de squad en l’absence du King, mais aussi de Rajon Rondo ? Est-ce Brandon Ingram, Kyle Kuzma, ou peut-être Lonzo Ball ? Cette nuit, KK était celui qui s’en rapprochait le plus avec un coup de chaud dans les derniers instants pour tenter de ramener les Lakers à hauteur. Mais lui, comme les autres, ne semble pas encore avoir l’aura pour prendre un match à son compte et mettre toute son équipe sur ses épaules. On sent que lorsque les choses se corsent, les jambes se mettent à trembler et cela se ressent notamment sur la ligne des lancers, où les Lakers sont tout simplement horribles cette saison. Contre les Cavs, ils ont fini à 16/27, soit 59 % de réussite. Très moche ! Et le banc dans tout ça ? 20 points cette nuit pour la second unit et des choix pas toujours judicieux dans la rotation pour Luke Walton. Lance Stephenson, par exemple, est clairement dans le dur ces temps-ci avec seulement cinq points inscrits sur les trois derniers matchs malgré plus de quinze minutes sur le parquet en moyenne. Michael Beasley par contre, n’a eu le droit qu’à sept minutes contre Cleveland alors qu’il est l’un des joueurs les plus réguliers de la second unit depuis le début d’année. On dirait pas non à l’idée de voir un Svi Mykhailiuk un peu plus souvent également, lui qui cartonne en G-League et qui a de vraies dispositions pour les tirs du parking.

Sept défaites en dix matchs depuis la blessure de LeBron et c’est toujours la même recette : pas de leader, pas d’adresse et pas de tripes pour gérer les temps forts et les temps faibles. Le King se rapproche du retour et c’est tant mieux parce que là, ça craint vraiment en son absence. 

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