Warriors

Chef, chef y’a le feu : Stephen Curry a sorti le sniper à Dallas, 48 points à 11/19 du parking !

Stephen Curry
Source image : NBA league Pass

En déplacement à Dallas, et après vu ses coéquipiers prendre feu à sa place récemment, Stephen Curry a décidé de faire sa spéciale aux Mavs : mains en feu, American Airlines Center en mode salle de bain, et performance exceptionnelle dans la victoire.

Blabla Giannis, blabla Harden, blabla Kawhi. Lorsqu’on parle de la course au MVP, on mentionne rarement le meneur de Golden State, et pour plusieurs raisons assez compréhensibles. Déjà, le nombre de matchs joués, puisque Curry a loupé quasiment l’intégralité du mois de novembre, ce qui s’est d’ailleurs ressenti dans le niveau de jeu des siens. Ensuite, le bilan des Warriors justement, qui n’est pas aussi flamboyant et dominant que les saisons précédentes. Quand vous prenez ces deux éléments, et que vous y ajoutez la lassitude des votants qui souhaitent mettre en avant une nouvelle tête plutôt qu’un double-vainqueur du trophée, vous avez ce genre de mini-blasphème en cours. Pourtant, quand on voit ce que Steph fait cette nuit, et ce qu’il fait cette saison d’une manière générale, on a tendance à se dire qu’il faudrait davantage en parler. Avec des chiffres colossaux et dans une équipe du haut de tableau, que demander de plus ? Indéfendable, intenable, bouillantissime, Curry semble avoir un niveau de confiance et de légèreté dans le jeu qui lui permet de produire ce type de show régulièrement. Un show unique en son genre, et qui ce dimanche n’a fait que souligner la moyenne folle proposée par Stephen cette saison. On rappelle que le type en question tourne à quasiment 29 points par match, avec 50% de réussite au tir, 45% à trois-points et 90% aux lancers. Et bien, spoiler alert, le numéro 30 a fait bien plus que ses stats habituelles cette nuit. Et les Mavs ne pouvaient pas faire grand chose face à la folie du shooteur de la Baie.

Dorian Finney-Smith, Harrison Barnes, Devin Harris, Luka Doncic, Jalen Brusnon, Dallas aurait même pu mettre Michael Finley et Nick Van Exel sur la bête que cela n’aurait rien changé. Tout au long de la partie, dès que les Warriors en ont eu besoin, Curry a planté les shoots qu’il fallait, poussant toute la salle texane à soupirer à l’unisson. Un floater par-ci, un shoot de loin par là, et tout ça sans perdre le moindre ballon. Dans un registre de pur scoreur, donc limite calé au poste d’arrière car navigant à balle sans le cuir entre ses mains, Steph avait un coup d’avance sur chacune de ses initiatives. Et sur le banc d’en face, Rick Carlisle ne pouvait que se prendre la tête à deux mains devant la performance de Curry. Couverture simple, double, triple, rien à faire. Et pourtant, les Mavs étaient dans la partie jusqu’au bout, comptant sur un énorme Doncic ainsi que le bon apport de Harris pour faire exploser le public local. Mais lorsqu’il a fallu boucler l’affaire, c’est au numéro 30 que les clés du game sont revenues. Et en isolation, à 114 partout avec une quarantaine de secondes à jouer, Steph n’a pas pu se retenir. Dribble d’hésitation, un moment d’inattention chez son défenseur et tchaf, le poignet s’élève. Le cuir transperce les filets, célébration obligatoire de Curry qui vient de tuer le match, Dallas tentera bien sa dernière chance mais verra Harrison Barnes jouer à la savonnette balle en main. Game over, ce n’était peut-être pas un shoot de la gagne au buzzer, mais l’assassinat était vécu comme tel. Grand sourire sur son visage, content d’avoir offert un nouveau spectacle de qualité à ce public, Stephen était aux anges. Fier de lui, de son culot, et de sa perf.

 48 points, 6 rebonds, 5 passes, à 17/32 au tir dont 11/19 (!!) du parking. Et le plus gros shoot du match, pour boucler la victoire à Dallas. On vous le remet ici, pour ceux qui ont du mal : Steph a fait tout ça sans perdre un seul ballon. Dude is unreal.

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