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Preview Raptors – Nets : petite leçon de voyance au Canada, qui veut lire l’avenir ?

Brooklyn Nets vs Toronto Raptors

Les Nets avaient sorti une de leur meilleure performance début décembre pour battre les Raptors.

Source image : @nets / Twitter

Belle affiche ce soir à la Scotiabank Arena de Toronto où les Raptors accueillent les Nets pour prendre leur revanche, un mois après une défaite d’un point à Brooklyn. C’était alors le début de deux séries bien différentes. Début des hostilités à partir de 1h30 du matin.

Quand un match décide d’une dynamique sur un mois, tu croises les doigts pour ne pas te planter. C’est un peu ce qu’ont connu Nets et Raptors après leur dernier affrontement le 8 décembre dernier. On ne le savait pas encore mais c’était le début d’une dynamique positive pour Brooklyn qui allait quitter le ventre mou à l’Est pour se placer septième au moment où nous écrivons ces lignes. De l’autre côté, les emmerdes commençaient pour Toronto avec une avalanche de blessures et plusieurs défaites, de quoi leur faire perdre le trône de leader au profit des Bucks. Va-t-on vivre la même expérience ce soir ? On fait le point.

On ne donnait pourtant pas cher de ces Nets lorsque Toronto est venu les affronter dans leur antre du Barclays Center il y a presque un mois jour pour jour et pourtant, c’est bien du côté de Brooklyn qu’a penché la victoire dans une ambiance électrique. Cette victoire référence, totalement méritée et obtenue au courage, allait donner des ailes au jeune groupe de Kenny Atkinson après une longue série de défaites. Depuis ? Douze victoires en seize matchs et le septième spot à l’Est avec un petit matelas d’avance sur le neuvième Detroit, en chute libre ces temps-ci. Des wins et quelques belles surprises comme Spencer Dinwiddie qui a fêté sa prolongation avec plusieurs coups de chaud au scoring (37 points contre Charlotte, 39 contre Philadelphie), D’Angelo Russell qui a alterné le très bon (32/6/7 contre les Hawks et 22/13 contre les Lakers) comme le beaucoup moins bon (5/1/5 contre Boston) et on a même pu constater que Kenneth Faried était encore en vie avec deux bonnes performances récemment. Un groupe qui vit bien, qui se partage les responsabilités et qui reste sur quatre victoires en cinq matchs depuis le jour de l’an, de bon augure avant d’aller se tester dans le grand nord, surtout quand on sait que Toronto a un bilan de 17-4 à la maison cette saison.

Les Raptors justement, aimeraient bien renvoyer l’ascenseur à leurs amis de Brooklyn en leur offrant le même mois pourri qu’ils viennent de vivre. Au moment où les hommes de Nick Nurse débarquent pour défier les Nets en décembre, ils ne comptent aucun blessé majeur, sont premiers de la ligue et restent sur neuf victoires en dix matchs. Tout semble aller pour Kawhi et ses copains, malgré un court revers à domicile contre les Nuggets, et on s’attend à ce qu’ils digèrent tranquillement une équipe qui restait alors sur huit défaites consécutives… C’est bon, vous voyez le trip ? Une équipe qui cartonne et l’autre qui se vautre dans les grandes lignes. Et si on échangeait les rôles, à la mode du Blitz (pour ceux qui reconnaîtront la référence) ? L’effet est direct : entre le match à Brooklyn et la fin du mois c’est un bilan à peine à l’équilibre que les Dinos vont présenter à leurs fans (6-6). Ajoutez à cela que Kyle Lowry s’est cassé le dos, que Jonas Valanciunas s’est disloqué le pouce avec une date de retour indéterminée, que Kawhi, Ibaka et Siakam ont aussi eu leurs lots de bobos et vous avez de bonnes fêtes de fin d’année bien bousillées. Heureusement pour eux, les Raptors ont pu récupérer quelques armes pour attaquer le nouvel an et depuis tout va de nouveau mieux (4-1 depuis 2019) mais on scrutera de près les dynamiques des deux équipes pendant les prochaines semaines : le signe indien, vous connaissez ?

On se la joue superstitieux cette nuit et l’issue de cette rencontre pourrait bien avoir des faux airs de Madame Irma. Rangez vos chats noirs, vos miroirs brisés, un Toronto – Brooklyn suffit pour connaître ce qui vous attend. Pour l’un défaites et blessures, pour l’autre, victoires et gros titres. 

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