Wizards

Otto Porter au rapport : sans John Wall et avec des bouches à fermer, l’ailier doit enfin se réveiller

Otto Porter
Source image : NBA League Pass

Absent depuis plus de deux semaines des parquets, Otto Porter est malheureusement obligé de secouer sa tête en costard en voyant la saison de ses Wizards. Mais bientôt, les choses vont devoir changer. Et chez l’ailier en premier.

On a souvent attendu monts et merveilles de la part du joueur formé à Georgetown. Peut-être un peu trop attendu d’ailleurs. Mais comment s’empêcher, en le voyant réaliser des matchs de grande classe certains soirs ? D’une rare efficacité à distance quand il est en rythme, solide défenseur capable de couvrir plusieurs postes, coéquipier malin et joueur intelligent, Otto ne laissait pas vraiment d’autre choix au management des Wizards à l’été 2017. Il fallait le prolonger, quel que soit le prix. Un prix qui fait aujourd’hui grincer pas mal de dent à cause du manque de progression montré par l’intéressé, le point d’exclamation ayant lieu cette saison puisqu’il s’agit tout simplement… d’une régression. Il faut revenir en 2015-16 pour revoir Porter offrir les chiffres de sa campagne actuelle, un mal-être qui symbolise assez bien la situation à Washington. Scott Brooks a beau avoir voulu changer son discours, le management a beau avoir mis l’accent sur l’ailier, rien n’y fait. Le manque de confiance et de responsabilisation d’OPJ fait que le joueur est au point mort, et loin des terrains qui plus est. Car si Porter pouvait changer le script en étant sur les parquets, on aurait un peu d’optimisme en stock. Mais touché au genou, le garçon enchaîne les soirées en starco et c’est donc tout naturellement qu’il a dû regarder son équipe sombrer soir après soir. Un coup de bien, un coup de naze, et au milieu de tout ça, la blessure de John Wall mettant fin à la saison du meneur. Bonjour le bad.

Le bad, oui… et non. Le bad pour les ambitions globales des Wizards, impossible d’envisager quoi que ce soit au mois de mai sans le dragster formé à Kentucky. Mais pas forcément le bad pour un joueur ciblé comme Otto, qui pourrait revenir prochainement dans la rotation et utiliser ces quatre prochains mois comme ceux de la rédemption. En effet, si Porter a grandement profité de la force d’attraction possédée par Wall et donc de nombreux caviars envoyés dans les corners, il a aussi été affecté par le manque de responsabilités globales données par son coach. Et aujourd’hui, oui, Scott Brooks n’a pas vraiment le choix. S’il souhaite sauver sa tête et la saison de Washington en même temps, l’entraîneur des Wizards ne va avoir d’autre possibilité que de s’appuyer sur OPJ. En octobre dernier, Brooks parlait de feu vert donné à son ailier, afin qu’il tire davantage à distance. Un discours qui n’a apparemment pas été trop capté, puisque comme toutes ses autres statistiques majeures, Porter a régressé. Mais sans Wall dans les parages, qui va prendre les tickets de shoots ? Qui va créer, aux côtés de Bradley Beal ? On sait que le All-Star va hausser sa production, seulement Otto aura lui aussi des opportunités, qu’il devra saisir. Non seulement pour lancer sa saison, non seulement pour montrer qu’il a sa place chez les Wizards, non seulement pour justifier sa prolongation contractuelle… mais aussi pour potentiellement influencer les décisions du management. Forcément, la question va se poser. Si Washington assure et joue mieux avec Beal et Porter en tête de gondole, pendant que Jean Mur et son contrat XXL sont en pleine rééducation ? De bonnes chances pour qu’Ernie Grunfeld et ses associés se grattent le front. Et si Washington en chie alors qu’Otto est bien là, ne saisissant pas sa chance pour exceller sur les prochaines semaines, là aussi il influencera son management. Sauf que ce ne sera pas à son avantage.

Le seul match joué par Otto Porter, sans John Wall mais avec Bradley Beal cette saison ? Une petite pointe à 20 points, 11 rebonds et 5 passes. Pas de quoi en faire une conclusion hâtive, juste un caillou de plus pour alimenter la piste suivante : dès qu’il sera de retour sur les parquets, OPJ va devoir assumer et cartonner. Il n’a plus vraiment le choix, les Wizards non plus.

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