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Chicago Bulls refilent un Jabari Parker presque neuf, très peu servi : par contre ça fait un bail qu’on a paumé la notice

Jabari Parker Bulls

Ménage et résolution à Chicago avant la nouvelle année.

Source : YouTube

Après avoir signé un contrat de 40 millions de dollars sur deux saisons, avec une option d’équipe sur la seconde, chez les Bulls cet été, Jabari Parker se retrouve de nouveau officiellement proposé aux plus offrants. Un début de carrière toujours plus chaotique.

Ah le mois de décembre ! Noël approche, les guirlandes s’illuminent, la neige commence à tomber… et Chicago se fait démonter par toute la Ligue. Pourtant, le roster nous faisait envisager une possible progression cette saison : Kris Dunn plus mûr, Lauri Markkanen grandissant, Zach LaVine et Jabari Parker en forme, enfin sur deux genoux mais c’était déjà ça. Sans être enthousiaste, on pouvait être curieux. Finalement, l’illusion n’aura duré que… bah elle n’aura jamais vraiment débuté en fait. Des blessures précoces et un immense bordel en interne n’ont pas aidé un fond de jeu cataclysmique et ont torpillé leur bilan avec, à ce jour, 23 défaites. Sympa l’hommage à Jojo. Bref, puisque les Bulls sont au fond du trou, ont embauché un nouveau coach (pour combien de temps ?) et sont lancés à 180km/h sur l’autoroute du tanking, autant faire le ménage et évacuer les joueurs indésirables pendant qu’ils ont encore un peu de valeur marchande. C’est probablement cette logique qui les a poussé à ouvrir officiellement des négociations dans le but de trader Jabari Parker, lequel n’a pas tardé à réagir auprès du Chicago Tribune :

« C’est une surprise parce que j’ai donné tout ce que je pouvais dans le temps qui m’était offert. Mais c’est comme ça. Vous ne pouvez pas bouder, il faut simplement continuer d’avancer. Je suis un joueur de basket. Tout le monde sait, et, surtout, je le sais. Je dois juste rester prêt. »

Alors tout donner, on n’est pas totalement sûr. Car si Jabari Parker a eu un impact offensif correct avec 15,2 points, 6,9 rebonds et 2,3 passes en 30 minutes de moyenne, ce dernier était encore loin de ce que l’on pourrait attendre d’un tel talent et ne compense absolument pas ces errements généralisés. Un taux de réussite à trois-points en-dessous des 30% et des esquives de toréador ironiques pour le jeune ailier-fort des Taureaux. Et puis avec l’arrivée récente de l’autoritaire Jim Boylen au poste de head coach, ces comportements ne passent plus et son temps passé à fouler les parquets s’est considérablement réduit. Pour le front office de Chicago, le plan était donc très clair. Il ne joue pas, il est jeune et talentueux offensivement, on l’arrose de 20 millions par an : plutôt que d’attendre l’été pour le libérer, et si on tentait de mettre une carotte à quelqu’un ? Pourquoi pas, cela ne coûte rien d’essayer de préparer la saison prochaine. Ceci dit, rien que d’imaginer le front office des Bulls s’occuper d’un trade où il faudra être malin pour choper une bonne contrepartie, on se marre déjà.

Toujours le même goût amer avec Jabari Parker. On sait qu’il a du talent, il l’a montré, mais il peine à revenir depuis ses graves blessures. A-t-il été correctement utilisé aux Bulls ? Peut-être pas, mais il n’a pas non laissé paraître une immense motivation. Alors, fans de la Windy City : une pépite ou une carotte sous le sapin cette année ? Allez, juste avant Noel, faites chauffer la trade machine et montez les pires deals possibles : n’oubliez pas que Gar Forman et John Paxson sont aux manettes…

Source texte : Chicago Tribune

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