One-on-One

Lou Amundson ou l’histoire de l’homme à la queue de cheval qui n’avait d’animal que sa coiffure

Lou Amundson

C’te tignasse bordel…

Source image : youtube

Oui tout est possible sur TrashTalk ! C’est sûr que si vous voulez entendre parler de LeBron James ou de Stephen Curry, vos recherches ne seront pas trop difficiles. Par contre, trouver quelqu’un qui parle de cet homme, ça c’est ardu. Même ses parents ne parlent pas de lui, c’est pour dire. Alors aujourd’hui, ici et nul part ailleurs, l’histoire fabuleuse de l’homme au 11 franchises NBA, celui qui n’a cessé de nous impressionner par autre chose que du basket, nous avons nommé Lou Amundson ! Bah non, partez pas déjà…

Nous somme le 7 décembre 2018 et aujourd’hui, Lou Amundson a 36 ans. Comment ça, vous ignorez qui est cet homme ? Il est parfois bon de faire une petite piqûre de rappel. Les plus grands joueurs de notre temps ne sont pas forcément ceux qu’on croit. Michael Jordan, LeBron James, Tim Duncan, le point commun entre toutes ces superstars ? Le talent. Avec cet avantage, le travail est plus simple, avec cette qualité, rien ne nous est impossible. Mais tous ces basketteurs autant qu’ils sont, n’avaient pas la moitié de la volonté et du courage de notre ami ici présent. Faites votre capture d’écran, on l’a dit. Lou Amundson est probablement l’un des personnages les plus téméraires et passionnés de l’histoire de notre sport. Alors enfilons notre plus beau casque de chantier, prenons notre plus belle perruque et tous à bord d’un récit qui va nous faire voyager aux quatre coins des Etats-Unis d’Amérique.

La NBA est une grande famille, et dans toutes les familles il y a différents profils. Il y a les darons, les leaders, mais également les oncles qui ont de sérieux problèmes avec l’alcool (John Wall on te voit), il y a aussi le cousin toujours stone (Gérard, qui d’autre ?), et enfin, généralement, le parrain illuminé toujours en voyage. On va parler du dernier cas. Lou Amundson n’était pas censé rejoindre la Grande Ligue. Il effectuera ses quatre années de collège à UNLV, dans le Nevada. On ne retiendra pas ses stats la-bas, son maillot ne sera pas retiré, et il manquera même une saison à cause d’une infection au pouce. En gros, c’était clairement mal parti pour la Draft. Effectivement en 2006, il ne sera pas sélectionné. Beaucoup auraient donc abandonné là, mais pas lui. S’il faut retenir quelque chose du joueur c’est sa capacité à ne jamais lâcher. Pas le plus talentueux, pas le plus grand mais par contre le cœur est là. Sa carrière n’est pas grandiose, mais démontre un certain aspect de la NBA. Ce pourquoi certains grands joueurs européens ne réussissent jamais à faire carrière outre-Atlantique. La dureté de l’aspect business.

L’aparté est faite, revenons à la carrière de Louis. Après avoir échoué à rejoindre le championnat de ses rêves, il signe un contrat en D-League, plus précisément aux Colorado 14ers. Là-bas encore une fois, ce n’est pas le meilleur, ce n’est pas le plus athlétique, mais le joueur s’est spécialisé dans le boulot de l’ombre, celui qui n’apparaît pas dans la feuille de match. Des gros écrans retard, des bonnes rotations, un bon esprit collectif et une présence en défense. Tous ces détails compensent suffisamment son manque de talent offensif et lui permettent d’être élu meilleur rookie de l’année en 2007. Evidemment, à ce moment là, l’intérêt monte. En mars de cette même année, il signe donc un contrat de 10 jours avec les Sixers. Ses performances exceptionnelles de 1,6 point et 2,8 rebonds lui permettent de rester dans l’équipe la saison suivante et d’y disputer 16 matchs. Nous allons, dès maintenant, vous informer de ses stats en carrière, qui sont de 3,7 points et de 3,8 rebonds en 13 minutes de moyenne. Ainsi vous pouvez aisément constater que Louis Amundson n’a pas marqué la NBA en termes de chiffre, et cela nous permettra de ne plus vous parler de l’aspect numérique du personnage mais bien de sa carrière et de son caractère en général.

Après son année à Philly, il signe pour la saison un contrat de deux ans avec les Phoenix Suns de Steve Nash s’il vous plait. Là-bas il produira ses deux meilleures années en carrière et deviendra vite le chouchou des fans. Ce passage en Arizona nous permettra de, découvrir qu’il est capable de jouer et d’apporter dans une bonne équipe, et de voir qu’il est extrêmement apprécié par ses coéquipiers. Être un bon teammate en NBA est crucial quand on ne tourne pas en triple-double de moyenne. Une équipe se compose de quinze joueurs qui voyagent et vivent pratiquement ensemble durant six à huit mois. Et Lou Amundson, comme on vous l’a dit, se démarque des autres par beaucoup d’aspects. Premièrement sa coiffure ! Damn, c’te tignasse ! Le mec a vite trouvé un moyen pour qu’on se souvienne de lui. Sans déconner, des cheveux aussi lisses et soyeux sur une tête de surfeur… A chaque fois qu’on le voit jouer, on se croirait sur une plage en Australie, ou dans un film suédois médiocre des années 80. Deuxième chose qui détonne chez lui : le mec se déplace en vélo ! Oui, à bicyclette. Gains cumulés en carrière : 12 millions de dollars. Alors on respecte énormément le côté écolo, mais quand même, avec 12 millions de dollars, achète-toi un vélo classe au moins. Pour votre plus grand plaisir nous avons retrouvé une vidéo pour vous, c’est cadeau. S’il y en a parmi vous qui se considèrent comme des riders, attachez vous bien.

Parce que nous sommes vraiment des gens bien, nous ne nous attarderons pas sur les lancers-francs de notre héros du jour. Ah si en fait, il faut qu’on en parle. In-cré-di-blé, 44% en carrière et une quantité de briques et de air balls envoyés hallucinante. Pas étonnant qu’il se soit lié d’amitié avec le Shaq. Le duo fonctionnait bien, pranks, blagues, briques, ils s’entendaient à merveille. Si vous tapez son nom sur YouTube, 80% du contenu affiché sera soit des tirs catastrophiques, soit des posters. On précise qu’il est souvent du mauvais côté de l’affiche bien entendu. Mais continuons le récit de sa carrière qui est hautement plus intéressante que… OH MON DIEU, il rappe avec le gros Shaq.

Par avance, nous sommes désolés pour vos oreilles et pour vos sens en général, mais si vous vous demandez ce qui a motivé cet article, au-delà de l’anniversaire, sachez que cette vidéo a grandement contribué à notre hype. Ah oui, regardez la vidéo jusqu’au bout si vous voulez entendre Robin Lopez chanter. Voilà voilà. Sans transition, revenons à nouveau à ce qui nous intéresse réellement finalement (ou pas), la carrière de Lou Amundson. Nous allons maintenant vous citer tous les faits marquants de son parcours en NBA. Après les Suns, Lou signe en free agent chez les Warriors en 2010. Il disputera plus de 40 matchs lors de cette saison avec le talent qu’on lui connaît. Puis en décembre de l’année suivante, après ne pas avoir touché les parquets, il est tradé aux Pacers contre Brandon Rush. Il participera à 60 rencontres puis s’engagera avec les Timberwolves en septembre 2012. Lou sera coupé en février et signera un contrat de 10 jours aux Chicago Bulls. Il ne foulera le terrain qu’une seule fois avec le maillot des Bulls, qui est donc absolument collector, avant d’être à nouveaux coupé et de finir la saison aux Hornets de New Orleans. En décembre 2013, le jour du réveillon, ce n’est pas une blague, il est coupé par les désormais Pelicans. Alors ça c’est dégueulasse quand même. 5 -4 -3 -2 -1 -T’es viréééé, tuuuuuut ! Vraiment pas cool les gars. Il retourne donc aux Bulls où il finira la saison avant d’être, devinez, allez-y….coupé oui tout à fait, quelle surprise ! Mais le bougre n’abdique pas, en septembre 2014, c’est à Cleveland qu’il pose ses valises, en même temps que LeBron James. La ville est évidemment en ébullition de voir le King revenir avec un bras droit d’une aussi grande qualité technique. Sa présence dans l’équipe sera néanmoins très importante car il sera impliqué dans l’échange, en janvier 2015, qui permettra aux Cavs de récupérer J.R. Smith et Iman Shumpert. Il sera évidemment coupé par les Knicks 48 heures après le transfert avant de signer deux contrats de 10 jours avec eux dans la foulée, et de finalement passer le reste de la saison avec eux. Coupé l’année suivante il jouera le dernier match de sa carrière le 12 avril 2016 pour des stats de deux points et deux rebonds. Tchao l’artiste.

Souvenez vous au début de ce papier, nous avons glorifié la mémoire de notre ami en arguant que sa volonté et sa détermination étaient supérieures à ceux des grandes stars de la Ligue. Et bien, imprégnez son parcours. Beaucoup de joueurs auraient abandonné dans ces conditions. Éternellement coupé, n’ayant droit qu’à des miettes, un basketteur lambda serait parti en Europe ou en G League depuis longtemps. Qu’on ne s’y méprenne pas, Lou Amundson a le niveau pour jouer en pro. Il n’a juste jamais eu sa chance en NBA. Il devait faire le sale boulot et il l’a fait, continuellement, dans 11 franchises différentes. A chaque fois qu’il rentrait sur le terrain, il était facile à repérer. Au-delà de sa coiffure, il jouait toujours avec une énergie débordante et une volonté de fer. Qu’on soit clair, il met à l’amende toute la rédaction de TrashTalk et tous les lecteurs du site réunis en 5 minutes. Ça c’est dit, on ne nous accusera pas de l’avoir traité de gros nullos. Pour clore ce chapitre et définitivement lui souhaiter un bon anniversaire, nous nous quittons avec une vidéo, où notre héros du jour, parle de la difficulté d’une carrière NBA. Loin des paillettes et des caméras, beaucoup de joueurs galèrent dans la Grande Ligue qui n’a aucune pitié pour ceux qui n’attirent pas les foules.

Désormais, en regardant les matchs NBA comme un noctambule, faites attention au bout du banc. C’est là que chaque année se trouve des dizaines de joueurs comme Lou Amundson. On ne les voit pas, mais il font tout autant partie de la Ligue que les Steph Curry, KD et compagnie. Ils peuvent bonifier une équipe grâce à leurs caractères et servent de punching ball à l’entraînement pour vos idoles. Respects à tous ces journeymen qui s’accrochent à leurs objectifs. Aujourd’hui nous avons honoré un des plus grands. Happy birthday Lou ! 

PS : Lou Amundson est champion régional de scrabble. On était obligé de le préciser.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top