Knicks

Allonzo Trier régale au Madison Square Garden : 25 points pour Iso Zo, le kid a de la glace dans le sang !

Allonzo Trier
Source image : NBA League Pass

Alors comme ça, y’en a qui veulent tanker sereinement dans New York ? Certainement pas du goût d’Allonzo Trier, le rookie des Knicks ayant mis le MSG dans sa poche arrière, en duo avec Emmanuel Mudiay, pour une deuxième victoire de suite.

Gagner à Boston, c’était l’apéro. C’était un amuse-bouche, une balade de santé, un petit échauffement pour se faire les mollets. Trey Burke aux commandes, baisse ta culotte c’est moi qui pilote comme on dit dans les plus grandes fêtes foraines du vieux continent, en quittant le Massachusetts ce mercredi on se disait que Thanksgiving n’avait finalement pas lieu d’être puisque les Celtics nous avaient assez gavés ainsi. Sauf que les Knicks, vainqueurs à Boston, voulaient prolonger le n’importe quoi. Mais le n’importe quoi positif, qu’on soit d’accord ! Car il est bien question de positif, ce soir, suite à cette nouvelle victoire des hommes de David Fizdale, devant leur public. Opposés à des Pelicans qui pouvaient compter sur un Anthony Davis du feu de dieu en première période, les Knicks étaient partis pour gentiment redescendre sur Terre, avec une bise offerte pas l’intérieur de New Orleans. Sauf qu’Allonzo Trier en a décidé autrement, et Manu Mudiay également. En duo, bras-dessus bras-dessous, les deux manieurs de ballons vont activer le mode chaud-patate sur le money-time et ainsi renverser la vapeur pour choquer les Pelicans. Quatre points de retard à 4 minutes de la fin ? On verrouille l’accès à l’arceau et on laisse les jeunots improviser. Mudiay tout en culot, Trier tout en agressivité, devant un banc des Knicks debout et au large sourire, c’est un petit exploit qui se déroulait sous nos yeux. Et lorsqu’il fallait craquer façon Knicks pour ensuite perdre avec la larme qui coule le long de la joue… beh y’avait personne au rendez-vous. Pour le plus grand bonheur des fans de Gotham.

Et ce rôle-là, Allonzo Trier l’a respecté plusieurs fois cette saison, comme ponctué cette nuit face à New Orleans. C’est simple, dans les situations mal tournées et durant lesquelles l’horloge tourne, on voit souvent Noah Vonleh et ses potes rechercher désespérément… leur rookie. Oui, leur rookie non-drafté, loin de la hype des Kevin Knox et Mitchell Robinson cet été. Et pourtant, aujourd’hui ? C’est lui qui attire les fleurs, pour son jeu tout en impro dans des scénarios de un-contre-un. Main droite, main gauche, en provocation de lancers ou en tentatives défensives, Trier est ce petit coup de folie et de ténacité qui fait plaisir à voir. C’est aussi la jeunesse qui parle, l’insouciance et l’envie de tenter, pour voir si ça passe. Mais on est forcés de constater que, généralement, ça passe pour Allonzo. Après trois matchs sous les 16 minutes de jeu, le rookie double son ratio face aux Pelicans et c’est donc une ligne record que le gamin envoie dans la salle la plus connue de toute la NBA : 25 points, 8 rebonds et 4 passes à 9/12 au tir, costaud le Lonzo. Une pointe max au scoring, mais qui ne traduit pas tout le boulot que le garçon fait, notamment quand il tente de monter au contre avec détermination sur des joueurs pourtant nettement plus grands. C’est ça, Allonzo Trier. C’est de l’initiative, de la tentative, parfois chiante car trop isolée, mais les deux manches retroussées pour aider les Knicks à l’emporter. Et dans un trio de rookies qui devait le placer en dernière position, loin derrière Knox et Robinson, c’est peut-être lui qui est le plus attendu aujourd’hui, soir après soir. Le money-time de cette nuit était, en tout cas, une raison de plus de cliquer régulièrement sur nos amis les Knicks. Peut-être que c’est du one-shot de saison tanking, mais n’empêche que niveau bonne pioche, le management new-yorkais a fait mal sur ce coup.

Il est fort, ce gamin ! Il a de la marge, ce gamin. Magnifiquement aidé par un Emmanuel Mudiay dont on attend la confirmation pour en parler en long et en large, Allonzo Trier est en train de se faire un beau petit nom. Et quand tu te fais un nom à New York… ça peut t’emmener très loin, en NBA.

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