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Joel Embiid a fait la totale aux Pistons : 39 points, 17 rebonds et 1 Andre Drummond dans la popoche

Joel Embiid
Source image : NBA League Pass

S’il y en a bien un qui avait mal pris la récente défaite des siens à Détroit, c’était lui. Gonflé à bloc pour la venue des Pistons à Philadelphie, Joel Embiid n’a fait qu’une bouchée d’Andre Drummond et compagnie avec une performance assez incroyable ce samedi soir.

Grand parleur, Joel l’a toujours été. C’est ce qui crée, à la fois, son succès et sa petite troupe de détracteurs. On adore Embiid pour cette confiance exubérante, cette envie de dire tout haut ce qu’il pense car il se sent capable de suivre les paroles avec des actes. Et c’est grâce à ce mental suprême qu’il en est arrivé là. Mais parfois, quand l’intérieur des Sixers zappe le contexte dans lequel il s’exprime, cela peut faire grincer quelques dents. Comme lors de la défaite de Philly dans le Michigan fin-octobre, lorsque Blake Griffin avait pris feu et claqué 50 points ainsi que le panier de la victoire sur les hommes de Brett Brown. Orphelin de Ben Simmons ce soir-là, Embiid avait fait la totale au secteur intérieur adverse, sortant Drummond sur un flop de footeux et forçant Andre à regarder la fin de la rencontre sur le banc. Le problème ? C’est qu’après avoir fait le mariole, Joel n’avait pas assuré dans le money-time et c’est donc Detroit qui l’emportait malgré son carnage. Double-faute, Embiid en rajoutait devant les caméras après la défaite, indiquant qu’il avait investi dans le crâne de Drummond tellement il dominait la bataille psychologique. Pas faux, en soit, mais pas pertinent collectivement, ce soir-là. Les jours passaient, et il fallait donc que le Process répondre présent ce samedi, pour la visite des Pistons. Acte 2, scène 2, on prend les mêmes et on recommence. Sauf que cette fois, comment dire… Embiid n’a laissé aucune chance à Detroit. Ni leur secteur intérieur, ni leur staff, ni les arbitres, ni qui que ce soit d’autres. Et ce que le géant a proposé sur son parquet était encore plus chaud que sa toute dernière mixtape…

On s’était régalés lors du match déposé par Joel sur les Clippers plus tôt cette semaine, on a pris double-dose ce weekend. Infernal dès la première minute, Embiid est rentré dans du trashtalking avec le pivot des Pistons, enchaînant posters et fautes provoquées pour le bonheur des spectateurs de Philadelphie. C’est bien simple, malgré le regard tenu par un Blake Griffin lui aussi chaud-braise, le All-Star des Sixers sortait un à un les géants de Detroit. Andre Drummond ? Tuuut, faute, tu sors. Zaza Pachulia ? Tuuut, faute, tu sors. Lancers après lancers, Embiid se gavera avec pas moins de 32 points en première mi-temps. Et à chaque tentative offensive ? Le même résultat. Trop dur à défendre, trop concentré, trop agressif, trop déterminé à effacer la désillusion de la dernière sortie dans le Michigan. Bien accompagné et nourri par ses coéquipiers, Joel calmera le jeu dans la seconde période, notamment dans le troisième quart avec quelques soucis de fautes. Et parce qu’il faudra évidemment en remettre une couche dans le money-time, le monstre ira parfaire sa ligne personnelle comme un grand. Peut-être était-ce la réponse de Drummond sur Twitter après la victoire des Pistons contre Philly, peut-être était-ce le statut de meilleure raquette de la Conférence Est donné à Detroit, peut-être était-ce autre chose. Mais ce tourbillon d’éléments concentrés au Wells Fargo Center ce samedi résulta en une démonstration technique, physique et une nouvelle fois mentale. Embiid n’a pas de mobilier dans la tête de Drummond, il possède un département entier.

39 points et 17 rebonds à 10/18 au tir, et 18/23 aux lancers francs. Dont 32 points en première mi-temps, en sortant chaque intérieur adverse pour problème de fautes. On peut dire que Joel Embiid s’est bien rattrapé face aux Pistons.

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