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Kyle Lowry est à un tout autre niveau : 20 points et 12 passes pour le pitbull officiel des Raptors

Kyle Lowry
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Si le début de saison des Raptors est évidemment marqué par le lancement de l’ère Kawhi Leonard, la franchise de Toronto peut surtout remercier un homme : Kyle Lowry, plus précieux que jamais dans la bonne marche des siens.

Six matchs ? Six victoires pour Nick Nurse et sa bande, on peut dire que la campagne part sur de bonnes bases du côté de Toronto. Le nouvel entraîneur, arrivé il y a quelques mois avec pour mission de faire de cette équipe une vraie cylindrée capable d’inquiéter le reste de la NBA, a pour le moment fait un sans faute, et ce sont les Mavs qui sont tombés en dernier dans le piège canadien, tabernacle. Tabassés d’entrée à cause d’un mauvais démarrage, les visiteurs ont cavalé derrière le score tout au long de la partie et n’ont jamais vraiment inquiété des Raptors, qui trouvaient systématiquement une solution pour maintenir l’écart. Que ce soit au rebond, à distance, à l’intérieur ou via son banc, la clique de Toronto n’a laissé aucune chance à Dallas et a donc porté son bilan à un perfect 6-0. Encore une fois, les potes de Fred VanVleet ont pu compter sur un gros Kawhi Leonard, le All-Star y allant de sa belle défense et son attaque efficace pour poser les bases des siens. Aidé par un Valanciunas agressif, un Miles deadly et un Ibaka en forme, Kawow a régalé et c’est une nouvelle nuit sereine que les fans de Toronto ont passé en voyant leur toute nouvelle équipe rouler sur la concurrence. Bientôt opposés aux Bucks, qui sont eux aussi invaincus, les Raptors peuvent difficilement demander meilleure situation. Surtout qu’au milieu de tout ça, un homme est au sommet de ses capacités et son aisance semble avoir atteint un rare niveau de qualité.

Monsieur Kyle Lowry, pour vous servir. Souvent pointé du doigt pour ses performances aléatoires, parfois critiqué pour son salaire de Hall of Famer, mais aujourd’hui, qui peut dire quoi que ce soit de négatif sur le vétéran des Dinos ? Le débat peut durer pendant des heures, notamment chez les fervents supporters de Boston, de Philadelphie, de Washington ou d’ailleurs, mais qui est vraiment capable de s’asseoir à côté de Lowry et dire qu’il réalise un meilleur début de saison au poste de meneur ? Agressif, précis, incisif, appliqué, déterminé, distributeur, patient, vocal, rassembleur, le pitbull de Toronto offre les mêmes qualités que celles entrevues par le passé, mais la jauge a été poussée encore plus loin. Comme s’il fallait prouver un point, comme s’il fallait consciemment montrer à Kawhi, notamment, qu’il sera aidé dans sa quête glorieuse à l’Est. Statistiquement, Kyle tourne tout simplement à plus de 20 points et 10 passes de moyenne en 6 matchs, sans perdre plus de 3 ballons, et en plantant 50% de ses tirs de loin. Encore une fois, la discussion peut s’allonger, mais c’est compliqué de demander meilleure contribution à son poste, que ce soit à l’Est comme ailleurs. Le plus intéressant, sur ce démarrage canon, vient probablement dans la justesse des décisions, et le rôle de leader qu’il semble accepter naturellement. Leonard étant plutôt du genre à laisser son jeu parler pour lui (quand c’est pas son oncle), Lowry steps up volontiers dans le siège du dirlo qui rassemble les jeunes. Toronto finit dans les mains de Kawhi, mais passe la plupart du temps dans les mains de Kyle, ce qui se traduit en un jeu extrêmement fluide pour le moment.

On se demandait si Kyle Lowry allait apprécier de jouer avec Kawhi Leonard, après avoir vu son meilleur pote se faire transférer. La réponse est des plus claires aujourd’hui : vu le niveau de jeu proposé par le meneur, on peut limite commencer à affirmer que c’était ce dont il avait besoin pour passer un cap. A confirmer.

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